Développement personnel

L’amour d’un père

Me voici à nouveau parmi vous après un long silence, et pour causes… Deux événements notables sont survenus, tel un tsunami dans ma vie !

Mon mari a choisi de quitter la maison le 2 janvier dernier pour habiter seul et prendre du recul, pour un mois plus tard m’annoncer que cette séparation était définitive et que tout était fini entre nous.

Au final c’est moi qui ai déménagé depuis quelques jours dans une nouvelle demeure, lui laissant avant qu’elle soit vendue, notre maison commune, où nos trois enfants, tous jeunes adultes, ont encore leurs marques et leurs chambres, mêmes s’ils sont les uns et les autres en train de quitter le nid, pour s’extraire du cocon familial et déployer leurs propres ailes afin de s’envoler vers leurs propres horizons de leurs vies.

Mais là n’est pas le propos de mon article, et je ne m’étendrai pas plus sur ce sujet, encore trop récent et difficile pour moi.

Ce que j’ai à cœur de vous partager c’est qu’au milieu de tous ces bouleversements intérieurs et extérieurs, plutôt bien douloureux pour mon coeur et mon ego blesssés, je vis aussi de très belles choses et reçois de magnifiques cadeaux.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir dans la vie, et je le découvre de plus en plus. Tout est équilibre et perfection, et chaque événement -quelle que soit sa teneur parfois catastrophique et incompréhensible, révoltante même- comporte quelque part en lui une source de bonheur et d’enrichissement, de progression vers plus de foi (confiance) et d’humanité, vers plus d’amour, et vers une meilleure version de soi et du monde autour de soi.

Évidemment, comme le souligne David Laroche -dont je suis le parcours en ligne « Entrainé pour réussir », qui soit dit en passant est un merveilleux cadeau dans ma vie, surtout en cette période houleuse que je traverse- l’aspect positif d’une situation n’est pas forcément évident, et il faut s’entrainer à élargir son regard dans le temps et l’espace pour en trouver le (et bien souvent les) cadeau(x) caché(s), que ce soit dans l’instant présent, mais aussi dans la durée.

Tout ce qu’il nous est donné de vivre, et qui parfois paraît un cadeau empoisonné, contribue à qui nous sommes et à qui nous devenons. Et de toute situation un bien peut sortir.

Évidemment on ne souhaite pas la situation douloureuse et elle n’est certainement pas à rechercher, voire à s’infliger ou à infliger à d’autres, mais la vie se charge de nous offrir son lot de tourments et d’injustices. Et bizarrement, comme tout est équilibre des forces, toute tristesse amène sa joie, et toute déchirure amène sa consolation.

C’est cette consolation et ce réconfort du cœur que j’ai envie de vous partager aujourd’hui.

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’ai un père (si si je vous assure !) et qui plus est, un papa formidable (et je le découvre à nouveau après en avoir un peu douté!).

L’histoire entre lui et moi n’est pas simple, mais quelle relation parent-enfant l’est ?

Nous avons chacun notre passé et notre sensibilité, et nous partageons en commun de nombreuses choses (les chiens ne font pas des chats comme je l’ai toujours entendu dire 😉), notamment ce sentiment d’indignité à être et cette difficulté à se sentir légitime.

Un jour mon père m’a exprimé qu’il s’est toujours senti un père indigne et démissionnaire, et d’ailleurs il ne signait jamais ses lettres avec « papa », mais écrivait son prénom ou son surnom à la fin de tous les courriers ou messages qu’il m’envoyait. Jusqu’à ce que je lui dise qu’il était mon père et que j’avais besoin qu’il me le montre de manière tangible en signant « papa ». Ce qu’il ne manque jamais de faire depuis.

Pourtant, j’ai toujours eu du mal à me sentir aimée de lui, en particulier depuis cet évènement incompréhensible, inexplicable et très difficile à accepter (pour moi comme pour lui évidemment), que fut la mort brutale de ma mère à l’âge de 36 ans, l’année de mes onze ans.

Un traumatisme dans nos vies, qui fut long et douloureux à accueillir puis à accepter (mais peut-on jamais l’accepter totalement ? C’est un chemin qui n’a pas de fin quelque part), et que nous avons traversé tant bien que mal, chacun avec nos limites et nos possibles.

En tant qu’adolescente et même en tant qu’adulte, j’ai eu du mal à me détacher de mon papa, dont je ressentais la souffrance intérieure, en lien avec une enfance difficile et un veuvage précoce, tellement injuste et douloureux.

Et j’ai aussi je crois, rendu impossible son remariage (même si au final c’est son choix et sa responsabilité), tant j’ai souffert de la mort de ma mère, et qu’il était inconcevable pour moi de la « remplacer » par qui que ce soit, tant par une mère sur terre que par une mère au ciel. Je ne supportais pas qu’on me dise que si ma mère de la terre n’était plus là je pouvais choisir la Sainte Vierge pour Mère (et d’ailleurs cette dernière est à mon coeur, d’abord une sœur et une amie, ma sœur en humanité, avant que d’être ma mère, même si elle l’est devenue aussi par la suite).

Comme je viens de le dire, j’ai toujours eu de la difficulté à prendre de la distance vis à vis de mon père, notamment au travers de la nécessaire colère (et de tous les griefs qu’on y associe), pour se détacher et se différencier de ses parents, afin de devenir l’être unique et adulte, et donc capable d’autonomie, que nous sommes tous et toutes invités à être.

Comment être en colère contre un père qui souffre d’avoir perdu sa femme, et qui plus est, perd ses deux parents l’un après l’autre dans les cinq ans qui ont suivis…?

C’était beaucoup de culpabilité pour moi de regarder mon papa de manière objective, en accueillant ses défauts autant que ses qualités. Il me semblait injuste de regarder ses limites et ses failles, et de les lui renvoyer, même si elles me faisaient souffrir et semblaient me porter préjudice (parce qu’en réalité elles sont aussi la raison de qui je suis aujourd’hui, et ont contribué à me faire croître en courage et en combativité, en autonomie aussi)

J’ai toujours ressenti ce rôle inversé en moi, où il me fallait être le parent de mon père, et où je m’interdisais d’être une fille en colère. Et pourtant Dieu sait qu’elle me traversait la colère, une bouillonnante colère même, dont certains ont fait les frais, moi la première en réalité.

Mais être en colère contre mon père ou en désaccord profond avec lui…hou là là, impossible !!!

J’avais trop l’impression de ne plus l’aimer et de lui rajouter une souffrance supplémentaire, et je finissais par porter moi cette souffrance que je refusais de lui infliger.

Mais j’ai compris avec le temps et au travers de mes différentes expériences de vie, qu’on ne peut épargner à l’autre tout désagrément, ni le protéger de toute souffrance. L’important étant de faire (et de vivre) ce qui est nécessaire à notre propre croissance (et qui contribue autant à la mienne autant qu’à la sienne). Je le réalise jour après jour, au travers de mes enfants, en étant parent moi-même -ou plutôt en le devenant grâce à eux, au fil de leur croissance dirais-je.

Pour faire court (lol!), je dirais qu’une de mes blessures (qui a aussi contribuée à développer une certaine force en moi), est que mon père s’est plus rapproché et occupé de mon frère (de deux ans et demi plus jeune que moi, et qui avait donc 9 ans au décès de notre maman), et qu’il m’a avoué un jour, que comme moi j’avais la foi, il pensait que je souffrais moins de la mort de ma mère que mon frère, et que j’avais donc moins besoin de son soutien et de sa présence.

Là aussi, pas simple quand on aime son frère et son père, de ne pas ressentir de culpabilité à se sentir jalouse et en colère d’une attention dont on est privée, sans en comprendre la raison, avec évidemment l’interprétation que « si je suis moins aimée dans les actes je suis moins aimée tout court, et que si je suis moins aimée (voire pas véritablement), c’est que je ne le vaux pas et que je ne le mérite pas … »

Et là la boucle est bouclée, et comme mon papa je me sens indigne et illégitime !

Voyez le contexte de ma vie, et toutes les croyances avec lesquelles je me suis construite, certaines étant un véritable handicap, et ayant peut-être (sûrement) contribuées aux difficultés de ma vie de couple et à cette séparation qui se dirige actuellement vers un divorce.

Mais voilà, au travers de cette séparation douloureuse, je découvre et redécouvre l’amour de mon père, et l’après-midi que j’ai passé hier avec lui en a été un magnifique témoignage.

Tout d’abord, lundi dernier il est venu m’aider à déménager, et n’a pas eu peur de monter et descendre les escaliers en portant moults cartons avec un diable (je me demande bien pourquoi un outil si utile et précieux s’appelle ainsi 😉). Et ce malgré des ennuis cardiaques récents ayant conduit à une dilatation artérielle avec stents. Évidemment je ne l’aurais pas laissé prendre des risques inutiles, et le médecin que je suis savais que son coeur ne risquait rien, et que cet exercice de rééducation était même peut-être bienvenu !(🥴). Mais j’ai été touchée par son investissement à m’aider à déménager, ce d’autant que nous n’étions que 3 dans l’affaire pour mes nombreuses affaires !!!

Et là j’ai commencé à prendre conscience de manière tangible que j’avais du prix aux yeux de mon papa, et à me sentir aimée de lui.

Mais la plus grosse prise de conscience, (associée à une immense gratitude) s’est faite ce lundi 1er avril. Et concernant mon papa qui est féru de pêche, voire complètement mordu (!) la date est symbolique. Et ce n’est pas un poisson d’avril que j’ai reçu, mais une vraie démonstration d’amour parental et une vraie joie d’un défi commun partagé entre un père et sa fille 😍.

Pour améliorer ma nouvelle maison (pourtant déjà très au top !), j’ai acheté un buffet de cuisine, et comme vous vous en doutez, j’ai demandé à mon papa -qui me propose sans cesse son aide et son soutien en ce moment-, de venir m’aider à le chercher au dépôt du magasin et à le monter.

J’avais déjà senti au téléphone sa joie cachée de venir m’aider à monter un meuble (nous connaissons tous les différents sketches de ce genre de moments épiques 😁), mais en le voyant arriver j’ai eu un coup au coeur et quelques scrupules à avoir fait appel à lui….

Ce d’autant que mon mari lui, a toujours été fan de légos et de notices improbables, et s’empresse toujours de monter les meubles avec un plaisir de gosse inégalé, et par force de l’expérience, avec beaucoup de talents et de compétences en la matière !

Alors quel contraste de voir mon père arriver en trainant la patte (pour de vrai, il boitait à cause d’un début de goutte, mais n’a pas voulu prendre d’antidouleur évidemment, têtu comme une mule !).

Et à peine arrivés à la maison, alors que je réglais un problème de cumulus avec mon propriétaire, ne voilà-t-il pas qu’il s’assoit dans le fauteuil après avoir monté les cartons, pas du tout motivé pour la suite, et qu’il me dit : « j’ai un coup de barre et une de ces envies de dormir… »

Et moi dans le même temps j’avais un œil sur la notice qui me disait : temps de montage = 3h pour 2 personnes 😩😩😩

Ce ne sont pas 3h que nous avons mis, mais quasiment 6 🥴🤪

Et sur la fin (vers la 5eme heure je dirais !) quand j’ai vu les portes des placards de guingois qui ne voulaient pas se fermer correctement malgré tous les régalages possibles et imaginables, j’avoue que j’ai eu un moment de découragement, ce d’autant que plusieurs fois pendant le montage, j’ai senti mon papa un peu à cran, très peu emballé et pas du tout optimiste, se plaignant de son dos à maintes reprises !

Seulement voilà, avec la ténacité (l’obstination dirais-je !), la patience et l’amour dont nous sommes capables lui et moi, nous avons réussi ce défi du montage de meuble 💪🏼, et ce défi de l’évitement du pétage de boulons et de la prise de bec 😅

Et en me réveillant au beau milieu de la nuit tout à l’heure, je me suis dis que j’avais tord de regretter le nombre d’euros mis dans ce meuble (alors que nous avons mascagné des heures et galéré comme des malades à le monter…), parce ce que ce j’ai découvert de l’amour de mon père pour moi, qui a surmonté ses douleurs et sa mauvaise humeur pendant tout ce temps à m’aider, n’a pas de prix !!!

Je suis très fière de ce que nous avons réussi ensemble, chacun contribuant par ses compétences propres (et par chance complémentaires !) à un super résultat final 🤩

 

Et je ne parle pas que du meuble, mais aussi de ce qui s’est construit et reconstruit entre nous, en moi, et qui me donne envie de vous dire, comme je le ressentais quand j’étais petite fille, avec les yeux brillants d’admiration et de gratitude : « le plus fort, c’est mon père !!!! »

« Je t’aime Papa ❤️ »

« Merci d’exister et d’être là, merci de m’aimer et de faire de moi une fille aimée, et de ce fait, une femme plus épanouie et mieux dans sa vie 😊 🥰 »

Elisabeth Cécile

 

 

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Gratitude automnale ou grogne sociale ?!

Il y a des moments dans une vie plus faciles que d’autres, et en cette période où la lumière s’amenuise au fur et à mesure que nous nous avançons lentement et doucement vers l’hiver, je me sens plutôt triste et fatiguée, découragée et perdue, un peu désorientée.

Tant de choses qui faisaient sens pour moi (dans mon métier, ma vie de catholique et de citoyenne, dans ma famille) perdent leurs couleurs d’origine, se fissurent et se craquellent, et s’en vont une à une, balayées par le vent, comme les feuilles au vent d’automne. Et je me sens de plus en plus vulnérable de cette progressive mise à nue, même si le dépouillement se fait en douceur, bien différemment des tempêtes passées. Lire la suite

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Le Christ : Tête ou Coeur ? ou comment restaurer notre visage de l’intérieur ❤️😍

Je ne peux m’empêcher de croire que si l’apôtre Paul avait été une femme, dans son analogie de l’Eglise et du corps humain, il aurait parlé du Christ Coeur et non du Christ Tête ! Car si le cerveau est indispensable à la bonne marche du corps, sans la pompe du coeur qui ne cesse jamais de battre tant qu’on est vivant, le corps et en particulier les organes vitaux, ne sont plus irrigués ni vivifiés.

D’ailleurs c’est du Coeur Transpercé du Christ que jaillissent le sang et l’eau et que naît l’Eglise, et c’est dans Son Coeur que le Sacerdoce de tout prêtre prend sa source. Lire la suite

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Se choisir jour après jour 😊

Il y a un mois, le dimanche 16 septembre, je m’engageais solennellement envers moi-même devant Dieu, dans la grotte où vécu Marie-Madeleine à la Ste Beaume, devant deux amies témoins, à prendre soin de moi, à honorer mon corps qui est temple de l’Esprit, à m’aider à grandir en esprit et en vérité, à développer les talents que Dieu m’a donnés afin de les faire fructifier, pour Sa gloire, pour mon propre bien et pour celui de toute l’humanité.

Ce jour-là j’ai aussi choisi Dieu pour Père pour la première fois, en totale confiance et d’un coeur rempli d’amour filial.

Je me suis engagée et j’ai glissé à mon doigt un anneau, ornée d’un diamant solitaire, ayant appartenu à ma mère, et que j’avais reçu en cadeau le jour de mes 20 ans.

Depuis un mois, je porte cette bague en signe de cette volonté de m’engager envers l’être étonnant et unique que je suis ; connue, désirée et aimée de Dieu telle qu’il m’a créée, dès le sein maternel. Le contact et la vue de l’anneau sur ma peau m’aident à incarner petit à petit cette démarche que j’ai posé en conscience, en choisissant d’accueillir et d’aimer inconditionnellement qui je suis, tant dans mes bons aspects que dans mes zones d’ombres, mes blessures et mes imperfections.

Il n’est pas si facile au quotidien de vivre avec son passé, ses erreurs et les conséquences qui en ont découlées, ni d’accueillir les imperfections et les manquements qu’on voudrait tellement ne plus avoir.

Je me sens bien pauvre et misérable certains jours, les habitudes de dénigrement et de violence envers soi revenant comme un boomerang, blessant la confiance et l’estime retrouvées, décourageant à coups de griffes des élans de vivre et de faire encore fragiles et ténus, bien que tenaces depuis quelques mois.

Mais le choix est là, m’engageant chaque jour à remettre l’ouvrage sur le métier, pour avancer à mon rythme et à ma manière, cultivant la bienveillance et la positivité, la gratitude également, sans pour autant faire l’impasse sur ce qui semble négatif. Bien au contraire en réalité : il s’agit d’accueillir de plus en plus ce qui ne me plaît pas et me dérange en moi, afin de le laisser être et de l’aimer, sans conditions, comme on choisit d’aimer véritablement ceux et celles qui partagent notre vie.

Je rends grâce pour l’acte de foi de ma démarche, pour ce week-end de fête que je viens de vivre tout juste un mois après la Ste Baume, où j’ai eu la joie de participer au merveilleux mariage de deux jeunes gens généreux, remplis de détermination et d’amour l’un envers l’autre et envers leurs proches et amis. Leur engagement a redonné souffle et sens au mien, et je me sens traversée par le bonheur, l’ardeur, la joie et la sérénité qui les habitent.

Accueillir la différence de l’autre comme une richesse pour ma vie, c’est aussi accueillir la différence entre l’image de ce que je voudrais être ou crois être, et la réalité de qui je suis, et le regarder comme une richesse qui me fait grandir et m’invite à plus de miséricorde et d’accueil de la vérité des choses et des êtres, en moi et en chacun et chacune de ceux que la vie me donnent à côtoyer et à aimer.

C’est Dieu qui m’a choisie dès le commencement du monde, dès ma conception, pour participer à la merveille de la création, même si certains jours j’ai du mal à prendre conscience de la beauté et de l’utilité de ce qui ne me plaît pas toujours, en moi, en l’autre, dans les événements de la vie.

Nous n’avons pas la claire vision de l’ensemble, ni la hauteur nécessaire à cette vision, mais nous pouvons choisir de faire confiance et de croire que tout concoure au Bien, au Beau, au Vrai sur cette terre, ou du moins que toute chose et tout être créé porte en lui cette capacité de concourir au Bien, au Beau et au Vrai, qui est Dieu lui-même.

Amen

Elisabeth Cécile

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Rodez : le coeur a ses raisons que la raison ignore 😅

Quand j’ai choisi Rodez pour finir mon pèlerinage, le lieu me paraissait incongru, décalé du reste, mais je voulais rentrer en douceur et la ville m’attirait car on vantait sa cathédrale.

Je connais l’importance de redescendre en douceur vers la plaine, pour avoir trop souvent perdu le bénéfice de moments forts, du fait de retour trop brutaux dans la réalité du quotidien.

J’ai découvert l’importance d’ancrer les moments forts de ma vie…d’où les récits partagés sur ce blog (écrits d’abord pour moi !), les photos, et cette halte à Rodez avant de rentrer à la maison.

De plus j’ai appris que dans cette ville, le Père Marie-Eugène (Henri Grialou de son nom de baptême) figure importante du Carmel et fondateur de l’institut Notre-Dame de Vie, avait fait une partie de son séminaire à Rodez. C’est aussi un grand fan de Therese de Lisieux (entre autre).

J’avais donc  défini ainsi le sens de cette dernière étape, et le soir de mon arrivée, j’ai aperçu, tout près, la cathédrale, vu que j’avais réservé un AirBnB juste à côté.

En cherchant comment organiser ma journée du lendemain j’ai vu qu’il n’y avait aucune messe en journée (une seule à 18h) et que les musées que je voulais visiter étaient fermés. Normal pour un lundi, mais je n’avais pas vraiment réalisé ni vérifié avant de partir.

Je décide donc de m’endormir en lisant des écrits du Père Marie-Eugène trouvés sur internet, et je tombe sur 3 exhortations : Glorifiez Dieu par votre corps. C’est on ne peut plus en phase avec mon chemin de vie actuel et je me suis sentie sur la bonne route.

Après avoir remis les clefs dans la boîte aux lettres pour la propriétaire (une dame d’origine espagnole très sympa et accueillante !) je me dirige vers la fameuse cathédrale.

Je la trouve simple mais majestueuse, et puis comme m’a dit mon mari quand je lui ai raconté : c’est normal, je suis en Aveyron, c’est Rodez, ils ont une petite cathédrale…lol les aveyronnais 😅.

Deuxième surprise : l’entrée est ornée d’une peinture du Christ, juste au dessus d’une statue du Sacré Coeur ! Un peu bizarre pour une cathédrale censée être consacrée Notre-Dame de l’Assomption (comme à Montauban), mais je vois écrit sur une plaque de côté : paroisse ND de l’Assomption !

Je fais le tour de la cathédrale et je la mitraille en photos, du dehors puis de dedans, malgré la faim qui me tenaille, vu qu’il est midi et que je n’ai pas petit-déjeuné, mais je me dis que c’est une manière concrète de mettre Dieu en avant dans ma vie et de me nourrir d’abord de Lui 😉

Je trouve cette cathédrale émouvante de simplicité, très belle et épurée, avec des statues crèmes toutes en harmonie, et contenant de nombreux amis rappelant mon voyage : Thérèse de Lisieux, si vénérée du Père Marie-Eugène et que le prêtre avait beaucoup cité la veille dans son homélie, Marie, François d’Assise, Ste Foy (évoquant Conques et surtout Compostelle et St Jacques), Joseph et l’enfant Jésus, et bien sûr dans le chœur, une très belle chapelle au Sacré Coeur, toute décorée de dorures, en lien avec Marguerite-Marie de Paray-le-monial et Montmartre, et avec tout à côté une image du Christ Miséricordieux de Faustine.

Un doute me prend sur le fait que je sois bien dans la cathédrale, mais ce lieu me parle tant que j’y reste presque 2 heures et que je décide d’y finir mon pèlerinage, ici, devant la chapelle du St Sacrement (qui est aussi celle de St Joseph)

Cette chapelle est fermée par une vitre et des petits carreaux, et en déposant mes petits luminions (pas de bougie de neuvaine là-bas, alors j’ai pris la bougie de St Joseph et celles du Sacré Coeur, de Thérèse et une de ND de Lourdes) je ne pouvais apercevoir le tabernacle et St Joseph qu’à travers le carreau.

De plus il y avait une très belle prière évoquant le fait d’allumer une bougie quand on ne peut rester longtemps dans une église.

J’ai trouvé le lieu idéal pour clore ces pérégrinations de noces, et repartir pour une nouvelle aventure, chez moi, dans le quotidien, boostée par les statues de St Joseph : celle de la veille où il bénit en direction de la ville du Puy, avec le château sous ses pieds, me semblant comme debout sur la nef qu’est l’Eglise, veillant sur Elle et la guidant ; celle du jour où on le voit apprendre à marcher à Jésus… Je repars donc pour la suite de ma route avec cette image de Joseph, un homme (juste devant Dieu), un époux (celui de Marie) et un père (celui du Fils de Dieu), capable de guider mes pas.

J’ai placé ma petite statue de Pontmain au cœur de tous les luminions et j’ai chanté et prié pour clôturer ce pèlerinage intérieur et extérieur.

J’ai filmé pour partager avec vous ce moment, simple mais très émouvant pour moi… Si émouvant que je me suis trompée deux fois de suite sur les paroles de la fin du Salve Regina, que j’ai chanté 3 fois en l’honneur de cette Vierge de Pontmain qui a fidèlement accompagné mon voyage et mes prières.

Vous n’aurez pas la meilleure et bonne version, car mon téléphone c’est éteint avant la fin, comme pour me confirmer de vous partager une version de moi imparfaite, et pour que le meilleur soit juste pour le Bon Dieu, Marie et Jésus en particulier !

C’était vraiment une très belle clôture de mon pèlerinage et je n’aurais pu rêver meilleur endroit que cette église dédiée au Sacré-Coeur (celui de Paray, en lien avec Montmartre)…

…car évidement je n’étais pas dans la cathédrale !!!!

J’ai ris intérieurement de ma naïveté et quand j’ai vu la véritable cathédrale de Rodez, qui joue dans une catégorie bien supérieure, j’étais encore plus morte de rire de mon erreur 😂😂😂

De plus je n’avais plus de charge sur mon téléphone pour la prendre en photo.

J’ai mangé dans une brasserie sur la place (avec prise de courant!) et j’ai pu faire quelques photos de l’extérieur.

Mais je ne suis pas rentrée dedans car je voulais garder dans la mémoire de mon coeur uniquement cette belle église visitée le midi, où j’avais fini l’étape de mon pèlerinage et (re)commencé un nouveau voyage : celui de tous les jours, riche de surprises et d’inconnu si on le vit ainsi !

Et en me rendant une dernière fois dans cette église du Sacré Coeur, je me suis faite à nouveau cette réflexion : je sais quel genre d’Eglise j’ai envie de contribuer à construire, et elle ressemble à celle où mon périple a fini, simple, lumineuse, épurée, et non à la cathédrale de Rodez, toute riche d’enluminures, de pierres dentelées, de rosaces, de flèches et de gargouilles, qui donne une impression de bazar et de capharnaüm !

Et mon coeur, sûrement inspiré par l’Esprit, a finalement été mystérieusement attiré par la cathédrale idéale qui lui correspond : le Coeur de Jésus 😍🤩

Bonne continuation à tous sur vos chemins de vie

Elisabeth Cécile

Ps. On se revoit bientôt évidement, et je vous partage un dernier clin d’œil à mes deux autres compagnons de voyage : ma petite voiture pleine de peps (tellement belle qu’elle a été flashée deux fois sur le chemin 😬) et mon sac à dos, tout médaillé et auréolé de ces lieux magiques et magnifiques visités, qui m’a permis de périgriner dans de bonnes conditions 🤗

Nb. Plus de photos de la cathédrale de mon coeur et les vidéos du final de mes pérégrinations de noce sont publiées à part.

Je mettrais les liens ci-dessous dans la journée 😊

Actions de grâce : prière et Salve Regina

Mon coeur a choisi sa cathédrale idéale : le Coeur de Jésus 😍

Pour le moment vous pouvez quand même admirer un peu plus bas la vraie (et splendide!) cathédrale de Rodez 😅😱

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Joie de vous partager quelques photos souvenirs de cette journée où je me suis épousée, et me suis engagée devant Dieu et devant Bénédicte et Joëlle (2 autres filles de Roi présentes à ce magnifique we pour les femmes) à prendre soin de moi, à m’aimer et à m’aider toujours plus à grandir en Dieu et en humanité, avec évidemment le secours de Sa sainte grâce !

Je porte en anneau, un solitaire, qui est la bague de fiançailles de ma maman, reçue en cadeau le jour de mes 20 ans, 9 ans après son décès. C’est un moyen de me rappeler à quoi je me suis engagée, et de pouvoir plus facilement puiser la force et rendre grâce pour cette réconciliation avec moi-même, ce jour où je me choisis enfin telle que je suis, fille et sur mon chemin de femme, et où je me donne à moi-même et me reçois pour m’aider à grandir et à devenir de plus en plus qui je suis.

J’ai reçu dans le bas de la grotte, l’inspiration de choisir Dieu pour Père, Lui et personne d’autre, et en appuyant ma tête sur le Rocher j’ai senti sa bénédiction.

J’ai l’impression d’avoir terminé ma quête vis à vis du Père.

J’avais reçu une parole il y a 8 ans, que le chemin vers mon Père serait ardu et sinueux, que je penserai l’avoir trouvé mais qu’il faudrait que je grimpe encore …

Et croyez-moi, la montée vers la grotte de Marie-Madeleine est une sacrée grimpette 😅

Sur les photos j’ai encore les cheveux mouillés du voyage ^^

Je crois que j’ai enfin fini de me battre avec Lui, contre Lui, même si j’ai déjà cette sensation depuis l’an dernier, mais dans cette grotte, tout en haut de la Sainte Baume, il me semble que la réconciliation entre Lui et moi, entre moi et ce que je n’arrivais pas à accueillir en moi, a été actée, et qu’une nouvelle étape de ma vie, une nouvelle alliance entre Dieu et moi a été scellée.

Ce soir je suis au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus, près de Gap, et je viens de me recueillir sur la tombe de Benoîte en action de grâce : il y a 6 ou 7 ans, j’avais passé une semaine ici et demandé une grâce de réunification de mon être et de réconciliation avec mon corps (ce qui est la grâce promise par Marie à Benoîte concernant sa tombe)

Je suis très heureuse ce soir et mes yeux tombent de sommeil de tout ce qu’ils ont contemplé de merveilleux ce week-end (et ce fut incroyable !)

Profonde gratitude en moi 🙏🏼❤️😊

Elisabeth Cécile

Ps. J’ai déposé vos intentions au pied de l’autel dans la grotte (cf photo)

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Jour de noce !!!

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