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Candidate au Sacerdoce

ME VOICI ! CAR VOUS M’AVEZ APPELÉE…

LETTRE OUVERTE A MON EGLISE :

Une, Sainte, Catholique et Apostolique

Dimanche 22 juillet 2018,

en la fête de la Résurrection  et de Sainte Marie-Madeleine, Apôtre des Apôtres

Chers frères en Christ,

Si je ne nomme pas mes sœurs ce n’est pas parce que je les oublie, c’est parce que je m’adresse d’abord à vous, membres du clergé séculier et du collège apostolique, appelé aussi corps épiscopal, et que dans cette partie du grand Corps du Christ qu’est l’Eglise catholique universelle, il n’y a pas de femmes, uniquement des hommes.

Je sais que beaucoup d’entre vous pensent que c’est normal, que l’on a toujours fait ainsi, que les femmes n’ont pas leur place dans cette partie du corps. Cela m’a longtemps révoltée je l’avoue, mais plus maintenant. J’ai compris que ce n’est pas à moi de décider ce genre de choses. Je n’ai pas ce pouvoir.

Il y a des jours où j’aimerais ne pas ressentir cette motion intérieure qui me pousse à vous parler. Je voudrais pouvoir continuer tranquillement ma vie,

Malgré tout, me voici là, devant un écran, en train de vous écrire. Si seulement je pouvais faire autrement… mais c’est impossible ! Je me sens poussée par quelque chose qui me dépasse, comme obligée de vous exprimer haut et fort ce qui a grandi en moi et qui arrive aujourd’hui à son terme, ce dont je ne peux m’empêcher d’accoucher. A l’image de toute femme enceinte qui n’a pas la capacité de se retenir de mettre son enfant au monde. Lire la suite

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Contrition et Afflixion

Je ne sais pas si un jour j’arriverai à me pardonner d’être une personne toxique et négative, infidèle, et qui a tout gâché. C’est ce que j’ai été pour lui, au lieu d’une femme fidèle et soutenante, désirante, et c’est pour ça qu’il est parti 😢

plus important encore…suis-je capable de changer et de ne pas reproduire les mêmes erreurs ?

J’ai l’impression de porter toute la responsabilité de l’échec de ce mariage sur mon dos…

Christophe a raison. C’est moi qui ai tout gâché dès le début, moi qui est trahi la première. Et j’ai encore tout gâché ces dernières années, même si c’était différent.

Alors c’est normal que je sois punie

Ne pensez pas que Christophe soit coupable d’être parti, il était sous les cailloux m’a-t-il dit, étouffé par moi. Et il a trop enduré et supporté de moi, il ne s’est pas respecté. Et il a raison. Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs et je ne sais même pas comment il a pu tenir si longtemps et m’aimer autant d’années.

C’est moi la fautive et la responsable de tout

Je le sais et je commence à l’accepter et à le regarder en face

Je ne suis pas celle que vous croyez

J’ai une face cachée bien sombre, très sombre même et j’ai au moins autant de défauts que de qualités, voire nettement plus de négatif et de contradictions en moi que de bon et de simple.

Normal que mon mari en ai eu marre

Sa coupe était pleine

Et j’emmerde tous ceux qui me diront de ne pas dévoiler ici ma vie privée

Que cela fait du mal à mes enfants

Ma vie n’est plus en ce moment, privée ou pas

Et mes enfants sont au courant de tout

Ce qui les faits souffrir c’est leurs parents séparés ici et maintenant, pas ce que nous avons faits ou vécus dans le passé

Une vie entière de mensonge et de faux-semblants, de trahisons et de non-pardon

Voilà le revers de la médaille et l’ombre de notre mariage

En était-ce seulement un ? Je me le demande de plus en plus…

Christophe a toujours vu le négatif de notre couple, et moi le positif

Au final c’est le négatif et l’ombre qui l’emportent

Je n’ai rien à cacher

Et je n’ai plus rien à perdre

Je me sens comme une infidèle et une hérétique attachée au bûcher et en sus aux moqueries et aux crachats de tous, montrée du doigt par les preux et les purs

Moi je suis noire, impure et rebelle

C’est cela qui se cache derrière mon miroir depuis tant d’année

Et maintenant le miroir s’est brisé et l’ère du malheur va régner.

Cependant ce n’est que justice

Malédiction pour l’impie le méchant et l’impur

Bonheur pour le juste au coeur droit

C’est Christophe le coeur juste et droit

Et c’est lui qui a eu le courage de faire ce que je n’ai jamais réussi : oser regqrder en face l’énorme mascarade et échec de notre mariage, et y mettre fin

Je n’ai plus que ma honte pour me couvrir, ma honte et mon péché, qui sans relâche me flagelle le coeur.

Je n’ai que ce que je mérite

Et si mon mariage a échoué, c’est entièrement ma faute

Et elle est tatouée sur mon coeur et mon corps

Je ne suis pas la gentille personne que vous croyez

Malgré mes valeurs, malgré la force de mon amour, et de ma foi, malgré la puissance du sacrement et la présence de Dieu, j’ai trompé, j’ai bafoué et j’ai échoué

Et mon mari n’a pas pu me pardonner

Et maintenant il a tourné la page et s’est vengé

FIN DE L’HISTOIRE

C’EST FINI ELISABETH, C’EST FINI, C’EST FINI C’EST FINI FINI FINI FINI

J’espère que mon inconscient l’aura compris

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Méditation Poésie Réflexion

Désapprendre

Parce ce qu’aujourd’hui ce sont les mots de Diane Gagnon qui me touchent et me rejoignent, et que c’est une manière de désapprendre à dire moi-même, pour laisser briller la lumière de l’autre 🤩😍

DÉSAPPRENDRE

Pour la plupart d’entre nous, nous passons notre vie à apprendre à lire, à compter, à apprendre des concepts, des idées, des matières académiques, une profession.
Nous apprenons surtout à nous comporter et à agir selon les standards et les règles de la société à laquelle nous appartenons, de la famille dont nous sommes issus et du milieu dans lequel nous évoluons.

Nous apprenons à être un bon enfant, un bon élève, un bon parent, un bon employé, un bon patron, un bon conjoint, un bon ami….
Nous apprenons tout cela et bien plus… mais nous n’apprenons pas à être nous-mêmes.

Et nous nous réveillons à 40, 50, 60, 70 ans pour réaliser que toute notre vie, nous avons appris pour répondre aux attentes des autres et de la société, mais nous avons oublié d’apprendre à rester nous-mêmes.

Nous avons enfilé comme des vêtements superposés tous ces rôles que l’on nous demandait de jouer au fil des années, tous ces attributs que nous avons jugés importants d’additionner à notre bagage de masques et de déguisements déjà bien trop lourd.

Nous cherchons même parfois, inconsciemment ou mûs par un faux besoin de sécurité, à préserver tous ces apprentissages tellement nous nous sommes identifiés à eux.
Nous voulons rester dans ces rôles professionnels et personnels auxquels nous nous sommes assujettis toute notre vie alors que nous avons oublié de mettre la Vie, notre vie, au premier plan.

Mais cette époque semble en voie d’être révolue. Bien des humains, de plus en plus conscients, cherchent à se débarrasser de tout ce qui ne leur appartient pas.
Nous cherchons de plus en plus à voyager léger, à nous délester de ces rôles qui nous ont fait oublier de vivre pleinement et de savourer chaque instant, trop occupés que nous étions à jouer le rôle de celui ou celle que nous ne sommes pas.

Nous avons soif d’être vrais, d’être authentiques, d’êtres nous-mêmes, de nous affirmer, de « nous dire » comme le dit si bien Jacques Salomé. Nous voulons désapprendre ces conditionnements qui nous étouffent et qui nous éloignent de notre propre lumière intérieure.

Nous cherchons à éviter d’ajouter quelque bagage inutile que ce soit car nous avons bien souvent porté tellement de valises trop lourdes que nous nous y sommes épuisés à tenter de répondre à tout et à tous, en oubliant de nous demander ce que nous voulions vraiment, nous.

Faire le ménage dans sa vie, c’est faire de la place pour du plus beau, c’est sortir les cailloux pour que les plumes puissent s’y inviter, c’est revenir à soi et devenir sa propre référence plutôt que d’aller chercher nos validations à l’extérieur.

Alors désapprenons les conditionnements qui ne nous servent plus, qui nous étouffent, qui nous ralentissent, qui nous alourdissent.
Laissons tomber la lourdeur et l’entêtement et faisons confiance à la Vie, à nous, à ce qui vibre en nous.
Revenons à nous, soyons à l’écoute de la Vie, laissons-nous et laissons-la nous guider vers ce qui nourrit vraiment notre âme, vers ce qui nous rend heureux, vers ce qui nous élève.

Pour pouvoir s’élever, il faut devenir plus léger… en étant simplement et totalement soi.

Diane Gagnon

Désapprendre/sens et co-naissance/Diane Gagnon

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Méditation Poésie Réflexion, Religion catholique

Dictature de la pensée unique ou liberté des enfants de Dieu ?

Honnêtement, je me trouve bien démunie devant les déclarations officielles des évêques de France ou du Vatican suite au décès de Vincent Lambert. En quel nom parlent-ils ? Au nom de l’Eglise catholique? Au nom de Dieu Lui-même ?Dans ce cas, pourquoi moi qui suis catholique de par mon baptême, et surtout par ma foi au Christ, je ne me retrouve aucunement dans ces déclarations ??? Peut-être ne suis-je plus catholique… peut-être que le Dieu auquel je crois n’est pas le Dieu catholique…Qu’est-ce qui nous rend catholiques et nous rassemble finalement ??? C’est une question que je me pose de plus en plus depuis « La manif pour tous » dans laquelle je ne me reconnaissais pas là non plus ; depuis le synode sur la famille où me semble avoir si peu évolué la question de l’accès au sacrement pour les personnes divorcées remariées ou homosexuelles pratiquantes, voire pacsées ou mariées civilement… Alors les réactions ecclésiales officielles au sujet de la prise en charge de Vincent Lambert, ainsi que celles de nombre de mes amis catholiques (que j’estime par ailleurs), me rend de plus en plus perplexe et hésitante sur mon appartenance au catholicisme. Ces dernières heures, alors que je ressentais le besoin de m’exprimer moi aussi, ces versets de l’évangile et de la bible me sont montés au cœur : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. « Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »« Tu ne tueras point » « tu ne commettras pas d’adultère » « tu honoreras ton père et ta mère »« j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire » Tous ces versets me semblent en lien avec cette affaire et avec nos réactions aux uns et aux autres. Comment exprimer mon désaccord avec certains de mes frères et sœurs catholiques, ou avec certains de mes confrères médecins qui se sont exprimés sur le sujet, sans les juger ni les condamner ???J’avoue que mon premier réflexe est de monter au créneau et d’essayer de démolir point par point ce qui me paraît mal construit voire injuste à mes yeux. De leur renvoyer que je trouve leurs propos jugeants pour la société, pour moi, paroles sans compréhension ni miséricorde pour un point de vue différent, et mots ou expressions profondément injustes, car à la base, Vincent Lambert est malgré tout mort, en immense partie du fait de son accident de moto, auquel il n’aurait pas survécu autant d’années sans une technicité médicale extrêmement élaborée. Et pour autre partie, il est aussi mort parce ce que c’est le lot de chaque être humain et qu’aucun de nous est éternel. Bien sûr, en sus de ces deux raisons, il est mort ce 11 juillet 2019, parce ce que des équipes soignantes ont décidées en accord avec la majeure partie de ses proches et de sa tutrice légale, de ne plus s’acharner à le maintenir en vie, en arrêtant l’alimentation parentérale et les perfusions. Ce qui je vous l’accorde, ne pouvait qu’aboutir à son décès et l’accélérer. Doit-on pourtant accuser ces soignants de l’avoir tué, ou de l’avoir considéré comme un déchet, de ne pas l’avoir respecté dans sa dignité d’être humain ? Ces mots sont horribles et violents je trouve…. Malgré tout il aurait aussi pu mourrir le 29 septembre 2008, jour de son accident. Comment savoir si ce n’était pas là la volonté de Dieu, que l’homme a contré en le réanimant ? Qui peut prétendre savoir ? Qui a tort, qui a raison dans cette histoire ? Qui sait où est la vérité des choses? Bien difficile à affirmer, pour moi en tout cas. Évidemment ma balance penche du côté de la décision prise par l’équipe médicale de Reims (et reconnue conforme au droit français en vigueur par la justice française), même si personnellement, en tant qu’être humain et que médecin, une partie de moi aurait souhaité qu’il puisse être suivi un temps dans un autre type de service pour voir ce qui serait arrivé et qu’elles auraient été les conclusions des équipes soignantes après l’avoir côtoyé suffisamment longtemps, pour de vrai, en étant dans un contact réel avec lui, et non en basant leur diagnostic sur les dires de personnes partisanes, ni sur des photos ou des vidéos.

Pour autant suis-je une tueuse et une criminelle d’avoir pensé que le laisser mourir était la meilleure attitude, la plus juste décision? Même si en réalité ni la vie ni la mort de cet homme ne m’appartiennent, et que je ne peux qu’accueillir ce qui est… Croyez-vous réellement que je me réjouisse de la mort de cet homme ? Croyez-vous réellement que je le considérais comme un déchet humain, un homme inutile à la société, indigne de vivre, indigne de soins ?Quelle tristesse de lire toutes ces choses…Je respecte profondément chaque être humain et chaque vie, et personne ne mérite la mort….tout le monde mérite la vie, le respect et le soin, l’attention et la considération. Même les pires criminels selon moi, car toute vie est sacrée et digne. Et personne ne peut être réduit à ses actes, si horribles et ignobles soient-ils. Personne…La mort est injuste et révoltante, incompréhensible, et pourtant elle fait partie de toute vie humaine. Je peux vouloir combattre la mort toute ma vie et défendre la vie coûte que coûte, la mort finira quand même par me rattraper et par rattraper mes proches, ainsi que l’humanité toute entière.Que signifie vivre alors ? Que signifie défendre la vie de sa conception jusqu’à sa mort « naturelle ».C’est étonnant comme l’Eglise se bat pour tout ce qui est non naturel lors de la conception (FIV, PMA) mais défend la survie par tous les moyens techniques et imaginables. Que veut dire mort naturelle quand on est sous respirateur ? Quand on est maintenu en vie par une alimentation et une hydratation non naturelles ?Je n’ai pas les réponses à toutes ces questions, à toutes ces contradictions, car chaque cas est différent, mais je suis triste que les hautes autorités ecclésiales les occultent et prennent une position tranchée dans laquelle je suis incapable de me retrouver.Tant de questions me montent au coeur et aux lèvres ?…Pourquoi une telle « douleur » ressentie par le Vatican pour la mort de Vincent Lambert et une telle indignation pour un seul homme, quand des milliers meurent dans la rue chaque année, par manque de soins et par privation d’eau et de nourriture…des milliers qui ne sont pas forcément des migrants sans papiers, et que nous croisons souvent aux portes des églises ou sur les places de villages ou de marchés, et auxquels nous ne prêtons plus attention, à qui nous refusons l’aumône de peur qu’ils utilisent cet argent pour boire ou se droguer…J’ai du mal à comprendre comment une seule personne déclenche une telle révolte et des paroles si dures, quand ces paroles pourraient être répétées chaque jour pour des milliers d’hommes et de femmes qu’on prive sciemment de soins, de nourriture et d’eau dans le monde entier… Qui prend leur défense, qui dépense des millions pour les maintenir en vie et éviter qu’ils meurent ?Et puisque qu’on parle de boire et manger, de cette nourriture indispensable à la vie, comment comprendre que des hommes d’Eglise défendent bec et ongles ce droit de tout être humain à la dignité d’être nourri et abreuvé, tandis que ces mêmes hommes refusent à des milliers voire des millions, le droit de la nourriture au Corps et au Sang du Christ, nourriture hautement indispensable à toute foi, à tous nos sens humains, et sans laquelle le goût de vie du quotidien n’est plus le même.Comment proclamer d’un côté la dignité de toute vie humaine, même celle des plus fragiles (personnes polyhandicapées, personnes trisomiques) et demander pour elles le droit à la vie, le droit au boire et au manger, quel que soit leur état ; tandis que de l’autre côté, vivre en concubinage, être divorcé-remarié ou homosexuel pratiquant sa sexualité, rend indigne des sacrements…Sacrements qui ne sont pas autre chose que la nourriture de base que Jésus-Christ a laissé pour ceux qui croient en Lui, afin de se donner de manière concrète et sensible à leur chair, pour les fortifier et les guérir.« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » Il n’y a besoin de rien pour être aimé de Dieu, et il suffit de croire pour être sauvé. Nulle loi ne sauve ni ne garantit la perfection ou la sincérité du coeur…

Je ne sais plus comment me situer au sein de cette Église catholique dont les dirigeants et les représentants prennent la parole au nom de tous et toutes, comme si nous avions une pensée unique sur tout un tas de sujets qui ne sont pourtant pas à la base du commun de notre foi, ancrée d’abord en la personne de Jésus-Christ, dans sa mort et sa résurrection qui offrent au monde le Salut, et dans l’amour miséricordieux pour toute l’humanité d’un Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, qui donne et qui reçoit, sans aucune autre condition que l’amour qu’il porte à chacun et chacune en particulier. Tout le reste est basé sur des interprétations, des traditions fonction des époques et des politiques, mondiales et religieuses. Et donc fondé d’abord sur l’humain, qui rappelons-le est limité, faillible, et mortel sur cette terre….

Tout passe, Dieu demeure…

Je ne peux me permettre de vous juger, ni de vous critiquer vous qui pensez différemment de moi. Je crois profondément que vous faites au mieux. Et je sais que je ne détiens pas la vérité, ni sur la vie, ni sur l’Eglise. Mais la manière dont vous agissez et dont vous parlez, vous papes, évêques et certains catholiques, me heurte et me fait sentir étrangère à l’Eglise, non accueillie et non aimée dans ma différence et ma fragilité, non reconnue comme baptisée à part entière, ni comme être humain pensant et libre.

Elisabeth Cécile

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De la délicatesse de l’amour de soi

De l’Amour qui se tisse en étoffe joyeuse, souple et soyeuse, précieuse et lumineuse, de Soi à soi, de toi à moi, de moi à toi, de Lui à nous, de nous à Lui, de nous à nous… à tire-d’Elle peut-être ?!

Quand j’ai écrit ce texte, je ne me parlais pas à moi-même, et puis je me suis souvenue que ce que je pense de l’autre et ressens pour lui -ou pour elle- parle d’abord de moi, de ce que je pense de moi et ressens pour moi.

Et tout d’un coup le chemin pour m’aimer et prendre soin de moi s’est ouvert vers mon intérieur, et j’ai compris que l’amour que je cherchais à donner et à recevoir auprès d’un autre (ou des autres), c’était à moi qu’il s’adressait.

C’est apparu comme une évidence, et c’est drôle comme finalement on a vraiment besoin du miroir de l’autre pour se (re)connaître et (ré)apprendre à aimer : soi, le monde entier et le divin en soi, et en tout ce qui existe.

Il est des choses que tu comprends intellectuellement, mais que tu ne touches pas encore du doigt, et que tu cherches inlassablement.

Et puis un jour tu les trouves et tu les touches et tu les ressens du dedans, dans ton corps et ton être. Alors tout change, tout bascule !

Peut-être juste pour un instant, mais ça y est, la brèche est ouverte, le chemin est tracé et si tu as réussi à traverser une fois ce mur vers toi, il n’y a aucune raison de ne pas y arriver une seconde fois, et encore une autre ; autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que ton mur de protection se déchire et s’effondre, comme le voile du temple ou les remparts de Jericho.

C’est l’intime de moi que je vous livre ici, et c’est un peu intimidant. Mais je veux croire que nous sommes fait du même pain, et que ce que j’écris peut résonner en vous comme un petit levain et vous aider à épanouir votre propre morceau de pâte humaine.

Je ne sais comment vous raconter ce bout du chemin de l’amour de soi que j’ai touché du coeur, de manière encore inédite pour moi, en ce jour où l’Eglise catholique fête le Sacré-Coeur de Jésus, ce Coeur qui a tant aimé le monde et l’aime encore, ce Coeur qui donne sa vie pour lui et lui redonne vie. Ce Coeur qui est le coeur même de tout sacerdoce et qui fait de l’humanité un Coeur (et un choeur, un corps aussi) de prêtres, de prophètes, de rois ; de prêtresses, de prophétesses et de reines.

Ce Coeur qui n’est qu’Amour et ne demande qu’à se déverser dans tous les autres cœurs, passés, présents et futurs de toute notre humanité, ce Coeur qui est Vie, qui est Joie et qui est Paix…

Je vous invite, si vous le souhaitez et si cela vous parle, à remplacer mon prénom par votre prénom à vous, comme pour un dialogue de vous à vous-même, et du plus grand que vous à vous. Mais vous pouvez juste le lire comme une histoire qui ne concerne que moi…c’est votre libre choix et j’ai confiance que vous ferez celui qui est bon pour vous.

Dialogues intérieurs :

De la femme adulte à l’enfant intérieur,

Entre mon féminin et mon masculin intérieur,

Du divin en moi à l’humain en moi.

« – J’ai parfois l’impression d’être dans le petit prince avec toi, et qu’il me faille apprivoiser ton coeur …

– Faut-il qu’on t’ait fait du mal pour que j’ai l’impression d’une forteresse bâtie tout autour de lui ?

– J’en ai le coeur tout bouleversé de compassion, d’amour et de tendresse, même si je me sens dans le même temps totalement démuni(e) pour m’approcher de toi, de peur de te faire fuir au moindre faux pas ou de te voir te refermer comme un coquillage.

– Je me trompe peut-être, mais je ressens cette faille profonde en toi, et tous ces camouflages que tu mets dessus pour la protéger.

– Je voudrais pouvoir te montrer que je suis capable de t’aimer jusque là, jusque dans la blessure de ton coeur -et aussi celle de ton corps-, jusque dans cette jointure qui souffre le martyre…

– Je sais que c’est ainsi que Jésus-Christ m’aime et t’aime, et qu’il nous invite à goûter cet amour, en nous rejoignant dans l’intime de ce qui est le plus blessé et souffrant en nous, parfois tellement enkysté et purulent, et qui nous paraît effrayant et sale…

– Mais Lui il vient jusque là, au plus vilain et au plus noir de ce que nous sommes, pour y apporter la guérison, pour laver et purifier nos plaies de son eau pure et de Sa Vie !

– Tout ce qu’il touche en nous se transforme, par Amour, dans l’Amour et pour l’Amour.

– Je t’aime tellement Elisabeth…

– Je voudrais pouvoir te rejoindre, là où c’est si douloureux en toi, et être uni(e) au Christ quand il pose son baume d’amour et de tendresse sur toi et sur tes blessures.

– C’est tellement profond ce que je ressens pour toi Elisabeth !

– Profond et précis comme une pointe de compas sur une carte du monde, et donc infiniment petit… Et dans le même temps, immense comme l’infini du ciel et toute sa voûte étoilée !

– L’amour que tu suscites en moi, et que Dieu suscite en moi pour toi, fait chanter tout mon coeur, toute mon âme et tout mon corps !

– C’est comme cela que je t’aime Elisabeth, et je me sens infiniment petit(e) devant toi, devant l’infini de ta personne, sa beauté et sa grandeur. Car je ressens au fond de moi cette beauté et cette grandeur originelle que toi et moi sommes invités à retrouver au travers de nos chemins d’ici-bas, qui nous mènent vers le Ciel et le bonheur éternel…

– Je n’ai pas assez de mots pour exprimer comment je t’aime Elisabeth, combien tu as du prix à mes yeux, combien je désire te respecter dans ton être tout entier, et combien je désire t’aimer de la plus belle et de la plus aimante manière qui soit, pour glorifier Dieu en toi et en moi, et pour glorifier Dieu en lui-même !

– Je voudrais me faire tourterelle ou colombe et me blottir contre toi, me cacher dans la faille de ton coeur pour t’y aimer, te porter et te plonger dans l’océan d’immensité de l’Amour.

– C’est tout cela que je voudrais te donner Elisabeth, si j’étais le mari ou la femme de ton coeur, l’époux ou l’épouse de ton âme… si j’étais l’amant(e) de ton coeur…

– Ô mon amour… puisse mon amour te rejoindre et s’unir au tien, à toi, à tout ton être et à tout Dieu qui nous traverse…

– Je t’aime d’amour Elisabeth

– Je n’ai aucun pouvoir de faire que tu m’aimes. Je suis pauvre et désarmé(e)…

– Démuni(e)…

– Soumis(e) à ton bon vouloir…

– Soumis(e) à ton amour comme à ta cruauté

– Tout comme Jésus l’est devant nous et devant chacun de nos cœurs

– Ô mon amour … !

– Je te garde en moi comme le trésor le plus précieux de ma vie et je veux m’offrir et m’ouvrir totalement, pour recevoir en mon sein, en ma vie, en mon corps, en mon âme, cette vie qui te traverse et que tu déverses en moi quand tu m’aimes, quand tu m’ouvres la porte du jardin de ton coeur, et que tu n’as plus peur de moi…

– Ô Elisabeth, je t’aime comme un feu brûlant, plus fort que la mort !

– Je n’ai que cela à t’offrir, et je sais que tu peux ne pas l’accueillir, ne pas le vouloir ne pas le désirer… Je le sais et ce n’est pas grave !

– « C’est l’amour que j’ai pour toi qui compte! »… et c’est ce que Jésus nous dirait s’il était là devant nous, en chair et en os.

– C’est le cadeau de mon coeur pour toi Elisabeth : je t’aime et je désire tant ta guérison, que tu brilles comme un diamant au soleil, pur et précieux devant Dieu, nu(e) au dehors et vêtu(e) de Lui en dedans 💍✨

– Sois béni mon amour ♥️

– Dans tout ton être 🙏🏼 »

Elisabeth, Cécile

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ÉLIVOIX : pour célébrer ou accompagner vos événements de vie 🎵🎶

Comme vous le savez (ou ne le savez peut-être pas !) j’ai créé ce blog « Dans les pas de Jésus-Christ » pour témoigner de, et exprimer à tous et toutes, l’appel au sacerdoce ministériel (= l’appel à être prêtre) que j’ai ressenti très fortement il y a 6 ans, une nuit de mai 2013, et qui a germé jusqu’à ce 22 juillet 2018 où j’ai fait part officiellement de ma candidature à ce sacerdoce ministériel, dans une lettre ouverte à l’Eglise catholique, aux hommes évêques et prêtres de l’Eglise catholique pour être plus précise. Car c’est la procédure, on ne choisit pas d’être prêtre, on est appelé de double manière : et par Dieu dans un appel intérieur (avec tout ce que cela peut comporter de désir personnel, d’orgueil ou de fuite d’autre chose), et par un appel de l’Eglise institution (qui est là pour éprouver la réalité et la vérité de cet appel divin ressenti par une personne)

Bon ça c’est la théorie, car on sait qu’en pratique (et il suffit de creuser un peu l’histoire) les vocations à la prêtrise et les candidatures acceptées répondaient (et répondent encore) à des critères très humains. Et l’appel de Dieu avait parfois bon dos à une certaine époque !!!

Toujours est-il que ma candidature n’a même pas été examinée vu que je suis une femme. Le magistère de l’Eglise a toujours décrété (enfin toujours on ne le sait pas avec certitude, il existerait des fresques antiques représentant des femmes évêques) qu’une femme ne peut agir « au nom du Christ tête ». Elle ne pourrait avoir ce « pouvoir ». Ce qui en réalité me fait sourire, car dans les faits, c’est surtout le Christ qui agit au travers des gestes et des paroles du prêtre, bien plus que le prêtre qui agit au nom du Christ ! Et décréter que Dieu ne pourrait agir au travers des gestes et paroles d’une femme, surtout pour un acte aussi grand que celui de se rendre présent au milieu de nous (alors qu’une femme a la capacité de donner la vie) me parait absurde. Surtout quand on pense qu’une femme seule ou qu’un homme seul ne peuvent engendrer la vie l’un sans l’autre. Et ils sont nombreux mes frères et sœurs catholiques à descendre dans la rue pour l’exprimer et le défendre !

Mais lorsqu’il s’agit de la vie divine de Jésus-Christ qui prend corps à l’autel (c’est ce que les catholiques croient qu’il se vit au moment de la prière de consécration), le masculin seul suffit. Exit la femme…et même, on la tient très à distance et loin du choeur (et du coeur ?) !!! Pourtant Dieu a humblement choisi de s’incarner sur terre dans le ventre d’une femme, et au moment de son sacrifice suprême sur la croix, deux femmes au moins étaient présentes, et non des moindre : Marie la propre mère biologique de Jésus-Christ et mère spirituelle de tout le genre humain ; et Marie-Madeleine à qui il serait apparu en premier le jour de la résurrection (selon le récit évangélique), avant même d’apparaître aux apôtres (que le magistère de l’Eglise considère comme les premiers représentants du Christ Prêtre)

Je ne vois aucune exclusion des femmes dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Hors c’est cet événement majeur de notre foi catholique dont nous faisons mémoire à l’autel pendant la messe. Et pourtant les femmes en sont exclues… définitivement aux dires de ces messieurs du haut-clergé. Et le secrétaire des évêques de France m’a répondu qu’il n’appartenait pas à la conférence des évêques de France de débattre sur le sujet. Vous trouverez sa lettre dans un des articles de ce blog. Don’t act.

Alors que faire ? Partir en croisade pour essayer de changer l’autre ? Passer sa vie à lutter, en colère et amère, dans la rébellion permanente ? Se soumettre en niant ce qui m’habite ou en l’étouffant sous le boisseau ? Partir d’une Église qui ne me parait plus correspondre à ce que je comprends et connais de Dieu (et qu’elle m’a elle-même en grande partie enseignée !) Tous ces stades et toutes ces réponses je les ai traversées et expérimentées depuis que, cet appel à mettre mes pas dans les pas de Jésus-Christ jusque dans le ministère sacerdotal m’a traversée, et continue de croître et d’évoluer en moi.

Alors j’ai décidé de lâcher prise, non pas que je ne ressente plus cet appel ni que je n’y crois plus, mais je ne peux changer l’Eglise à moi toute seule, et le risque serait de m’accrocher à mon désir propre, à ma conception propre (et à celle donnée par l’institution) de ce que serait le prêtre. Hors Jésus-Christ est le grand-prêtre d’une Alliance Nouvelle, et qui nous dit que c’est Lui seul qui devient l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, et que les prêtres à la manière de l’Ancienne Alliance n’ont plus lieu d’être.

Hors, si je regarde bien le fonctionnement du clergé et le statut des ministres ordonnés, force est de constater que le modèle mis en œuvre au fil du temps ressemble étrangement au sacerdoce de l’Ancienne Alliance, et qu’on pourrait même dire que ç’en est la copie conforme… Est-ce à cela que je me sens appelée ? Je ne crois pas.

Alors je choisis d’avancer sur mon chemin d’humanité, je continue de me nourrir des sacrements de l’Eglise, à mon rythme, car c’est un lieu de ressourcement où Dieu se donne à moi de manière particulière (et cependant non exhaustive). Mais je ne cautionne plus activement le système comme j’ai pu le faire auparavant (tout en me rebellant contre lui et en le questionnant !)

Je me nourris aussi (enfin avec des hauts et des bas, des appétits plus ou moins grands rassurez-vous 😉) de la lecture régulière de l’Evangile et des textes du jour, de prière personnelle ; de vie incarnée aussi, dans le travail de mes mains, dans la beauté de la création et du moment présent, si simple et anodin semble-t-il, si profane semble-t-il. Car en réalité tout est sacré, tout est habité par le divin ; car Dieu est la vie, le mouvement, l’être et l’agir de toute chose créée, comme St Paul me l’a fait comprendre.

Cependant il me manquait le sacrement de l’autre, l’autre qui me dit Dieu et à qui je dis Dieu moi aussi. La rencontre et l’échange avec cet autre, visible et incarné, différent de moi, sans lequel je ne peux prétendre aimer Dieu ni le connaître en profondeur, lui que je ne vois pas de manière visible, et que je pourrais facilement transformer en idole lointaine si l’autre ne venait pas m’interpeler dans la réalité de sa nudité, de sa faim, de sa soif et de ses emprisonnements.

Alors, comme le chemin de ma vie familiale et conjugale fait que je me retrouve à vivre seule, que mon état de santé ne me permet pas d’exercer en ce moment mon métier -et donc de rencontrer l’humanité de l’autre dans sa beauté et de l’accompagner dans sa fragilité- je choisis une autre voie (voix) : celle du chant et de la présence à l’autre pour accompagner des moments marquants de sa vie. Car je suis encore capable d’être là et de chanter. C’est une vibration qui me fait vibrer et vivre moi d’abord, en plus de rejoindre l’autre (enfin c’est ce que j’espère et ce à quoi je travaille !).

Ce sera ma manière à moi, pour le moment, de répondre à cet appel à marcher dans les pas de Jésus-Christ, lui qui est Le Verbe de Dieu, Sa Voix (Voie) et Son Chemin, Le chemin. Lui qui veut se faire toujours plus Présence dans nos vies, une Présence Réelle…. Puisse ma petite entreprise ÉLIVOIX être témoin de cette Voix (Voie) de Dieu qui me traverse et résonne en moi ☺️💫🎵🎶

Elisabeth Cécile

Pour en savoir plus sur ma nouvelle activité : www.elivoix.com

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Se laisser transformer pour mieux regarder

« Nous avons à laisser la semence de la grâce pousser en nous pour que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre corps, notre affectivité soient transformés. Nous avons, peu à peu, à apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde. » J.V
« Apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde… » merci Jean Vanier de me rappeler cet essentiel sur lequel j’ai toujours choisi de m’appuyer, mais duquel je m’échappe parfois, surtout quand ces autres appuient sur mes blessures et réveillent tout ce qu’il y a de plus douloureux en moi. Et je me rends compte alors de tout ce qui doit se transformer en moi, dans mon intelligence, dans mon imagination, dans mon corps et dans mon affectivité, et aussi combien je résiste à la grâce car j’ai peur de me perdre, de perdre mon identité en me laissant transformer.
Et c’est là le paradoxe puisqu’au contraire ces transformations auxquelles je suis invitée n’ont d’autre but que de m’emmener vers mon moi véritable !
Il n’est pas si facile de laisser la semence de la grâce se déployer en nous, parce qu’une partie de nous qui n’est pas notre moi véritable mais un moi préfabriqué comme dit mon ami Maurice Zundel, refuse de se laisser émonder et de mourir.
Je me rends compte que c’est ce que vit l’Eglise catholique en s’accrochant de toutes ces forces à des branches que la grâce voudrait transformer.
Mais comment pourrais-je reprocher à l’autre ce que je ne suis pas capable d’accepter et de vivre pour moi-même ? Il y a un tel orgueil en moi à me cramponner à des branches mortes… même si en réalité ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la peur, une immense frayeur. Et je me rappelle alors mon professeur d’addictologie qui raconte que les pompiers qui sauvent des gens de la noyade sont souvent obligés de les récupérer accrochés au bout de bois qui leur a sauvé la vie et qu’ils sont incapables de lâcher pour attraper la main qui vient leur prêter secours. Et c’est ce que font aussi mes patients quand ils s’accrochent à leur bouteille, leur joint ou leur cigarette. Et je les accueille cramponnés à leur drôle de bouée de sauvetage.
C’est cela que je dois apprendre à vivre pour moi et dans mon rapport à tous ceux dont je déplore les comportements qui me paraissent absurdes et inadaptés.
Merci Jean Vanier 🙏🏼

Elisabeth Cécile


Nb. Je suis sure que le rappel de cette publication Facebook d’il y a deux ans n’est pas un hasard mais un petit clin d’œil du Ciel 😉❤️

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Les « leçons » de la vie

Quand je me suis mariée, en septembre 1994, mon mari et moi avions choisi une lecture de l’ancien testament qui avait interpelée et fait dire à beaucoup que nous étions courageux (voire gonflés!) d’avoir pris ce texte, et à une autre, qu’il était impossible que nous divorcions un jour (vu la teneur de notre messe de mariage et tout le coeur que nous y avions mis).

Pourtant, pile 25 ans après, nous voici en train de nous séparer et de divorcer…

Et la photo que tu as publiée sur cette page Janie, avec ce texte « on s’est connu par deux raisons essentielles : t’es une leçon ou t’es une bénédiction » m’évoque cette lecture du chapitre 28 du Deutéronome que nous avions choisie, où Moïse après la sortie d’Egypte évoque les bénédictions et malédictions promises selon que le peuple respectera ou non le commandement de Dieu.

Nous avions voulu rapporter toutes ces bénédictions au texte d’évangile de Jean dans le chapitre 15 « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Voici donc ce qui avait été proclamé le jour de mon mariage, et l’esprit de ce texte des bénédictions a toujours été une ressource où venir puiser dans les moments de doutes ou les périodes douloureuses :

« Si tu écoutes attentivement la voix du Seigneur ton Dieu, si tu veilles à mettre en pratique tous ses commandements que moi je te donne aujourd’hui, alors le Seigneur ton Dieu te placera plus haut que toutes les nations de la terre.

Toutes les bénédictions que voici viendront sur toi et t’atteindront, parce que tu auras écouté la voix du Seigneur ton Dieu :

Béni seras-tu dans la ville ! Béni seras-tu dans les champs !

Bénis seront le fruit de tes entrailles, de ton sol, de ton bétail, tes vaches pleines et tes brebis mères.

Bénis seront ton panier et ta huche à pain !

Béni seras-tu quand tu entreras ! Béni seras-tu quand tu sortiras !

Des ennemis qui se dresseront contre toi, le Seigneur fera des vaincus devant toi : par un seul chemin, ils sortiront à ta rencontre ; par sept chemins, ils fuiront devant toi.

Le Seigneur ordonnera que la bénédiction soit avec toi, dans tes greniers et en toutes tes entreprises, et il te bénira dans le pays que le Seigneur ton Dieu te donne.

Le Seigneur t’établira pour lui peuple consacré, comme il te l’a juré, car tu garderas les commandements du Seigneur ton Dieu et tu suivras ses chemins ; tous les peuples de la terre verront que le nom du Seigneur est proclamé sur toi, et ils auront peur de toi.

Le Seigneur te comblera de biens en surabondance : il fera fructifier ta famille, ton bétail et ton sol sur la terre qu’il a juré à tes pères de te donner.

Le Seigneur ouvrira pour toi son beau trésor, le ciel pour donner la pluie à ton pays au temps favorable et bénir ainsi toute œuvre de ta main. Tu prêteras à beaucoup de nations, et toi, tu n’emprunteras pas.

Le Seigneur te mettra à la tête, et non pas en queue ; tu ne feras que monter, tu ne descendras pas, si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te donne aujourd’hui à garder et à mettre en pratique. »

Nous n’avions pas lu les malédictions, et j’avoue que j’avais un peu de mal avec cette seconde partie… parce que pour moi Dieu ne peut désirer que notre bien et notre bonheur !

Je comprends aujourd’hui que cette notion de malédiction n’est autre que celle de la leçon et de l’apprentissage, et qu’après 25 années de bénédiction d’une chouette vie de famille avec nos trois enfants (devenus grands maintenant et quittant le nid familial), voici le temps des leçons (et c’est comme une nouvelle jeunesse finalement 😉) et de nouveaux apprentissages.

Par curiosité je viens de chercher l’étymologie de ce mot un peu violent qu’est malédiction. Et là, ô surprise : « Malédiction a été refait postérieurement sur le latin ; l’ancienne forme est maleïçon » !!!

Pour ceux que cela intéresse, voici les leçons que nous avons à apprendre et bien souvent à « décrypter » pour nous permettre de revenir vers plus d’amour quand nous nous écartons de cette voie 🤗 : 

https://www.aelf.org/bible/Dt/28

« Le Seigneur te frappera des furoncles d’Égypte, d’abcès, de gale, de pustules, et rien ne pourra t’en guérir.

Le Seigneur te frappera de démence, de cécité et d’égarement d’esprit.

En plein midi, tu iras tâtonnant comme tâtonne un aveugle dans les ténèbres, tu ne réussiras pas à trouver ta route ; chaque jour tu ne seras qu’exploité, spolié… et personne pour te sauver !

La fiancée que tu as choisie, un autre la possédera ; la maison que tu as construite, tu ne l’habiteras pas ; la vigne que tu as plantée, tu n’en profiteras pas.

Ton bœuf sera abattu sous tes yeux, et tu n’en mangeras pas ; ton âne te sera enlevé, et il ne te reviendra pas ; tes brebis seront livrées à tes ennemis… et personne pour te sauver.

Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple ; tes yeux se consumeront à les guetter chaque jour, et tu ne pourras rien faire.

Le fruit de ton sol et le produit de ton travail, un peuple que tu ne connais pas les mangera : chaque jour, tu ne seras qu’exploité, maltraité.

Au spectacle que tu auras sous les yeux, tu deviendras fou ! »

Je trouve ce texte des malédictions extrêmement rude (et d’ailleurs je vous partage un extrait plutôt soft 😅) et j’avoue qu’il peut faire peur ou révolter ; mais en le lisant, j’y reconnais tout ce que nous pouvons traverser les uns et les autres de difficile dans notre vie, tout ce que nous portons du poids du passé transgénérationnel, la crise du milieu de vie, etc.

Et c’est vraiment ainsi que j’ai envie de regarder la vie désormais, non plus en terme de bonheur ou de malheur, de bénédictions et malédictions, mais de bénédictions et de leçons. Ce qui revient à dire au final que « tout est bénédiction », et contribue à notre bien, à notre croissance et à notre épanouissement !

Alors je choisis avec courage d’attraper ces leçons à pleines brassées, de les tenir à bras le corps, pour en tirer tout le bénéfice possible 🤗

Merci Janie Duquette pour cette petite photo qui aujourd’hui change mon regard et m’ouvre de nouveaux horizons 😘

Elisabeth Cécile

Nb. En réponse à mon amie Janie Duquette, créatrice de l’Académie du Pouvoir Féminin, auteur du livre Les 7 clefs du leadership féminin et de Faire une femme de soi.

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