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ÉLIVOIX : pour célébrer ou accompagner vos événements de vie 🎵🎶

Comme vous le savez (ou ne le savez peut-être pas !) j’ai créé ce blog « Dans les pas de Jésus-Christ » pour témoigner de, et exprimer à tous et toutes, l’appel au sacerdoce ministériel (= l’appel à être prêtre) que j’ai ressenti très fortement il y a 6 ans, une nuit de mai 2013, et qui a germé jusqu’à ce 22 juillet 2018 où j’ai fait part officiellement de ma candidature à ce sacerdoce ministériel, dans une lettre ouverte à l’Eglise catholique, aux hommes évêques et prêtres de l’Eglise catholique pour être plus précise. Car c’est la procédure, on ne choisit pas d’être prêtre, on est appelé de double manière : et par Dieu dans un appel intérieur (avec tout ce que cela peut comporter de désir personnel, d’orgueil ou de fuite d’autre chose), et par un appel de l’Eglise institution (qui est là pour éprouver la réalité et la vérité de cet appel divin ressenti par une personne)

Bon ça c’est la théorie, car on sait qu’en pratique (et il suffit de creuser un peu l’histoire) les vocations à la prêtrise et les candidatures acceptées répondaient (et répondent encore) à des critères très humains. Et l’appel de Dieu avait parfois bon dos à une certaine époque !!!

Toujours est-il que ma candidature n’a même pas été examinée vu que je suis une femme. Le magistère de l’Eglise a toujours décrété (enfin toujours on ne le sait pas avec certitude, il existerait des fresques antiques représentant des femmes évêques) qu’une femme ne peut agir « au nom du Christ tête ». Elle ne pourrait avoir ce « pouvoir ». Ce qui en réalité me fait sourire, car dans les faits, c’est surtout le Christ qui agit au travers des gestes et des paroles du prêtre, bien plus que le prêtre qui agit au nom du Christ ! Et décréter que Dieu ne pourrait agir au travers des gestes et paroles d’une femme, surtout pour un acte aussi grand que celui de se rendre présent au milieu de nous (alors qu’une femme a la capacité de donner la vie) me parait absurde. Surtout quand on pense qu’une femme seule ou qu’un homme seul ne peuvent engendrer la vie l’un sans l’autre. Et ils sont nombreux mes frères et sœurs catholiques à descendre dans la rue pour l’exprimer et le défendre !

Mais lorsqu’il s’agit de la vie divine de Jésus-Christ qui prend corps à l’autel (c’est ce que les catholiques croient qu’il se vit au moment de la prière de consécration), le masculin seul suffit. Exit la femme…et même, on la tient très à distance et loin du choeur (et du coeur ?) !!! Pourtant Dieu a humblement choisi de s’incarner sur terre dans le ventre d’une femme, et au moment de son sacrifice suprême sur la croix, deux femmes au moins étaient présentes, et non des moindre : Marie la propre mère biologique de Jésus-Christ et mère spirituelle de tout le genre humain ; et Marie-Madeleine à qui il serait apparu en premier le jour de la résurrection (selon le récit évangélique), avant même d’apparaître aux apôtres (que le magistère de l’Eglise considère comme les premiers représentants du Christ Prêtre)

Je ne vois aucune exclusion des femmes dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Hors c’est cet événement majeur de notre foi catholique dont nous faisons mémoire à l’autel pendant la messe. Et pourtant les femmes en sont exclues… définitivement aux dires de ces messieurs du haut-clergé. Et le secrétaire des évêques de France m’a répondu qu’il n’appartenait pas à la conférence des évêques de France de débattre sur le sujet. Vous trouverez sa lettre dans un des articles de ce blog. Don’t act.

Alors que faire ? Partir en croisade pour essayer de changer l’autre ? Passer sa vie à lutter, en colère et amère, dans la rébellion permanente ? Se soumettre en niant ce qui m’habite ou en l’étouffant sous le boisseau ? Partir d’une Église qui ne me parait plus correspondre à ce que je comprends et connais de Dieu (et qu’elle m’a elle-même en grande partie enseignée !) Tous ces stades et toutes ces réponses je les ai traversées et expérimentées depuis que, cet appel à mettre mes pas dans les pas de Jésus-Christ jusque dans le ministère sacerdotal m’a traversée, et continue de croître et d’évoluer en moi.

Alors j’ai décidé de lâcher prise, non pas que je ne ressente plus cet appel ni que je n’y crois plus, mais je ne peux changer l’Eglise à moi toute seule, et le risque serait de m’accrocher à mon désir propre, à ma conception propre (et à celle donnée par l’institution) de ce que serait le prêtre. Hors Jésus-Christ est le grand-prêtre d’une Alliance Nouvelle, et qui nous dit que c’est Lui seul qui devient l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, et que les prêtres à la manière de l’Ancienne Alliance n’ont plus lieu d’être.

Hors, si je regarde bien le fonctionnement du clergé et le statut des ministres ordonnés, force est de constater que le modèle mis en œuvre au fil du temps ressemble étrangement au sacerdoce de l’Ancienne Alliance, et qu’on pourrait même dire que ç’en est la copie conforme… Est-ce à cela que je me sens appelée ? Je ne crois pas.

Alors je choisis d’avancer sur mon chemin d’humanité, je continue de me nourrir des sacrements de l’Eglise, à mon rythme, car c’est un lieu de ressourcement où Dieu se donne à moi de manière particulière (et cependant non exhaustive). Mais je ne cautionne plus activement le système comme j’ai pu le faire auparavant (tout en me rebellant contre lui et en le questionnant !)

Je me nourris aussi (enfin avec des hauts et des bas, des appétits plus ou moins grands rassurez-vous 😉) de la lecture régulière de l’Evangile et des textes du jour, de prière personnelle ; de vie incarnée aussi, dans le travail de mes mains, dans la beauté de la création et du moment présent, si simple et anodin semble-t-il, si profane semble-t-il. Car en réalité tout est sacré, tout est habité par le divin ; car Dieu est la vie, le mouvement, l’être et l’agir de toute chose créée, comme St Paul me l’a fait comprendre.

Cependant il me manquait le sacrement de l’autre, l’autre qui me dit Dieu et à qui je dis Dieu moi aussi. La rencontre et l’échange avec cet autre, visible et incarné, différent de moi, sans lequel je ne peux prétendre aimer Dieu ni le connaître en profondeur, lui que je ne vois pas de manière visible, et que je pourrais facilement transformer en idole lointaine si l’autre ne venait pas m’interpeler dans la réalité de sa nudité, de sa faim, de sa soif et de ses emprisonnements.

Alors, comme le chemin de ma vie familiale et conjugale fait que je me retrouve à vivre seule, que mon état de santé ne me permet pas d’exercer en ce moment mon métier -et donc de rencontrer l’humanité de l’autre dans sa beauté et de l’accompagner dans sa fragilité- je choisis une autre voie (voix) : celle du chant et de la présence à l’autre pour accompagner des moments marquants de sa vie. Car je suis encore capable d’être là et de chanter. C’est une vibration qui me fait vibrer et vivre moi d’abord, en plus de rejoindre l’autre (enfin c’est ce que j’espère et ce à quoi je travaille !).

Ce sera ma manière à moi, pour le moment, de répondre à cet appel à marcher dans les pas de Jésus-Christ, lui qui est Le Verbe de Dieu, Sa Voix (Voie) et Son Chemin, Le chemin. Lui qui veut se faire toujours plus Présence dans nos vies, une Présence Réelle…. Puisse ma petite entreprise ÉLIVOIX être témoin de cette Voix (Voie) de Dieu qui me traverse et résonne en moi ☺️💫🎵🎶

Elisabeth Cécile

Pour en savoir plus sur ma nouvelle activité : www.elivoix.com

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Chercher la Vie au bon endroit …

Joyeuse Pâque à tous et toutes 🤗✨✨✨ « Christ est ressuscité, ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant !!! » Cherchons la Vie au bon endroit, goûtons et savourons cette Vie Divine qui traverse les vivants que nous sommes, tous et toutes, quelles que soient nos vies, nos états de vies, nos religions et non religions !

« Tu es là au coeur de nos vies, et c’est toi qui nous fait vivre » chante le cantique, « tu es là au coeur de nos vies, Bien Vivant, ô Jésus-Christ » J’ai parfois l’impression que l’Eglise chargée d’annoncer cette vérité a dû mal à vivre cette réalité, moi la première. Mais peut-être ne pouvons-nous pas l’annoncer de façon crédible si nous ne l’avons pas expérimentée de manière personnelle ? Comment intérioriser la nouvelle et en rayonner sans avoir fait l’expérience du tombeau vide en nous, sans y avoir cherché en vain le corps mort de Jésus jusque dans ses plus sombres recoins, sans l’avoir rencontré vivant dans le jardin, nous appelant chacun et chacune par notre prénom ? Sans avoir vu de nos propres yeux le suaire et les bandelettes, comme vidées du corps de Jésus ?

J’ai entendu à l’homélie, en ce dimanche matin de Pâques, que Pierre arrive plus tard au tombeau, non seulement parce que Jean est plus jeune, mais parce que le chemin de foi spirituel de Pierre, figure de l’Eglise, est ralenti par son reniement ; contrairement au chemin intérieur de Jean, qui lui n’a pas quitté Jésus et est resté présent au pied de la croix. Il m’a semblé y voir une allusion au chemin actuel de l’Eglise et du mien. Le prêtre a ajouté que Jean a attendu Pierre avant de pénétrer dans le tombeau vide, patiemment et par fidélité à Jésus qui a désigné Pierre comme chef des apôtres. C’est peut-être une attitude que je dois adopter moi aussi, quand je trouve que l’institution peine à arriver jusqu’à la lumière du Ressuscité…

À moins que je ne sois comme ces femmes, qui rien qu’en entrevoyant la pierre roulée, comprennent que Jésus n’est plus là, et rejoignent le monde des vivants pour annoncer l’incroyable nouvelle…et finalement l’y trouver ! Christ nous précède, me précède, en Galilée… Combien de fois l’ai-je cherché parmi les morts, parmi la déroute et les obscurités de ma vie, au sein de mes tombeaux vides ?…Combien de fois je l’y cherche encore, encore et encore …? Et dans ma détresse de ne pas le trouver, j’oublie de sortir du tombeau dont la pierre est pourtant roulée, j’oublie de sortir -même croulant sous le chagrin de mes larmes- d’aller dans le jardin foisonnant de la vie, pour y rencontrer Dieu vivant qui m’appelle par mon nom ; j’oublie de me mettre en route pour Emmaüs -même fatiguée et découragée, désorientée…- afin que Jésus-Christ qui est Lumière et Vie m’y rejoigne, incognito, pour que je l’y reconnaisse quand le soir baisse, et que je l’invite à rester, interpellée par sa singularité et ses paroles de vérité…

Oui, je crois que cette année tout particulièrement, je suis invitée à me (re)mettre en chemin, en route coûte que coûte, telle que je suis, en recherche de la vie promise au jour de mon baptême, de l’amour promis au jour de mon mariage, et qui, tout deux, semblent détruits aujourd’hui… Comme si Dieu avait trahi sa promesse en mourant sur la croix, au cœur de l’Église catholique défigurée et de mon couple déchiré…

Mais, à l’image de Marie-Madeleine, le Christ ressuscité est mon espérance, et je sais que c’est en sortant de mes tombeaux, en marchant sur ma propre route que je vais le rencontrer, que c’est alors que je n’y crois plus -mais que je l’espère encore- qu’Il va venir à ma rencontre et murmurer tendrement mes prénoms : ….Elisabeth…, Cécile… !!! Ces prénoms que j’ai eu la chance de recevoir de manière nouvelle par le baptême, à la Vigile Pascale en avril 77, l’année de mes 7 ans, en compagnie de mon petit frère et d’autres enfants plus jeunes, en l’Eglise Saint-Michel de Cordes-sur-ciel …

Deo Gratias 🙏🏼

Elisabeth Cécile

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2019, un an tout neuf 🤗

Je nous souhaite à tous et toutes une belle année 2019 !

Un an tout neuf,

Comme une promesse de vie, de paix, de joie et d’amour,

Au milieu de nos éventuelles nuits.

Une promesse de vie qui transperce et brise

Nos carapaces de tristesses et de solitudes,

de peurs et de certitudes…

Sans jamais oublier que si le grain tombé en terre ne meure,

Il ne peut porter du fruit !

En se souvenant que pour devenir papillon,

La chenille doit quitter son cocon !

N’ayons pas peur de ce qui nous bouscule et nous transforme,

Nous échappe et nous met à nu,

nous laissant pauvre, fragile et impuissant…

Car tel est l’enfant qui vient de naître et s’ouvre à une vie nouvelle !

Rien ne dure éternellement…

L’enfant deviendra un adulte puissant,

Pour finalement finir en vieillard chancelant et dépendant,

À l’image d’un nouveau-né sur lequel il faut toujours veiller !

Comme pour nous dire que rien n’est jamais acquis,

Et que tout est toujours à découvrir,

À recevoir et à donner,

Puis encore à recevoir…

La vie est mouvement !

Un va-et-vient permanent,

De fleurissements en flétrissements,

De mûrissements en putritude,

De décrépitudes en nouvelles germinations et floraisons.

Et là où l’eau se tarit d’un sommet,

Elle jaillit en torrent d’un autre côté,

Au rythme des saisons de chacun,

Dans le grand jardin de l’univers,

Au coeur du visible et de l’invisible,

Dans flot des mots qui parfois sont nos maux,

Mais surtout dans l’indicible de tout ce qui vit !

Alors, quelles que soient nos saisons pour 2019, je nous souhaite de les vivre pleinement et intensément 🤗

Paix et Bien à vous

Elisabeth Cécile

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« Durant la thérapie, Father Ed reconnaît avoir abusé d’au moins 35 jeunes garçons depuis qu’il a été ordonné. “Un rapport sexuel avec une femme est un péché, affirme-t-il durant sa thérapie, mais pas avec des enfants. C’est quelque chose qui leur est extérieur”. »

Non seulement je suis un symbole de péché aux yeux de nombreux hommes d’Eglise, mais en plus je me sens aussi responsable de tous ces enfants violés dans leur chair parce que certains hommes ordonnés prêtres trouvent plus acceptable d’abuser d’enfants que de commettre un péché avec une femme….

Horreur absolue pour mon coeur d’enfant, de femme et de mère…

💔💔💔😭😭😭

https://www.cath.ch/newsf/abus-sexuels-en-pennsylvanie-father-ed-un-cas-emblematique/

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