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ÉLIVOIX : pour célébrer ou accompagner vos événements de vie 🎵🎶

Comme vous le savez (ou ne le savez peut-être pas !) j’ai créé ce blog « Dans les pas de Jésus-Christ » pour témoigner de, et exprimer à tous et toutes, l’appel au sacerdoce ministériel (= l’appel à être prêtre) que j’ai ressenti très fortement il y a 6 ans, une nuit de mai 2013, et qui a germé jusqu’à ce 22 juillet 2018 où j’ai fait part officiellement de ma candidature à ce sacerdoce ministériel, dans une lettre ouverte à l’Eglise catholique, aux hommes évêques et prêtres de l’Eglise catholique pour être plus précise. Car c’est la procédure, on ne choisit pas d’être prêtre, on est appelé de double manière : et par Dieu dans un appel intérieur (avec tout ce que cela peut comporter de désir personnel, d’orgueil ou de fuite d’autre chose), et par un appel de l’Eglise institution (qui est là pour éprouver la réalité et la vérité de cet appel divin ressenti par une personne)

Bon ça c’est la théorie, car on sait qu’en pratique (et il suffit de creuser un peu l’histoire) les vocations à la prêtrise et les candidatures acceptées répondaient (et répondent encore) à des critères très humains. Et l’appel de Dieu avait parfois bon dos à une certaine époque !!!

Toujours est-il que ma candidature n’a même pas été examinée vu que je suis une femme. Le magistère de l’Eglise a toujours décrété (enfin toujours on ne le sait pas avec certitude, il existerait des fresques antiques représentant des femmes évêques) qu’une femme ne peut agir « au nom du Christ tête ». Elle ne pourrait avoir ce « pouvoir ». Ce qui en réalité me fait sourire, car dans les faits, c’est surtout le Christ qui agit au travers des gestes et des paroles du prêtre, bien plus que le prêtre qui agit au nom du Christ ! Et décréter que Dieu ne pourrait agir au travers des gestes et paroles d’une femme, surtout pour un acte aussi grand que celui de se rendre présent au milieu de nous (alors qu’une femme a la capacité de donner la vie) me parait absurde. Surtout quand on pense qu’une femme seule ou qu’un homme seul ne peuvent engendrer la vie l’un sans l’autre. Et ils sont nombreux mes frères et sœurs catholiques à descendre dans la rue pour l’exprimer et le défendre !

Mais lorsqu’il s’agit de la vie divine de Jésus-Christ qui prend corps à l’autel (c’est ce que les catholiques croient qu’il se vit au moment de la prière de consécration), le masculin seul suffit. Exit la femme…et même, on la tient très à distance et loin du choeur (et du coeur ?) !!! Pourtant Dieu a humblement choisi de s’incarner sur terre dans le ventre d’une femme, et au moment de son sacrifice suprême sur la croix, deux femmes au moins étaient présentes, et non des moindre : Marie la propre mère biologique de Jésus-Christ et mère spirituelle de tout le genre humain ; et Marie-Madeleine à qui il serait apparu en premier le jour de la résurrection (selon le récit évangélique), avant même d’apparaître aux apôtres (que le magistère de l’Eglise considère comme les premiers représentants du Christ Prêtre)

Je ne vois aucune exclusion des femmes dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Hors c’est cet événement majeur de notre foi catholique dont nous faisons mémoire à l’autel pendant la messe. Et pourtant les femmes en sont exclues… définitivement aux dires de ces messieurs du haut-clergé. Et le secrétaire des évêques de France m’a répondu qu’il n’appartenait pas à la conférence des évêques de France de débattre sur le sujet. Vous trouverez sa lettre dans un des articles de ce blog. Don’t act.

Alors que faire ? Partir en croisade pour essayer de changer l’autre ? Passer sa vie à lutter, en colère et amère, dans la rébellion permanente ? Se soumettre en niant ce qui m’habite ou en l’étouffant sous le boisseau ? Partir d’une Église qui ne me parait plus correspondre à ce que je comprends et connais de Dieu (et qu’elle m’a elle-même en grande partie enseignée !) Tous ces stades et toutes ces réponses je les ai traversées et expérimentées depuis que, cet appel à mettre mes pas dans les pas de Jésus-Christ jusque dans le ministère sacerdotal m’a traversée, et continue de croître et d’évoluer en moi.

Alors j’ai décidé de lâcher prise, non pas que je ne ressente plus cet appel ni que je n’y crois plus, mais je ne peux changer l’Eglise à moi toute seule, et le risque serait de m’accrocher à mon désir propre, à ma conception propre (et à celle donnée par l’institution) de ce que serait le prêtre. Hors Jésus-Christ est le grand-prêtre d’une Alliance Nouvelle, et qui nous dit que c’est Lui seul qui devient l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, et que les prêtres à la manière de l’Ancienne Alliance n’ont plus lieu d’être.

Hors, si je regarde bien le fonctionnement du clergé et le statut des ministres ordonnés, force est de constater que le modèle mis en œuvre au fil du temps ressemble étrangement au sacerdoce de l’Ancienne Alliance, et qu’on pourrait même dire que ç’en est la copie conforme… Est-ce à cela que je me sens appelée ? Je ne crois pas.

Alors je choisis d’avancer sur mon chemin d’humanité, je continue de me nourrir des sacrements de l’Eglise, à mon rythme, car c’est un lieu de ressourcement où Dieu se donne à moi de manière particulière (et cependant non exhaustive). Mais je ne cautionne plus activement le système comme j’ai pu le faire auparavant (tout en me rebellant contre lui et en le questionnant !)

Je me nourris aussi (enfin avec des hauts et des bas, des appétits plus ou moins grands rassurez-vous 😉) de la lecture régulière de l’Evangile et des textes du jour, de prière personnelle ; de vie incarnée aussi, dans le travail de mes mains, dans la beauté de la création et du moment présent, si simple et anodin semble-t-il, si profane semble-t-il. Car en réalité tout est sacré, tout est habité par le divin ; car Dieu est la vie, le mouvement, l’être et l’agir de toute chose créée, comme St Paul me l’a fait comprendre.

Cependant il me manquait le sacrement de l’autre, l’autre qui me dit Dieu et à qui je dis Dieu moi aussi. La rencontre et l’échange avec cet autre, visible et incarné, différent de moi, sans lequel je ne peux prétendre aimer Dieu ni le connaître en profondeur, lui que je ne vois pas de manière visible, et que je pourrais facilement transformer en idole lointaine si l’autre ne venait pas m’interpeler dans la réalité de sa nudité, de sa faim, de sa soif et de ses emprisonnements.

Alors, comme le chemin de ma vie familiale et conjugale fait que je me retrouve à vivre seule, que mon état de santé ne me permet pas d’exercer en ce moment mon métier -et donc de rencontrer l’humanité de l’autre dans sa beauté et de l’accompagner dans sa fragilité- je choisis une autre voie (voix) : celle du chant et de la présence à l’autre pour accompagner des moments marquants de sa vie. Car je suis encore capable d’être là et de chanter. C’est une vibration qui me fait vibrer et vivre moi d’abord, en plus de rejoindre l’autre (enfin c’est ce que j’espère et ce à quoi je travaille !).

Ce sera ma manière à moi, pour le moment, de répondre à cet appel à marcher dans les pas de Jésus-Christ, lui qui est Le Verbe de Dieu, Sa Voix (Voie) et Son Chemin, Le chemin. Lui qui veut se faire toujours plus Présence dans nos vies, une Présence Réelle…. Puisse ma petite entreprise ÉLIVOIX être témoin de cette Voix (Voie) de Dieu qui me traverse et résonne en moi ☺️💫🎵🎶

Elisabeth Cécile

Pour en savoir plus sur ma nouvelle activité : www.elivoix.com

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Chercher la Vie au bon endroit …

Joyeuse Pâque à tous et toutes 🤗✨✨✨ « Christ est ressuscité, ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant !!! » Cherchons la Vie au bon endroit, goûtons et savourons cette Vie Divine qui traverse les vivants que nous sommes, tous et toutes, quelles que soient nos vies, nos états de vies, nos religions et non religions !

« Tu es là au coeur de nos vies, et c’est toi qui nous fait vivre » chante le cantique, « tu es là au coeur de nos vies, Bien Vivant, ô Jésus-Christ » J’ai parfois l’impression que l’Eglise chargée d’annoncer cette vérité a dû mal à vivre cette réalité, moi la première. Mais peut-être ne pouvons-nous pas l’annoncer de façon crédible si nous ne l’avons pas expérimentée de manière personnelle ? Comment intérioriser la nouvelle et en rayonner sans avoir fait l’expérience du tombeau vide en nous, sans y avoir cherché en vain le corps mort de Jésus jusque dans ses plus sombres recoins, sans l’avoir rencontré vivant dans le jardin, nous appelant chacun et chacune par notre prénom ? Sans avoir vu de nos propres yeux le suaire et les bandelettes, comme vidées du corps de Jésus ?

J’ai entendu à l’homélie, en ce dimanche matin de Pâques, que Pierre arrive plus tard au tombeau, non seulement parce que Jean est plus jeune, mais parce que le chemin de foi spirituel de Pierre, figure de l’Eglise, est ralenti par son reniement ; contrairement au chemin intérieur de Jean, qui lui n’a pas quitté Jésus et est resté présent au pied de la croix. Il m’a semblé y voir une allusion au chemin actuel de l’Eglise et du mien. Le prêtre a ajouté que Jean a attendu Pierre avant de pénétrer dans le tombeau vide, patiemment et par fidélité à Jésus qui a désigné Pierre comme chef des apôtres. C’est peut-être une attitude que je dois adopter moi aussi, quand je trouve que l’institution peine à arriver jusqu’à la lumière du Ressuscité…

À moins que je ne sois comme ces femmes, qui rien qu’en entrevoyant la pierre roulée, comprennent que Jésus n’est plus là, et rejoignent le monde des vivants pour annoncer l’incroyable nouvelle…et finalement l’y trouver ! Christ nous précède, me précède, en Galilée… Combien de fois l’ai-je cherché parmi les morts, parmi la déroute et les obscurités de ma vie, au sein de mes tombeaux vides ?…Combien de fois je l’y cherche encore, encore et encore …? Et dans ma détresse de ne pas le trouver, j’oublie de sortir du tombeau dont la pierre est pourtant roulée, j’oublie de sortir -même croulant sous le chagrin de mes larmes- d’aller dans le jardin foisonnant de la vie, pour y rencontrer Dieu vivant qui m’appelle par mon nom ; j’oublie de me mettre en route pour Emmaüs -même fatiguée et découragée, désorientée…- afin que Jésus-Christ qui est Lumière et Vie m’y rejoigne, incognito, pour que je l’y reconnaisse quand le soir baisse, et que je l’invite à rester, interpellée par sa singularité et ses paroles de vérité…

Oui, je crois que cette année tout particulièrement, je suis invitée à me (re)mettre en chemin, en route coûte que coûte, telle que je suis, en recherche de la vie promise au jour de mon baptême, de l’amour promis au jour de mon mariage, et qui, tout deux, semblent détruits aujourd’hui… Comme si Dieu avait trahi sa promesse en mourant sur la croix, au cœur de l’Église catholique défigurée et de mon couple déchiré…

Mais, à l’image de Marie-Madeleine, le Christ ressuscité est mon espérance, et je sais que c’est en sortant de mes tombeaux, en marchant sur ma propre route que je vais le rencontrer, que c’est alors que je n’y crois plus -mais que je l’espère encore- qu’Il va venir à ma rencontre et murmurer tendrement mes prénoms : ….Elisabeth…, Cécile… !!! Ces prénoms que j’ai eu la chance de recevoir de manière nouvelle par le baptême, à la Vigile Pascale en avril 77, l’année de mes 7 ans, en compagnie de mon petit frère et d’autres enfants plus jeunes, en l’Eglise Saint-Michel de Cordes-sur-ciel …

Deo Gratias 🙏🏼

Elisabeth Cécile

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2019, un an tout neuf 🤗

Je nous souhaite à tous et toutes une belle année 2019 !

Un an tout neuf,

Comme une promesse de vie, de paix, de joie et d’amour,

Au milieu de nos éventuelles nuits.

Une promesse de vie qui transperce et brise

Nos carapaces de tristesses et de solitudes,

de peurs et de certitudes…

Sans jamais oublier que si le grain tombé en terre ne meure,

Il ne peut porter du fruit !

En se souvenant que pour devenir papillon,

La chenille doit quitter son cocon !

N’ayons pas peur de ce qui nous bouscule et nous transforme,

Nous échappe et nous met à nu,

nous laissant pauvre, fragile et impuissant…

Car tel est l’enfant qui vient de naître et s’ouvre à une vie nouvelle !

Rien ne dure éternellement…

L’enfant deviendra un adulte puissant,

Pour finalement finir en vieillard chancelant et dépendant,

À l’image d’un nouveau-né sur lequel il faut toujours veiller !

Comme pour nous dire que rien n’est jamais acquis,

Et que tout est toujours à découvrir,

À recevoir et à donner,

Puis encore à recevoir…

La vie est mouvement !

Un va-et-vient permanent,

De fleurissements en flétrissements,

De mûrissements en putritude,

De décrépitudes en nouvelles germinations et floraisons.

Et là où l’eau se tarit d’un sommet,

Elle jaillit en torrent d’un autre côté,

Au rythme des saisons de chacun,

Dans le grand jardin de l’univers,

Au coeur du visible et de l’invisible,

Dans flot des mots qui parfois sont nos maux,

Mais surtout dans l’indicible de tout ce qui vit !

Alors, quelles que soient nos saisons pour 2019, je nous souhaite de les vivre pleinement et intensément 🤗

Paix et Bien à vous

Elisabeth Cécile

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C’est drôle pour moi de lire que le Pape François invite a la pénitence par le jeûne et la prière car je venais juste de me dire que j’allais jeûner de l’Eucharistie car je me sens incapable de continuer à cautionner tous les abus de toutes sortes (sexuels, moraux, de pouvoir,etc.) commis par de nombreux membres de l’Eglise. Je refuse d’être en communion avec ce corps qui offense et qui maltraite ses membres les plus faibles et les plus pauvres.

Mais si ce corps se repend et change d’attitude peut-être que moi aussi je changerai d’avis …

A suivre car pour le moment je suis trop écœurée…

J’en suis même malade pour de vrai et j’ai la nausée et une diarrhée de folie depuis hier 🤢🤕

Alors le mieux c’est de jeûner 😬

http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Pedophilie-Pape-Francois-ecrit-peuple-Dieu-2018-08-20-1200962825

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Qu’avez-vous fait de Lui…

Un de mes amis prêtres, qui trouve que je ne vais pas assez à la messe, et que je me prive de ce fait d’une nourriture essentielle et vitale, m’a écrit par texto ce matin : « Bonjour Elisabeth Allez à la messe 11 h dans la ville de Montauban à Cathedrale Villebourbon et Villenouvelle » Clair, net et précis, allant à l’essentiel, étonnement commencé par un bonjour inhabituel 😆

Ne pouvant être à trois endroits en même temps, j’ai compris que je pouvais au moins choisir le lieu 😅

J’ai donc exécuté les ordres !!!

… non je rigole 😏

J’ai choisi par amour pour lui, pour le Christ et pour l’Eglise de remplir la mission qu’il me confiait. Ce d’autant que je savais que l’Evangile du jour parlait du Pain et du Vin de l’Eucharistie.

Voici la réponse que je viens de lui adresser :

Fait !

Mission accomplie 💪🏼

Mais quelle tristesse …

Les paroles du prêtre à l’homélie ont failli me faire quitter l’église (et l’Eglise) 😮

J’ai appris que je fais partie des 4 à 5% de ceux qui sont restés fidèles à se nourrir, littéralement parlant, comme Jésus l’a demandé, du pain de sa chair et du vin de son sang (par grâce uniquement, attirée par le Père, alors je dis merci à Dieu et lui demande l’humilité de ne pas m’enorgueillir).

« Ceux qui disent croire en Dieu sans venir à la messe ne croient pas au vrai Dieu, sinon ils se précipiteraient vers l’eucharistie pour le rencontrer en vrai (comme si Dieu ne se rencontrait et ne se recevait que dans le pain et le vin…). Ils ne croient donc pas au vrai Dieu, pas au Dieu des catholiques auquel nous nous sommes fidèles. »

« Et l’eucharistie n’est pas, comme on l’a enseigné au catéchisme ces dernières années, un repas de fête ou une rencontre conviviale. Ça, c’est la pensée des protestants qui sont dans l’erreur depuis 500 ans. L’Eucharistie est un sacrifice réel, avec un sang qui ne peut couler que d’une chair blessée. »

Les paroles du prêtre (pourtant magnifiques d’un certain côté) m’ont données l’impression de me tenir au milieu des membres d’une secte, déconnectée du monde extérieur, et rassemblant ses fidèles autour d’un rituel bizarre, et sans lien avec la réalité de la vie.

Honnêtement j’ai eu l’impression de manger une chair morte, inerte. Un bout de pain non habité par le Christ.

Par ce que Christ, Lui, est universel, parce que Christ c’est la chair et le sang du fils de l’Homme (et Jésus n’a pas dit du Fils de Dieu).

Alors peut-être que les paroles rituelles ont été prononcées, mais dans l’intention mise par le prêtre et tout ce qu’il a dit à l’homélie, j’ai eu l’impression que c’est un pain idolâtre qu’il m’a donné à manger, et non le Dieu véritable. Ce pain que je vois comme Pain Vivant descendu du Ciel qui se donne à l’Humanité tout entière, qui EST l’Humanité toute entière, offerte au Père au travers de l’Eucharistie et au travers des mains du prêtre.

Le prêtre n’a pas offert ce pain là ce matin sur l’autel. Il nous a présenté un pain en nous disant : Voici le corps et le sang du Christ, de Jésus, celui-là même qui a dit dans la synagogue aux juifs de capharnaüm – qui ne croyaient pas au vrai Dieu car sinon ils auraient cru en Jésus envoyé du Père – : « Je suis le Pain vivant descendu du Ciel » et qui est allé plus loin en leur disant : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, si vous ne buvez pas son sang vous n’aurez pas la vie en vous ». Alors nous devons, si nous sommes catholiques, respecter à la lettre ce que Jésus a dit, manger cette chair et boire ce sang afin d’avoir la vie en nous.

Il n’a donné aucun sens spirituel ni imagé à cette chair et à ce sang. Juste la chair crucifiée de Jésus et son sang qui a coulé il y a deux milles ans. Son unique sacrifice au sens stricto sensus du terme. Il a enfermé Jesus-Christ, le don de Dieu à toute l’humanité dans les limites du pain et du vin consacrés sur cet autel, dans cette église-là de Montauban, pendant cette messe de 11h…

Et le pire, c’est qu’il a bien précisé que les juifs de la synagogue étaient intelligents, et qu’ils savaient que les mots de Jésus « Je suis le Pain Vivant descendu du Ciel » n’étaient pas à prendre à la lettre, et évoquaient, entre autre, le pain et le vin du banquet de la Sagesse dont parlait la première lecture.

Mais bizarrement, il a rajouté que ce que dit Jésus par la suite, il nous faut, nous catholiques, le prendre vraiment au pied de la lettre : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, si vous ne buvez pas son sang vous n’aurez pas la vie en vous ». Donc tous ceux qui ne communient pas aux espèces du Corps et du Sang ou qui n’y croient pas, n’ont rien compris au film et ne croient pas au Dieu catholique. Catholique qui, je vous le rappelle, veut dire universel, et qui évoque donc le Dieu de tous…

Cette vision du sacrement de l’Eucharistie est, selon moi, une vision idolâtre de Dieu. L’eucharistie a aussi un sens plus profond, symbolique, bien supérieur à cette chair et à ce sang du corps d’un homme nommé Jésus, qui serait mort et ressuscité il y a 2000 ans, corps qu’on me demande de manger religieusement et impérativement chaque dimanche. Sans pourtant m’en donner le sang à boire, alors qu’il a bien précisé « Si vous ne buvez pas » …car Jésus est contenu tout entier, et dans le pain, et dans le vin, alors l’hostie suffit…si, si, c’est théologique… Et puis, le prêtre boit le sang en notre nom à tous… lol!). Et il parait que si je ne communie pas ainsi chaque dimanche, je ne peux être véritablement nourrie de Sa force et de Sa vie.

Mais moi j’ai eu l’impression que ce que le prêtre nous a donné à manger ce matin, était entre ses mains, et par la suite dans ma bouche et dans mon corps, quelque chose d’inerte, sans énergie de vie, comme un corps mort… et j’en ai eu la nausée, véritablement… 😞

La seule parole qui a rattrapé cette messe à mes yeux, est celle que le prêtre a dite à la fin de la prière universelle : « N’oublions pas que nous venons de fêter le 15 août. Marie est mère de l’Eucharistie, elle est la première qui a livré au monde le Corps du Christ, Pain Vivant descendu du Ciel, en accouchant à Bethléem, village dont le nom signifie : la maison du pain. » Il a rajouté que « Marie est indissociable de l’eucharistie, qu’elle est présente à l’autel à chaque eucharistie. »

Et moi j’ai pensé « elle une femme ! » en contemplant cette immense statue de la Vierge à l’Enfant qui trône, joliment éclairée, là-haut, juste au dessus de l’autel, avec en arrière fond et dans le même axe, un grand vitrail représentant Marie, la Mère de Dieu. Marie Femme, qui est là à chaque messe, accouchant et couchant Dieu sur l’autel du sacrifice d’action de grâces. 😍🤗

C’est la seule chose qui m’a parue intelligente et sage durant cette messe, juste et inspirée : la présence indissociable du prêtre (un homme) et de Marie (une femme) pour célébrer à chaque eucharistie, le mystère d’un Dieu universel qui s’incarne dans notre humanité et donne en nourriture au monde entier, la CHAIR VIVANTE qui est aussi PAROLE, de Son Fils JÉSUS-CHRIST, mort et ressuscité, afin que nous ayons tous et toutes LA VIE en nous. Par la foi en ce grand mystère et son accueil dans notre propre chair… 🙏🏼

GOÛTONS LA CHAIR ET EN BUVONS LE SANG DU VERBE DE DIEU, que nous recevons véritablement, certes au travers des espèces du Pain et du Vin consacrés, mais aussi de l’Evangile et de l’Ancien Testament, et au travers de LA PAROLE DE DIEU QU’EST LA CRÉATION TOUTE ENTIÈRE : au travers de chaque être humain, chaque vie animale et végétale, minérale aussi.

CAR NOUS SOMMES TOUS, HOMMES ET FEMMES DU MONDE ENTIER, AINSI QUE LA CRÉATION TOUTE ENTIÈRE, EN COMMUNION ET EN RÉSONANCE À TRAVERS CHACUNE DE NOS CELLULES POUR DIRE ET CHANTER « QUI IL EST », ET C’EST CE CORPS UNIVERSEL DU CHRIST ET DE L’HUMANITÉ TOUTE ENTIÈRE (rassemblée symboliquement dans les espèces du pain et du vin) QUE NOUS CONSACRONS À L’AUTEL, ET QUE NOUS RECEVONS EN NOURRITURE QUI DONNE VIE !!!

Mais j’ai le coeur qui saigne et j’ai à cœur de dire à l’Eglise qu’on appelle catholique, de dire à mes frères prêtres en particulier : QU’AVEZ-VOUS FAIT DE LUI ? QU’AVEZ-VOUS FAIT DE DIEU ? QU’AVEZ-VOUS FAIT DE SON CORPS ET DE SON SANG ?

Une idole…un dieu mort…

Et vous vous étonnez qu’il ne nourrisse plus personne et que les gens délaissent l’Eglise et la pratique …

Mais les gens ne sont pas fous, comme les foules de Galilée ils vont où Dieu est vivant et où Christ leur donne Sa Chair en nourriture, car ils ont faim et soif de vraie nourriture de vraie boisson. Faim et soif de Justice et de Paix. Faim et soif de Vie et d’Amour vrai, inconditionnel et miséricordieux !

L’Eglise leur donne un pain mort (et ne leur donne plus le vin d’ailleurs, réservé aux seuls prêtres le plus souvent), pain qu’ils doivent venir chercher à la queue leu leu, et à propos duquel on leur demande juste de croire qu’en mangeant « ça » régulièrement ils seront sauvés et auront la vie éternelle…

Et bien sûr pour avoir le droit d’en manger, il faut respecter certains codes et certaines règles…😢

EST-CE JUSTE CELA POUR VOUS MANGER LA CHAIR ET BOIRE LE SANG DU FILS DE L’HOMME ???

MAIS C’EST TELLEMENT TELLEMENT PLUS GRAND, PLUS PROFOND, PLUS LARGE ET PLUS INFINI QU’UN SIMPLE BOUT DE PAIN ET QU’UNE SIMPLE GORGÉE DE VIN….

ÉGLISE CATHOLIQUE QUI TE PRÉTEND DU CHRIST : QU’AS-TU FAIT DE LUI ????? 😭😭😭

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Des mots de Zundel pour penser et panser les maux de l’Eglise catholique universelle …

Devant cette plaie béante d’une Église qui trahit et qui commet le Mal en son sein, Mal dont nous découvrons chaque jour un peu plus l’ampleur et l’horreur, et qui au bout du compte nous compromet tous et toutes, comment rester silencieux… et pire encore, comment se contenter de rester spectateurs et juges ?

Nous sommes tous responsables, TOUS autant que nous sommes : Lire la suite

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« Durant la thérapie, Father Ed reconnaît avoir abusé d’au moins 35 jeunes garçons depuis qu’il a été ordonné. “Un rapport sexuel avec une femme est un péché, affirme-t-il durant sa thérapie, mais pas avec des enfants. C’est quelque chose qui leur est extérieur”. »

Non seulement je suis un symbole de péché aux yeux de nombreux hommes d’Eglise, mais en plus je me sens aussi responsable de tous ces enfants violés dans leur chair parce que certains hommes ordonnés prêtres trouvent plus acceptable d’abuser d’enfants que de commettre un péché avec une femme….

Horreur absolue pour mon coeur d’enfant, de femme et de mère…

💔💔💔😭😭😭

https://www.cath.ch/newsf/abus-sexuels-en-pennsylvanie-father-ed-un-cas-emblematique/

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