Développement personnel, Méditation Poésie Réflexion

Se choisir jour après jour 😊

Il y a un mois, le dimanche 16 septembre, je m’engageais solennellement envers moi-même devant Dieu, dans la grotte où vécu Marie-Madeleine à la Ste Beaume, devant deux amies témoins, à prendre soin de moi, à honorer mon corps qui est temple de l’Esprit, à m’aider à grandir en esprit et en vérité, à développer les talents que Dieu m’a donnés afin de les faire fructifier, pour Sa gloire, pour mon propre bien et pour celui de toute l’humanité.

Ce jour-là j’ai aussi choisi Dieu pour Père pour la première fois, en totale confiance et d’un coeur rempli d’amour filial.

Je me suis engagée et j’ai glissé à mon doigt un anneau, ornée d’un diamant solitaire, ayant appartenu à ma mère, et que j’avais reçu en cadeau le jour de mes 20 ans.

Depuis un mois, je porte cette bague en signe de cette volonté de m’engager envers l’être étonnant et unique que je suis ; connue, désirée et aimée de Dieu telle qu’il m’a créée, dès le sein maternel. Le contact et la vue de l’anneau sur ma peau m’aident à incarner petit à petit cette démarche que j’ai posé en conscience, en choisissant d’accueillir et d’aimer inconditionnellement qui je suis, tant dans mes bons aspects que dans mes zones d’ombres, mes blessures et mes imperfections.

Il n’est pas si facile au quotidien de vivre avec son passé, ses erreurs et les conséquences qui en ont découlées, ni d’accueillir les imperfections et les manquements qu’on voudrait tellement ne plus avoir.

Je me sens bien pauvre et misérable certains jours, les habitudes de dénigrement et de violence envers soi revenant comme un boomerang, blessant la confiance et l’estime retrouvées, décourageant à coups de griffes des élans de vivre et de faire encore fragiles et ténus, bien que tenaces depuis quelques mois.

Mais le choix est là, m’engageant chaque jour à remettre l’ouvrage sur le métier, pour avancer à mon rythme et à ma manière, cultivant la bienveillance et la positivité, la gratitude également, sans pour autant faire l’impasse sur ce qui semble négatif. Bien au contraire en réalité : il s’agit d’accueillir de plus en plus ce qui ne me plaît pas et me dérange en moi, afin de le laisser être et de l’aimer, sans conditions, comme on choisit d’aimer véritablement ceux et celles qui partagent notre vie.

Je rends grâce pour l’acte de foi de ma démarche, pour ce week-end de fête que je viens de vivre tout juste un mois après la Ste Baume, où j’ai eu la joie de participer au merveilleux mariage de deux jeunes gens généreux, remplis de détermination et d’amour l’un envers l’autre et envers leurs proches et amis. Leur engagement a redonné souffle et sens au mien, et je me sens traversée par le bonheur, l’ardeur, la joie et la sérénité qui les habitent.

Accueillir la différence de l’autre comme une richesse pour ma vie, c’est aussi accueillir la différence entre l’image de ce que je voudrais être ou crois être, et la réalité de qui je suis, et le regarder comme une richesse qui me fait grandir et m’invite à plus de miséricorde et d’accueil de la vérité des choses et des êtres, en moi et en chacun et chacune de ceux que la vie me donnent à côtoyer et à aimer.

C’est Dieu qui m’a choisie dès le commencement du monde, dès ma conception, pour participer à la merveille de la création, même si certains jours j’ai du mal à prendre conscience de la beauté et de l’utilité de ce qui ne me plaît pas toujours, en moi, en l’autre, dans les événements de la vie.

Nous n’avons pas la claire vision de l’ensemble, ni la hauteur nécessaire à cette vision, mais nous pouvons choisir de faire confiance et de croire que tout concoure au Bien, au Beau, au Vrai sur cette terre, ou du moins que toute chose et tout être créé porte en lui cette capacité de concourir au Bien, au Beau et au Vrai, qui est Dieu lui-même.

Amen

Elisabeth Cécile

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Rodez : le coeur a ses raisons que la raison ignore 😅

Quand j’ai choisi Rodez pour finir mon pèlerinage, le lieu me paraissait incongru, décalé du reste, mais je voulais rentrer en douceur et la ville m’attirait car on vantait sa cathédrale.

Je connais l’importance de redescendre en douceur vers la plaine, pour avoir trop souvent perdu le bénéfice de moments forts, du fait de retour trop brutaux dans la réalité du quotidien.

J’ai découvert l’importance d’ancrer les moments forts de ma vie…d’où les récits partagés sur ce blog (écrits d’abord pour moi !), les photos, et cette halte à Rodez avant de rentrer à la maison.

De plus j’ai appris que dans cette ville, le Père Marie-Eugène (Henri Grialou de son nom de baptême) figure importante du Carmel et fondateur de l’institut Notre-Dame de Vie, avait fait une partie de son séminaire à Rodez. C’est aussi un grand fan de Therese de Lisieux (entre autre).

J’avais donc  défini ainsi le sens de cette dernière étape, et le soir de mon arrivée, j’ai aperçu, tout près, la cathédrale, vu que j’avais réservé un AirBnB juste à côté.

En cherchant comment organiser ma journée du lendemain j’ai vu qu’il n’y avait aucune messe en journée (une seule à 18h) et que les musées que je voulais visiter étaient fermés. Normal pour un lundi, mais je n’avais pas vraiment réalisé ni vérifié avant de partir.

Je décide donc de m’endormir en lisant des écrits du Père Marie-Eugène trouvés sur internet, et je tombe sur 3 exhortations : Glorifiez Dieu par votre corps. C’est on ne peut plus en phase avec mon chemin de vie actuel et je me suis sentie sur la bonne route.

Après avoir remis les clefs dans la boîte aux lettres pour la propriétaire (une dame d’origine espagnole très sympa et accueillante !) je me dirige vers la fameuse cathédrale.

Je la trouve simple mais majestueuse, et puis comme m’a dit mon mari quand je lui ai raconté : c’est normal, je suis en Aveyron, c’est Rodez, ils ont une petite cathédrale…lol les aveyronnais 😅.

Deuxième surprise : l’entrée est ornée d’une peinture du Christ, juste au dessus d’une statue du Sacré Coeur ! Un peu bizarre pour une cathédrale censée être consacrée Notre-Dame de l’Assomption (comme à Montauban), mais je vois écrit sur une plaque de côté : paroisse ND de l’Assomption !

Je fais le tour de la cathédrale et je la mitraille en photos, du dehors puis de dedans, malgré la faim qui me tenaille, vu qu’il est midi et que je n’ai pas petit-déjeuné, mais je me dis que c’est une manière concrète de mettre Dieu en avant dans ma vie et de me nourrir d’abord de Lui 😉

Je trouve cette cathédrale émouvante de simplicité, très belle et épurée, avec des statues crèmes toutes en harmonie, et contenant de nombreux amis rappelant mon voyage : Thérèse de Lisieux, si vénérée du Père Marie-Eugène et que le prêtre avait beaucoup cité la veille dans son homélie, Marie, François d’Assise, Ste Foy (évoquant Conques et surtout Compostelle et St Jacques), Joseph et l’enfant Jésus, et bien sûr dans le chœur, une très belle chapelle au Sacré Coeur, toute décorée de dorures, en lien avec Marguerite-Marie de Paray-le-monial et Montmartre, et avec tout à côté une image du Christ Miséricordieux de Faustine.

Un doute me prend sur le fait que je sois bien dans la cathédrale, mais ce lieu me parle tant que j’y reste presque 2 heures et que je décide d’y finir mon pèlerinage, ici, devant la chapelle du St Sacrement (qui est aussi celle de St Joseph)

Cette chapelle est fermée par une vitre et des petits carreaux, et en déposant mes petits luminions (pas de bougie de neuvaine là-bas, alors j’ai pris la bougie de St Joseph et celles du Sacré Coeur, de Thérèse et une de ND de Lourdes) je ne pouvais apercevoir le tabernacle et St Joseph qu’à travers le carreau.

De plus il y avait une très belle prière évoquant le fait d’allumer une bougie quand on ne peut rester longtemps dans une église.

J’ai trouvé le lieu idéal pour clore ces pérégrinations de noces, et repartir pour une nouvelle aventure, chez moi, dans le quotidien, boostée par les statues de St Joseph : celle de la veille où il bénit en direction de la ville du Puy, avec le château sous ses pieds, me semblant comme debout sur la nef qu’est l’Eglise, veillant sur Elle et la guidant ; celle du jour où on le voit apprendre à marcher à Jésus… Je repars donc pour la suite de ma route avec cette image de Joseph, un homme (juste devant Dieu), un époux (celui de Marie) et un père (celui du Fils de Dieu), capable de guider mes pas.

J’ai placé ma petite statue de Pontmain au cœur de tous les luminions et j’ai chanté et prié pour clôturer ce pèlerinage intérieur et extérieur.

J’ai filmé pour partager avec vous ce moment, simple mais très émouvant pour moi… Si émouvant que je me suis trompée deux fois de suite sur les paroles de la fin du Salve Regina, que j’ai chanté 3 fois en l’honneur de cette Vierge de Pontmain qui a fidèlement accompagné mon voyage et mes prières.

Vous n’aurez pas la meilleure et bonne version, car mon téléphone c’est éteint avant la fin, comme pour me confirmer de vous partager une version de moi imparfaite, et pour que le meilleur soit juste pour le Bon Dieu, Marie et Jésus en particulier !

C’était vraiment une très belle clôture de mon pèlerinage et je n’aurais pu rêver meilleur endroit que cette église dédiée au Sacré-Coeur (celui de Paray, en lien avec Montmartre)…

…car évidement je n’étais pas dans la cathédrale !!!!

J’ai ris intérieurement de ma naïveté et quand j’ai vu la véritable cathédrale de Rodez, qui joue dans une catégorie bien supérieure, j’étais encore plus morte de rire de mon erreur 😂😂😂

De plus je n’avais plus de charge sur mon téléphone pour la prendre en photo.

J’ai mangé dans une brasserie sur la place (avec prise de courant!) et j’ai pu faire quelques photos de l’extérieur.

Mais je ne suis pas rentrée dedans car je voulais garder dans la mémoire de mon coeur uniquement cette belle église visitée le midi, où j’avais fini l’étape de mon pèlerinage et (re)commencé un nouveau voyage : celui de tous les jours, riche de surprises et d’inconnu si on le vit ainsi !

Et en me rendant une dernière fois dans cette église du Sacré Coeur, je me suis faite à nouveau cette réflexion : je sais quel genre d’Eglise j’ai envie de contribuer à construire, et elle ressemble à celle où mon périple a fini, simple, lumineuse, épurée, et non à la cathédrale de Rodez, toute riche d’enluminures, de pierres dentelées, de rosaces, de flèches et de gargouilles, qui donne une impression de bazar et de capharnaüm !

Et mon coeur, sûrement inspiré par l’Esprit, a finalement été mystérieusement attiré par la cathédrale idéale qui lui correspond : le Coeur de Jésus 😍🤩

Bonne continuation à tous sur vos chemins de vie

Elisabeth Cécile

Ps. On se revoit bientôt évidement, et je vous partage un dernier clin d’œil à mes deux autres compagnons de voyage : ma petite voiture pleine de peps (tellement belle qu’elle a été flashée deux fois sur le chemin 😬) et mon sac à dos, tout médaillé et auréolé de ces lieux magiques et magnifiques visités, qui m’a permis de périgriner dans de bonnes conditions 🤗

Nb. Plus de photos de la cathédrale de mon coeur et les vidéos du final de mes pérégrinations de noce sont publiées à part.

Je mettrais les liens ci-dessous dans la journée 😊

Actions de grâce : prière et Salve Regina

Mon coeur a choisi sa cathédrale idéale : le Coeur de Jésus 😍

Pour le moment vous pouvez quand même admirer un peu plus bas la vraie (et splendide!) cathédrale de Rodez 😅😱

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Joie de vous partager quelques photos souvenirs de cette journée où je me suis épousée, et me suis engagée devant Dieu et devant Bénédicte et Joëlle (2 autres filles de Roi présentes à ce magnifique we pour les femmes) à prendre soin de moi, à m’aimer et à m’aider toujours plus à grandir en Dieu et en humanité, avec évidemment le secours de Sa sainte grâce !

Je porte en anneau, un solitaire, qui est la bague de fiançailles de ma maman, reçue en cadeau le jour de mes 20 ans, 9 ans après son décès. C’est un moyen de me rappeler à quoi je me suis engagée, et de pouvoir plus facilement puiser la force et rendre grâce pour cette réconciliation avec moi-même, ce jour où je me choisis enfin telle que je suis, fille et sur mon chemin de femme, et où je me donne à moi-même et me reçois pour m’aider à grandir et à devenir de plus en plus qui je suis.

J’ai reçu dans le bas de la grotte, l’inspiration de choisir Dieu pour Père, Lui et personne d’autre, et en appuyant ma tête sur le Rocher j’ai senti sa bénédiction.

J’ai l’impression d’avoir terminé ma quête vis à vis du Père.

J’avais reçu une parole il y a 8 ans, que le chemin vers mon Père serait ardu et sinueux, que je penserai l’avoir trouvé mais qu’il faudrait que je grimpe encore …

Et croyez-moi, la montée vers la grotte de Marie-Madeleine est une sacrée grimpette 😅

Sur les photos j’ai encore les cheveux mouillés du voyage ^^

Je crois que j’ai enfin fini de me battre avec Lui, contre Lui, même si j’ai déjà cette sensation depuis l’an dernier, mais dans cette grotte, tout en haut de la Sainte Baume, il me semble que la réconciliation entre Lui et moi, entre moi et ce que je n’arrivais pas à accueillir en moi, a été actée, et qu’une nouvelle étape de ma vie, une nouvelle alliance entre Dieu et moi a été scellée.

Ce soir je suis au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus, près de Gap, et je viens de me recueillir sur la tombe de Benoîte en action de grâce : il y a 6 ou 7 ans, j’avais passé une semaine ici et demandé une grâce de réunification de mon être et de réconciliation avec mon corps (ce qui est la grâce promise par Marie à Benoîte concernant sa tombe)

Je suis très heureuse ce soir et mes yeux tombent de sommeil de tout ce qu’ils ont contemplé de merveilleux ce week-end (et ce fut incroyable !)

Profonde gratitude en moi 🙏🏼❤️😊

Elisabeth Cécile

Ps. J’ai déposé vos intentions au pied de l’autel dans la grotte (cf photo)

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Jour de noce !!!

Galerie
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Fille de roi

Bien arrivée à la Sainte Baume ! Le massif est magnifique et j’ai eu la joie d’arriver au soleil couchant, si doux de lumière en cette saison.

J’ai rejoins de nombreuses femmes au week-end Filles de Roi, qui va m’aider (et nous aider toutes !) à révéler qui nous sommes, en tant que femme et fille de Dieu !

Je vous garde tous et toutes dans mon coeur, et me plonge dans le silence et l’intimité de la rencontre avec Dieu et avec moi-même.

À dans deux semaines, ou peut-être avant ! Mais si je partage certaines choses, je ne répondrai pas à vos éventuels commentaires pour rester centrée dans l’intériorité.

Soyez tous et toutes assurés de ma prière aux intentions que vous m’avez confiées.

Elisabeth Cécile

Ps: Je vous partage ce que je suis en train d’écouter et que j’ai écris par « erreur » ici au lieu de l’écrire dans mes notes (!) :

« Ton corps parle  » par Gabrielle Ménager

Accueillir que Dieu m’a donné la vie gratuitement

Accueillir ce que je suis dans le secret de Dieu

Mon corps parle, jusque dans sa fertilité (et aussi dans sa non fertilité).

Chaque partie de mon corps a été pensée et voulue par Dieu : grande joie 🤗

Aie confiance et prend soin de toi, dans ton coeur et dans ton corps

La femme est le fruit du rêve de Dieu (et non du fantasme de l’homme!)

3 étapes : S’accueillir, S’accepter, S’aimer (St Francois de Sales)

Ma vie est un don à recevoir pour être transformé et redonné, car aimer véritablement c’est le don désintéressé de soi.

Dire la vérité de mon corps sexué révèle Dieu à l’autre, au monde.

Importance de retrouver l’image du corps féminin et masculin, ainsi nous restaurons l’image de Dieu.

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Derniers préparatifs avant le grand départ !

Se préparer au départ… Demain c’est le grand jour, je prends la route pour la Ste Baume !
Ce voyage est un événement pour moi, et comme pour toute chose importante (petite ou grande), le temps de « l’avant » est essentiel.
Qu’est-ce que j’attends de ces pérégrinations, quels moyens je me donne pour faciliter ces attentes, sans pour autant tout planifier ?
Dans quel état d’esprit ai-je envie (ou besoin) de vivre ce mariage avec moi-même et ce voyage de noce qui va suivre ? Qu’est-ce qui m’inspire et me donne de l’élan ?
J’ai pas mal de réponses à ces questions et j’avais envie de vous les partager.
Dans la dynamique de ce propos, un diaporama illustrera en images ce que j’ai besoin d’exprimer et vous racontera la (dé)marche que j’ai à cœur de vivre ! Lire la suite

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