religion

Candidate au Sacerdoce

ME VOICI ! CAR VOUS M’AVEZ APPELÉE…

LETTRE OUVERTE A MON EGLISE :

Une, Sainte, Catholique et Apostolique

Dimanche 22 juillet 2018,

en la fête de la Résurrection  et de Sainte Marie-Madeleine, Apôtre des Apôtres

Chers frères en Christ,

Si je ne nomme pas mes sœurs ce n’est pas parce que je les oublie, c’est parce que je m’adresse d’abord à vous, membres du clergé séculier et du collège apostolique, appelé aussi corps épiscopal, et que dans cette partie du grand Corps du Christ qu’est l’Eglise catholique universelle, il n’y a pas de femmes, uniquement des hommes.

Je sais que beaucoup d’entre vous pensent que c’est normal, que l’on a toujours fait ainsi, que les femmes n’ont pas leur place dans cette partie du corps. Cela m’a longtemps révoltée je l’avoue, mais plus maintenant. J’ai compris que ce n’est pas à moi de décider ce genre de choses. Je n’ai pas ce pouvoir.

Il y a des jours où j’aimerais ne pas ressentir cette motion intérieure qui me pousse à vous parler. Je voudrais pouvoir continuer tranquillement ma vie,

Malgré tout, me voici là, devant un écran, en train de vous écrire. Si seulement je pouvais faire autrement… mais c’est impossible ! Je me sens poussée par quelque chose qui me dépasse, comme obligée de vous exprimer haut et fort ce qui a grandi en moi et qui arrive aujourd’hui à son terme, ce dont je ne peux m’empêcher d’accoucher. A l’image de toute femme enceinte qui n’a pas la capacité de se retenir de mettre son enfant au monde. Lire la suite

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Méditation Poésie Réflexion, Religion catholique

Marcher pour la Vie ?

« Les droits de l’homme commencent dès l’origine » nous dit la banderole, et ce défilé de pancartes et slogans m’invite à me poser ces questions : La vie est-elle un droit à prendre et à défendre ? La vie n’est-elle pas d’abord un cadeau immérité à recevoir et à donner, un don mystérieux et insaisissable, indéfinissable ?

Besoin de réagir à cette « marche pour la vie » que certains effectuent chaque année. Avec un tel titre, difficile de ne pas cautionner et de ne pas aller défiler, et pourtant il y a comme un mensonge et une trahison, puisque les participants manifestent « pour » en étant d’abord « contre » : contre l’avortement, contre l’euthanasie, contre la PMA, contre la liberté des uns au nom du droit des autres (ce qui si l’on regarde bien est une équation insoluble du point de vue de la raison).

Au final ce n’est pas une marche « pour la vie », mais une marche pour les « extrêmes de la vie », afin de défendre une certaine vision de la vie humaine, « de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ».

Et c’est là que, personnellement, je trouve dommageable cette marche « pour la vie », car si l’on manifeste pour « l’extrême de la vie », on ne peut qu’attiser en retour « l’extrême de la mort »…

C’est mathématique et physique, les contraires s’attirent en vue de s’équilibrer, en une escalade symétrique.

Face à une frontière rigide, un mur sans porte que l’on érige pour interdire tout passage, et ce quelle que soit la situation, comment ne pas avoir envie de tout faire exploser pour contrer l’injustice de cette privation de liberté et de cette violente rigidité ?

Si l’on met un mur devant mes yeux, comment ne pas avoir envie de le franchir pour aller voir ce qui ce cache derrière, ce que l’on souhaite me cacher, ou ce contre quoi on prétend me protéger ?

C’est cela que je trouve triste et non ajusté… il y a une telle rigidité et imperméabilité dans la prise de position de ces défenseurs de la vie, que cela favorise l’extrême inverse et le développement d’arguments excessifs « pour l’avortement » et « pour l’euthanasie », nous faisant parfois aboutir à « tout est permis » en vu de contrer un « tout est interdit » ; ceci au nom de droits et de libertés, réelles et légitimes d’ailleurs, tant d’un côté que de l’autre ; et même voulus par Dieu lui-même puisque qu’Il nous crée libre de faire nos expériences, bonnes ou mauvaises, sans jamais nous retirer son Amour.

Alors comment comprendre que des hommes et des femmes, se revendiquant de Dieu lui-même, s’octroient le droit de décider où commence et où finit la vie, où commence le bien et où finit le mal, et ce de manière rigide, arbitraire et dictatoriale ?

N’est-ce pas se mettre au-dessus de Dieu et être plus royaliste que le roi ?

Et au lieu de réfléchir et de se demander comment honorer la vie dans son ensemble, et déterminer quelle est l’attitude la plus juste (ou la moins mauvaise) dans telle ou telle situation, on se retrouve obnubilé par le mur que d’autres ont érigé à notre place et qui vient titiller notre ego plutôt qu’éclairer notre conscience et notre âme.

Dieu créateur ne nous laisse-t-il pas libre de nos choix, de nos actes, et ce sans nous condamner, tout en restant à nos côtés lorsque nous sommes confrontés aux inévitables conséquences de ces mêmes actes ?

Cette vie et ces droits que nous défendons becs et ongles, avons nous conscience qu’ils ne sont qu’éphémères, qu’un passage relativement bref sur cette terre ?

Je trouve toujours surprenant que des chrétiens qui normalement croient à la résurrection des morts et à la vie éternelle, à un royaume qui n’est pas de ce monde, s’obstinent et s’acharnent à défendre une conception de la vie humaine, comme si cette vie se réduisait à nos corps mortels et à ce que nous en voyons ou percevons.

La Vie et l’Amour, c’est tellement plus qu’un embryon ou qu’un corps au bout du rouleau, même si, je le crois moi aussi, cette Vie et cet Amour créateur les traversent aussi.

Mais faut-il pour autant, au nom de cette Vie et cet Amour, en venir à haïr nos ennemis, à ne plus reconnaître en l’autre différent un frère et un ami, un tout proche en essence divine et en humanité ?

C’est cela qui me rend triste dans cette marche qui se dit « pour la vie » : la fracture qu’elle érige entre nous, nous invitant à la combler d’un mur d’incompréhension, de haine et de violence, au nom même de l’Amour et de la Vie.

Si nous allons tous au bout de nos droits et de nos libertés, au bouts des droits et des libertés de ceux des autres, en revendiquant de les appliquer et qu’ils soient respectés, nous ne pouvons au final que tous nous entretuer.

L’Amour c’est aussi accepter de ne pas revendiquer ses droits légitimes, accepter d’exercer sa liberté autrement, en accueillant l’autre tel qu’il est, même quand cela va à l’encontre de mes valeurs, et même de « La Vérité », tout comme Jésus-Christ l’a fait en acceptant de mourir sur une croix, bafoué et humilié, en prononçant ces mots : « Père, pardonne-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Aller jusqu’à l’extrême de l’Amour, qui ne l’oublions pas suscite aussi en retour, non pas la haine qui n’est que de l’amour en colère, mais l’extrême indifférence, souvent bien difficile à accueillir pour notre petit moi en mal de reconnaissance …

La VIE à laquelle Dieu nous invite et dont Il veut nous combler, la Paix et l’Amour qu’il nous invite à recevoir et à donner, à construire et à partager, me semble assez éloignée de ces petits combats « pour » ou « contre » que nous menons les uns et les autres, les uns à la place des autres, les uns contre les autres…

Jésus dit: « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 34-35).

Merci de m’avoir lue

Elisabeth Cécile

Crédit photo de l’article :

GEOFFROY VAN DER HASSELT VIA GETTY IMAGES

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2019, un an tout neuf 🤗

Je nous souhaite à tous et toutes une belle année 2019 !

Un an tout neuf,

Comme une promesse de vie, de paix, de joie et d’amour,

Au milieu de nos éventuelles nuits.

Une promesse de vie qui transperce et brise

Nos carapaces de tristesses et de solitudes,

de peurs et de certitudes…

Sans jamais oublier que si le grain tombé en terre ne meure,

Il ne peut porter du fruit !

En se souvenant que pour devenir papillon,

La chenille doit quitter son cocon !

N’ayons pas peur de ce qui nous bouscule et nous transforme,

Nous échappe et nous met à nu,

nous laissant pauvre, fragile et impuissant…

Car tel est l’enfant qui vient de naître et s’ouvre à une vie nouvelle !

Rien ne dure éternellement…

L’enfant deviendra un adulte puissant,

Pour finalement finir en vieillard chancelant et dépendant,

À l’image d’un nouveau-né sur lequel il faut toujours veiller !

Comme pour nous dire que rien n’est jamais acquis,

Et que tout est toujours à découvrir,

À recevoir et à donner,

Puis encore à recevoir…

La vie est mouvement !

Un va-et-vient permanent,

De fleurissements en flétrissements,

De mûrissements en putritude,

De décrépitudes en nouvelles germinations et floraisons.

Et là où l’eau se tarit d’un sommet,

Elle jaillit en torrent d’un autre côté,

Au rythme des saisons de chacun,

Dans le grand jardin de l’univers,

Au coeur du visible et de l’invisible,

Dans flot des mots qui parfois sont nos maux,

Mais surtout dans l’indicible de tout ce qui vit !

Alors, quelles que soient nos saisons pour 2019, je nous souhaite de les vivre pleinement et intensément 🤗

Paix et Bien à vous

Elisabeth Cécile

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Développement personnel, Méditation Poésie Réflexion, Photos

Gratitude automnale ou grogne sociale ?!

Il y a des moments dans une vie plus faciles que d’autres, et en cette période où la lumière s’amenuise au fur et à mesure que nous nous avançons lentement et doucement vers l’hiver, je me sens plutôt triste et fatiguée, découragée et perdue, un peu désorientée.

Tant de choses qui faisaient sens pour moi (dans mon métier, ma vie de catholique et de citoyenne, dans ma famille) perdent leurs couleurs d’origine, se fissurent et se craquellent, et s’en vont une à une, balayées par le vent, comme les feuilles au vent d’automne. Et je me sens de plus en plus vulnérable de cette progressive mise à nue, même si le dépouillement se fait en douceur, bien différemment des tempêtes passées. Lire la suite

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Addictologie

Novembre : nouveau mois, nouveau défi santé !!!

Ici en France c’est le « Moi(s) sans Tabac » (3ème édition seulement) et plusieurs se lancent dans l’aventure, aidé(e)s ou non par des collègues à moi.

Ne travaillant pas cette année, j’ai quand même envie de m’associer à l’aventure, histoire de booster l’affaire et de participer à cette belle énergie 💪🏼

Ne fumant pas (je ne peux avoir tous les vices, et puis c’est plus crédible en étant tabacologue 😅) j’ai décidé de relever le défi sur ma drogue à moi -la nourriture- en choisissant de nourrir mon corps d’une autre manière : au lieu de craquer sur les crèmes desserts, je choisis de nourrir chaque jour mes pieds et mon visage (enfin dans l’autre sens plutôt !) en les hydratants de bonnes et odorantes crèmes parfumées, car j’avais un peu lâché l’affaire avec l’été 🤗

Et vous, c’est quoi vos défis ??!!

Elisabeth Cécile

Ps. Faudrait savoir, Novembre c’est Santé (Sans Thé!) ou sans Tabac ?! 😅

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Méditation Poésie Réflexion, Religion catholique

TOUS SAINTS ?!

J’ai toujours eu du mal avec cette fête, beaucoup de mal à la voir comme une fête en réalité. Et elle m’a toujours paru comme une joie forcée.

Quand j’étais plus jeune, je pestais contre les catholiques de circonstances qui me semblaient gâcher la fête en venant pleurer leurs morts alors que nous étions censé fêter la joie du ciel (et ne pleurer que le lendemain !)

En cela j’imitais nombres de mes frères et sœurs dans la foi, même si je leur reprochais aussi leur manque de compassion envers toutes ces familles en deuil.

Mais cela c’était avant, avant que je comprenne qu’il est normal et sain d’être triste et de souffrir de la séparation d’avec ceux qui nous ont précédés, que ces temps de passages, de larmes et de souvenirs sont indispensables, Lire la suite

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Le Christ : Tête ou Coeur ? ou comment restaurer notre visage de l’intérieur ❤️😍

Je ne peux m’empêcher de croire que si l’apôtre Paul avait été une femme, dans son analogie de l’Eglise et du corps humain, il aurait parlé du Christ Coeur et non du Christ Tête ! Car si le cerveau est indispensable à la bonne marche du corps, sans la pompe du coeur qui ne cesse jamais de battre tant qu’on est vivant, le corps et en particulier les organes vitaux, ne sont plus irrigués ni vivifiés.

D’ailleurs c’est du Coeur Transpercé du Christ que jaillissent le sang et l’eau et que naît l’Eglise, et c’est dans Son Coeur que le Sacerdoce de tout prêtre prend sa source. Lire la suite

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