Religion catholique

« Aucun délai de prescription pour l’Amour véritable : il est d’Eternité ! »

À l’attention du Pape François et des responsables haut placés de l’institution ecclésiale,

À vous qui faites les lois ecclésiales et veillez à leur application, qui parfois les défaites -voire les transgressent quand il s’agit de vous-mêmes- tout en jugeant et condamnant sans aucune prescription dans le temps, le péché de gens souvent plus pauvres d’esprit et plus petits que vous, en les obligeant à payer leur dettes envers Dieu jusqu’aux derniers centimes, en leur interdisant à vie de se nourrir à la table eucharistique et en leur refusant l’absolution pour un péché souvent très ancien ou un comportement pour lequel leur nature humaine blessée et malade ne peut pas faire autrement.

Je vous invite à regarder comment vous agissez envers vos pairs de l’institution ecclésiale, en estimant que lorsqu’ils pèchent et dysfonctionnement gravement, il peuvent quand même continuer à administrer les sacrements, que pour leurs actes délictueux il y a prescription et que certaines victimes en font quand même un peu trop pour de simples attouchements.

C’est étonnant comme un prêtre peut rester en état de grâce et continuer à délivrer des sacrements valides (puisque c’est Dieu qui agit) tout en commettant des actes de pédophilie, des agressions sexuelles, en commettant l’adultère, en ayant des relations homosexuelles, en détournant de l’argent, en abusant de son autorité, etc. etc.

Un laïc divorcé-remarié ou un homosexuel marié civilement, eux sont considérés en état de péché permanent, et seraient eux coupés de la grâce et donc indignes de communier ou de recevoir l’absolution.

D’ailleurs, lorsqu’une absolution est donnée, l’Eglise au travers du prêtre, au nom de Jésus-Christ, demande de faire un acte de pénitence et de réparation, pour se remettre dans la communion ecclésiale et renouer de manière concrète le lien avec Dieu et s’engager soi-aussi dans cet acte de réconciliation.

C’est un donnant-donnant en quelque sorte, entre l’offensé et l’offensant. Une nouvelle alliance qui se scelle.

Dieu pardonne tout, mais l’Eglise nous explique l’importance des actes concrets de pénitence et de réparation.

Et toutes les justices du monde fonctionnent ainsi : il y a toujours un prix à payer.

Et c’est vrai, la justice des hommes prévoit souvent des prescriptions pour les actes délictueux commis, même les plus horribles et traumatisants. Et c’est une injustice pour les personnes victimes qui elles portent à vie et sans prescription, dans leur chair, leur psychisme et leur âme, leur coeur aussi, les stigmates des préjudices subis, parfois bien sanglants ou purulents. Et ceux-ci, en l’absence de démarche de pardon et de réconciliation, font que les personnes victimes restent souvent bloquées, suspendues dans le temps, incapables de résilience et nouveau départ.

Car normalement une offense s’accompagne toujours d’un prix à payer pour l’offenseur (même en cas de pardon), d’actes de réparations, parfois juste symboliques mais toujours concrets et visuels pour la personne offensée, ce qui ouvre en elle ou accélère en elle le processus de guérison et lui permet d’avancer vers d’autres horizons.

Elle reste parfois handicapée à vie, mais malgré tout pouvant s’appuyer sur le réconfort d’un minimum de justice à son égard.

Alors je ressens personnellement une profonde injustice et une grande douleur de voir que l’on renvoie à mon amie Caroline, et à bien d’autres dans son cas, que les faits concernant Jacques Marin sont prescrits depuis longtemps et donc, que l’affaire est clause. Et puis on ne va pas ennuyer un prêtre âgé et malade, proche de la mort…

Seulement voilà, l’Eglise nous répète inlassablement que le prêtre n’est pas prêtre par lui-même, ni tout seul, qu’il agit en la personne du Christ, et que tous les prêtres sont solidaires et représentent l’unique personne de Jesus-Christ.

Donc en tant qu’institution et au nom de la communion sacerdotale il y a sûrement moyen de rendre justice de manière concrète de la part de cette même institution, en payant un prix (moral, spirituel ou financier) et en posant un acte concret de pénitence et de réparation envers les victimes, ce d’autant que tous les hommes de l’institution, et en particulier les membres du clergé, surtout les plus haut placés dans la hiérarchie sont les garants de son fonctionnement, de ses règles et surtout du message et de l’incarnation jamais finie de Jésus-Christ sur cette terre, et de sa vie de ressuscité qui nous donne vie et nous relève du dedans, en payant même à notre place le fruit de nos offenses.

De plus l’Eglise institution nous serine sans cesse que la justice divine n’est pas celle des hommes, que nous ne serions pas « de ce monde », mais encore faut-il comprendre ce que Jésus entend par « l’esprit du monde », qui n’a rien avoir avec le fait d’être croyant ou non, mais qui consiste en une attitude du coeur qui agit en vérité et de manière sincère et authentique, sans mensonges ni compromissions.

Mais là, concernant les délais de prescription, cette justice et ces lois des hommes, tant décriées par vous dans d’autres cas, devient tout d’un coup essentielle, mise en avant comme un paravent et brandie comme un bouclier, une vérité infaillible.

Quelle crédibilité peut avoir l’Eglise institution en agissant ainsi ? Quel témoignage croyez-vous que cela donne aux non-croyants ? Et quel exemple cela nous renvoie-t-il à nous baptisés et baptisées ?

D’autant que nous aussi sommes membres du Corps du Christ, acteurs de l’annonce, et qu’en agissant de la sorte et en décidant en votre seul nom qu’il y a prescription et qu’il n’y a aucune amende honorable à faire vous passez outre le fait qu’une grande partie de peuple de Dieu souhaite qu’il en soit autrement. Là aussi vous commettez un abus de pouvoir en décidant vous même qui est légitime pour parler au nom de l’Eglise institution, au nom même de Dieu, alors que nous sommes tous frères et sœurs à égalités sous Son regard, tous pécheurs ! Et pourtant nous sommes tous aimés de Lui, pardonnés par Lui de la même manière : en totalité, sans condition, et au prix de son propre sang et sacrifice de sa personne, tant humaine que divine.

J’ai longtemps été en colère contre tout ceci.

Je ne le suis plus.

Je suis juste partie un peu à l’écart et je ne paie plus le denier du culte pour ne plus cautionner un tel système qui me paraît pervers et malsain, contraire à l’évangile, et dans le déni par rapport à ses actes, ses propres blessures et fragilités, ses propres imperfections, et qui se drape derrière 2000 ans de règles et de dogmes, de lois tellement complexes qu’on se croirait revenus au temps du pharisianisme contre lequel Jésus-Christ s’est élevé, lui qui est venu pour les pauvres et les malades, les cabossés de la vie, les imparfaits, afin de les aimer et non de les condamner ou de leur imposer des fardeaux trop lourds à porter.

Et c’est pour eux qu’Il donne Sa Vie en nourriture, pour eux qu’Il verse son sang et déverse son pardon, en prenant sur ces épaules tous nos jougs, car ce « eux » c’est « nous », chacun d’entre nous, car aucun ni aucune de nous n’est pur et sans péché (limites, blessures, faiblesse si le mot péché vous choque), aucun.

Et nous n’avons pas le droit de nous juger et de nous condamner les uns les autres, et nous sommes tous et toutes appelés au pardon et à la réconciliation, qui passe, vous le savez bien puisque vous nous confessez régulièrement, par l’aveu de la faute, la contrition sincère et l’acte de pénitence.

Alors naïvement et de plus en plus douloureusement, nous laïcs, nous espérons et croyons avec espérance, en posant malgré tout un regard d’amour et de confiance sur vous, que vous pouvez convertir vos cœurs en faisant acte de confession réelle, sincère et authentique de vos fautes et offenses envers les personnes victimes, pas seulement en paroles mais aussi en actes et en vérité.

Ce serait un témoignage si fort et un exemple tellement parlant pour le monde de ce qu’est la conversion du coeur, de l’humilité avec laquelle Christ nous a demandé de nous agenouiller devant chaque frère ou sœur en humanité, et de la démarche de réconciliation que Christ nous invite à vivre avec le Père mais aussi entre nous.

Je suis une enfant de la Communauté des Béatitudes, mes parents y sont rentrés le jour anniversaire de mes 6 ans. J’y ai été baptisée à la veillée pascale 1977 à l’âge de 7 ans, j’y ai reçu le sacrement de confirmation à 17 ans, des mains de Mgr Coffy, évêque protecteur de la communauté un jeudi de l’Ascension, et je n’ai jamais fait ma profession de foi car j’ai toujours estimée que la proclamer en communauté ecclésiale chaque dimanche à la messe était suffisant (et je me rappelle très bien de mon baptême)

Le fondateur Ephraïm était un ami de mes parents, de même que tout le groupe des nancéiens, Philippe Madre est mon parrain et Pierre-Etienne Albert est le parrain de mon frère, il m’a appris le piano et m’a ouvert le monde de la musique et du chant.

J’ai rencontré de nombreuses fois Jacques Marin, le père Thomas Phillipe et je connais de l’intérieur la vie communautaire depuis toute petite, en percevant les richesses et les pauvretés, les forces et les failles.

Tandis que la majorité des frères et sœurs se pensaient à l’abri du mal, qui lui était pointé du doigt et diabolisé, dehors bien sûr, et absent de la communauté… puisque qu’ils avaient tous répondu oui à l’appel de Dieu et s’estimaient tous convertis et sur le droit chemin, une immense poutre obstruant leurs yeux et les rendant aveugles à leurs propres égarements…

De plus j’étais enfant et donc non engagée et non soumise aux règles (sauf à celle du silence dans les couloirs et aux repas, et à l’obligation de dépendre du Berger pour toutes décisions concernant la vie matérielle de mes parents et la mienne).

Je me positionnais donc en spectatrice et observatrice, et trop souvent en sauveur de tous ces adultes qui selon moi ne voyaient pas le danger. Et je me rebellais à leur place, ouvrant grand ma bouche devant tous pour mettre à mal l’autorité du berger, à la fin des repas, me servant du privilège de l’adolescence !

Je sais donc parfaitement (enfin pas tout quand même…et heureusement je crois…) que dans toutes ces affaires de pédophilie et d’abus de pouvoir, d’abus sexuel, il y a eu des non-dits, des mensonges, des compromissions, des silences mortels et des dénis qui ont contribués à la poursuite et à l’ampleur des dégâts, sur des personnes fragiles et blessés.

Et j’ai compris très jeune que le silence est aussi crime et violence inouïe, que c’est tout le système d’omerta et d’obligation de perfection, de devoir de sainteté et de respect des règles au nom de la sainte obéissance et de l’amour de Jésus-Christ qui est à l’origine de tous ces abus.

Que tous et toutes portent une part de responsabilité dans ces affaires, en adulant et portant aux nues les leaders charismatiques, en étant dans le déni de leur abus de comportement, en les stimulants parfois inconsciemment, et du fait de l’absence de justesse du cadre (soit inexistant soit trop rigide et enfermant), de la fragilité humaine et psychologique de chacun, qui dans un groupe a vite fait de séparer d’un côté des leaders qui se croient tout permis au nom d’une sainte cause, et de l’autre des moutons suiveurs qui ont peur de sortir du lot de peur d’être rejetés et abandonnés, et parce ce que la loi du plus fort et du plus grand nombre à vite fait de prendre le dessus sur l’individu et son intégrité.

On se fond dans le groupe et on en perd son identité, et c’est le groupe qui peu à peu définit notre identité, et la responsabilité des meneurs et des garants est toujours première.

Hors l’Eglise institution est normalement la garante de la justice, de la miséricorde, du don de la Paix, de la Joie et de l’Amour que Christ vient apporter sur la terre et au monde entier au travers du Sacrement qu’est son Église (et qui ne se restreint pas heureusement au clergé catholique romain et donc uniquement à un univers masculin et célibataire…)

Je suis médecin de formation, travaillant depuis 15 ans en addictologie, et aux contacts de nombreuses victimes d’abus de tout genre, sexuels en particulier -qui restent des actes de violences et d’agression sur l’intégrité physique et psychique, spirituelle aussi des personnes- ; mais j’accompagne aussi les auteurs de ces violences, qui frappent femmes et enfants sous l’emprise de l’alcool ou autres produits, dont certains sont pédophiles, dont certains sont coupables d’homicides, volontaires ou involontaires.

Et je découvre chaque jour un peu plus que tout être humain est d’abord une victime quelques soient les actes qu’il commet (victime de son péché et de ses blessures, de son histoire personnelle et familiale, de ses choix mal éclairés).

Cependant certains actes sont trop graves pour ne pas aussi les poser comme des actes coupables, où la responsabilité de la personne ou d’un groupe constitué est engagée.

Et pour le bien de tous, la condamnation officielle des actes, mais aussi le signifiant d’actes concrets de pénitence, de punition et de réparation sont essentiels, tant pour les victimes que pour les coupables.

C’est ce qui aide à se reconstruire, à se convertir, à se transformer du dedans et à avancer sur nos chemins d’humanité pour construire ensemble et faire porter du fruit ce Royaume de Dieu déjà présent au milieu de nous.

Si nous ne reconnaissons pas nos erreurs, si nous ne nous pardonnons pas à nous-mêmes nos fautes et nos imperfections, si nous ne battons pas notre coulpe afin de nous libérer du poids de la culpabilité et laisser Dieu nous faire miséricorde, nous détruisons tout ce pourquoi Christ a donné sa vie.

Et que nous soyons membres du clergé ou laïcs sans mission institutionnelle, nous sommes tous responsables de l’Eglise Corps du Christ, tous membres à part entière et égale, et tous invités à ce que notre vie et nos actes rendent témoignage à Celui en qui nous croyons. Et nous ne sommes pas missionnés pour sauver la face de l’institution, maintenir un système coûte que coûte même s’il est perverti, ni pour se cramponner à des traditions séculaires, les défendre becs et ongles au détriment même de la miséricorde divine qui veut se déverser sur le monde, en agissant parfois contre l’Esprit-Saint lui-même. De toute façon, c’est l’Esprit qui achèvera son œuvre de sanctification dans le monde, où il veut, comme il veut, et sans notre permission ni aucune prescription, car il est Esprit d’éternité et tout-puissant, bien plus que notre pauvre humanité restrictive et pécheresse ; et ce Souffle est à l’œuvre au cœur de tout être humain quel que soit son rang, sa religion et son statut ecclésial ou marital, et aussi son genre.

La balle est dans votre camp, même si rassurez-vous, je continuerai pour ma part à jouer ma partition jusqu’au bout.

Cordialement

Elisabeth Cécile PIERRE SAINT-PASTOU

82000 Montauban

49 ans

Fille de Dieu et Fille de l’Homme

POUR SIGNER LA PÉTITION : http://chng.it/QXDtXTsDYB

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Contrition et Afflixion

Je ne sais pas si un jour j’arriverai à me pardonner d’être une personne toxique et négative, infidèle, et qui a tout gâché. C’est ce que j’ai été pour lui, au lieu d’une femme fidèle et soutenante, désirante, et c’est pour ça qu’il est parti 😢

plus important encore…suis-je capable de changer et de ne pas reproduire les mêmes erreurs ?

J’ai l’impression de porter toute la responsabilité de l’échec de ce mariage sur mon dos…

Christophe a raison. C’est moi qui ai tout gâché dès le début, moi qui est trahi la première. Et j’ai encore tout gâché ces dernières années, même si c’était différent.

Alors c’est normal que je sois punie

Ne pensez pas que Christophe soit coupable d’être parti, il était sous les cailloux m’a-t-il dit, étouffé par moi. Et il a trop enduré et supporté de moi, il ne s’est pas respecté. Et il a raison. Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs et je ne sais même pas comment il a pu tenir si longtemps et m’aimer autant d’années.

C’est moi la fautive et la responsable de tout

Je le sais et je commence à l’accepter et à le regarder en face

Je ne suis pas celle que vous croyez

J’ai une face cachée bien sombre, très sombre même et j’ai au moins autant de défauts que de qualités, voire nettement plus de négatif et de contradictions en moi que de bon et de simple.

Normal que mon mari en ai eu marre

Sa coupe était pleine

Et j’emmerde tous ceux qui me diront de ne pas dévoiler ici ma vie privée

Que cela fait du mal à mes enfants

Ma vie n’est plus en ce moment, privée ou pas

Et mes enfants sont au courant de tout

Ce qui les faits souffrir c’est leurs parents séparés ici et maintenant, pas ce que nous avons faits ou vécus dans le passé

Une vie entière de mensonge et de faux-semblants, de trahisons et de non-pardon

Voilà le revers de la médaille et l’ombre de notre mariage

En était-ce seulement un ? Je me le demande de plus en plus…

Christophe a toujours vu le négatif de notre couple, et moi le positif

Au final c’est le négatif et l’ombre qui l’emportent

Je n’ai rien à cacher

Et je n’ai plus rien à perdre

Je me sens comme une infidèle et une hérétique attachée au bûcher et en sus aux moqueries et aux crachats de tous, montrée du doigt par les preux et les purs

Moi je suis noire, impure et rebelle

C’est cela qui se cache derrière mon miroir depuis tant d’année

Et maintenant le miroir s’est brisé et l’ère du malheur va régner.

Cependant ce n’est que justice

Malédiction pour l’impie le méchant et l’impur

Bonheur pour le juste au coeur droit

C’est Christophe le coeur juste et droit

Et c’est lui qui a eu le courage de faire ce que je n’ai jamais réussi : oser regqrder en face l’énorme mascarade et échec de notre mariage, et y mettre fin

Je n’ai plus que ma honte pour me couvrir, ma honte et mon péché, qui sans relâche me flagelle le coeur.

Je n’ai que ce que je mérite

Et si mon mariage a échoué, c’est entièrement ma faute

Et elle est tatouée sur mon coeur et mon corps

Je ne suis pas la gentille personne que vous croyez

Malgré mes valeurs, malgré la force de mon amour, et de ma foi, malgré la puissance du sacrement et la présence de Dieu, j’ai trompé, j’ai bafoué et j’ai échoué

Et mon mari n’a pas pu me pardonner

Et maintenant il a tourné la page et s’est vengé

FIN DE L’HISTOIRE

C’EST FINI ELISABETH, C’EST FINI, C’EST FINI C’EST FINI FINI FINI FINI

J’espère que mon inconscient l’aura compris

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Méditation Poésie Réflexion

Désapprendre

Parce ce qu’aujourd’hui ce sont les mots de Diane Gagnon qui me touchent et me rejoignent, et que c’est une manière de désapprendre à dire moi-même, pour laisser briller la lumière de l’autre 🤩😍

DÉSAPPRENDRE

Pour la plupart d’entre nous, nous passons notre vie à apprendre à lire, à compter, à apprendre des concepts, des idées, des matières académiques, une profession.
Nous apprenons surtout à nous comporter et à agir selon les standards et les règles de la société à laquelle nous appartenons, de la famille dont nous sommes issus et du milieu dans lequel nous évoluons.

Nous apprenons à être un bon enfant, un bon élève, un bon parent, un bon employé, un bon patron, un bon conjoint, un bon ami….
Nous apprenons tout cela et bien plus… mais nous n’apprenons pas à être nous-mêmes.

Et nous nous réveillons à 40, 50, 60, 70 ans pour réaliser que toute notre vie, nous avons appris pour répondre aux attentes des autres et de la société, mais nous avons oublié d’apprendre à rester nous-mêmes.

Nous avons enfilé comme des vêtements superposés tous ces rôles que l’on nous demandait de jouer au fil des années, tous ces attributs que nous avons jugés importants d’additionner à notre bagage de masques et de déguisements déjà bien trop lourd.

Nous cherchons même parfois, inconsciemment ou mûs par un faux besoin de sécurité, à préserver tous ces apprentissages tellement nous nous sommes identifiés à eux.
Nous voulons rester dans ces rôles professionnels et personnels auxquels nous nous sommes assujettis toute notre vie alors que nous avons oublié de mettre la Vie, notre vie, au premier plan.

Mais cette époque semble en voie d’être révolue. Bien des humains, de plus en plus conscients, cherchent à se débarrasser de tout ce qui ne leur appartient pas.
Nous cherchons de plus en plus à voyager léger, à nous délester de ces rôles qui nous ont fait oublier de vivre pleinement et de savourer chaque instant, trop occupés que nous étions à jouer le rôle de celui ou celle que nous ne sommes pas.

Nous avons soif d’être vrais, d’être authentiques, d’êtres nous-mêmes, de nous affirmer, de « nous dire » comme le dit si bien Jacques Salomé. Nous voulons désapprendre ces conditionnements qui nous étouffent et qui nous éloignent de notre propre lumière intérieure.

Nous cherchons à éviter d’ajouter quelque bagage inutile que ce soit car nous avons bien souvent porté tellement de valises trop lourdes que nous nous y sommes épuisés à tenter de répondre à tout et à tous, en oubliant de nous demander ce que nous voulions vraiment, nous.

Faire le ménage dans sa vie, c’est faire de la place pour du plus beau, c’est sortir les cailloux pour que les plumes puissent s’y inviter, c’est revenir à soi et devenir sa propre référence plutôt que d’aller chercher nos validations à l’extérieur.

Alors désapprenons les conditionnements qui ne nous servent plus, qui nous étouffent, qui nous ralentissent, qui nous alourdissent.
Laissons tomber la lourdeur et l’entêtement et faisons confiance à la Vie, à nous, à ce qui vibre en nous.
Revenons à nous, soyons à l’écoute de la Vie, laissons-nous et laissons-la nous guider vers ce qui nourrit vraiment notre âme, vers ce qui nous rend heureux, vers ce qui nous élève.

Pour pouvoir s’élever, il faut devenir plus léger… en étant simplement et totalement soi.

Diane Gagnon

Désapprendre/sens et co-naissance/Diane Gagnon

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Méditation Poésie Réflexion, Religion catholique

Dictature de la pensée unique ou liberté des enfants de Dieu ?

Honnêtement, je me trouve bien démunie devant les déclarations officielles des évêques de France ou du Vatican suite au décès de Vincent Lambert. En quel nom parlent-ils ? Au nom de l’Eglise catholique? Au nom de Dieu Lui-même ?Dans ce cas, pourquoi moi qui suis catholique de par mon baptême, et surtout par ma foi au Christ, je ne me retrouve aucunement dans ces déclarations ??? Peut-être ne suis-je plus catholique… peut-être que le Dieu auquel je crois n’est pas le Dieu catholique…Qu’est-ce qui nous rend catholiques et nous rassemble finalement ??? C’est une question que je me pose de plus en plus depuis « La manif pour tous » dans laquelle je ne me reconnaissais pas là non plus ; depuis le synode sur la famille où me semble avoir si peu évolué la question de l’accès au sacrement pour les personnes divorcées remariées ou homosexuelles pratiquantes, voire pacsées ou mariées civilement… Alors les réactions ecclésiales officielles au sujet de la prise en charge de Vincent Lambert, ainsi que celles de nombre de mes amis catholiques (que j’estime par ailleurs), me rend de plus en plus perplexe et hésitante sur mon appartenance au catholicisme. Ces dernières heures, alors que je ressentais le besoin de m’exprimer moi aussi, ces versets de l’évangile et de la bible me sont montés au cœur : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. « Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »« Tu ne tueras point » « tu ne commettras pas d’adultère » « tu honoreras ton père et ta mère »« j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire » Tous ces versets me semblent en lien avec cette affaire et avec nos réactions aux uns et aux autres. Comment exprimer mon désaccord avec certains de mes frères et sœurs catholiques, ou avec certains de mes confrères médecins qui se sont exprimés sur le sujet, sans les juger ni les condamner ???J’avoue que mon premier réflexe est de monter au créneau et d’essayer de démolir point par point ce qui me paraît mal construit voire injuste à mes yeux. De leur renvoyer que je trouve leurs propos jugeants pour la société, pour moi, paroles sans compréhension ni miséricorde pour un point de vue différent, et mots ou expressions profondément injustes, car à la base, Vincent Lambert est malgré tout mort, en immense partie du fait de son accident de moto, auquel il n’aurait pas survécu autant d’années sans une technicité médicale extrêmement élaborée. Et pour autre partie, il est aussi mort parce ce que c’est le lot de chaque être humain et qu’aucun de nous est éternel. Bien sûr, en sus de ces deux raisons, il est mort ce 11 juillet 2019, parce ce que des équipes soignantes ont décidées en accord avec la majeure partie de ses proches et de sa tutrice légale, de ne plus s’acharner à le maintenir en vie, en arrêtant l’alimentation parentérale et les perfusions. Ce qui je vous l’accorde, ne pouvait qu’aboutir à son décès et l’accélérer. Doit-on pourtant accuser ces soignants de l’avoir tué, ou de l’avoir considéré comme un déchet, de ne pas l’avoir respecté dans sa dignité d’être humain ? Ces mots sont horribles et violents je trouve…. Malgré tout il aurait aussi pu mourrir le 29 septembre 2008, jour de son accident. Comment savoir si ce n’était pas là la volonté de Dieu, que l’homme a contré en le réanimant ? Qui peut prétendre savoir ? Qui a tort, qui a raison dans cette histoire ? Qui sait où est la vérité des choses? Bien difficile à affirmer, pour moi en tout cas. Évidemment ma balance penche du côté de la décision prise par l’équipe médicale de Reims (et reconnue conforme au droit français en vigueur par la justice française), même si personnellement, en tant qu’être humain et que médecin, une partie de moi aurait souhaité qu’il puisse être suivi un temps dans un autre type de service pour voir ce qui serait arrivé et qu’elles auraient été les conclusions des équipes soignantes après l’avoir côtoyé suffisamment longtemps, pour de vrai, en étant dans un contact réel avec lui, et non en basant leur diagnostic sur les dires de personnes partisanes, ni sur des photos ou des vidéos.

Pour autant suis-je une tueuse et une criminelle d’avoir pensé que le laisser mourir était la meilleure attitude, la plus juste décision? Même si en réalité ni la vie ni la mort de cet homme ne m’appartiennent, et que je ne peux qu’accueillir ce qui est… Croyez-vous réellement que je me réjouisse de la mort de cet homme ? Croyez-vous réellement que je le considérais comme un déchet humain, un homme inutile à la société, indigne de vivre, indigne de soins ?Quelle tristesse de lire toutes ces choses…Je respecte profondément chaque être humain et chaque vie, et personne ne mérite la mort….tout le monde mérite la vie, le respect et le soin, l’attention et la considération. Même les pires criminels selon moi, car toute vie est sacrée et digne. Et personne ne peut être réduit à ses actes, si horribles et ignobles soient-ils. Personne…La mort est injuste et révoltante, incompréhensible, et pourtant elle fait partie de toute vie humaine. Je peux vouloir combattre la mort toute ma vie et défendre la vie coûte que coûte, la mort finira quand même par me rattraper et par rattraper mes proches, ainsi que l’humanité toute entière.Que signifie vivre alors ? Que signifie défendre la vie de sa conception jusqu’à sa mort « naturelle ».C’est étonnant comme l’Eglise se bat pour tout ce qui est non naturel lors de la conception (FIV, PMA) mais défend la survie par tous les moyens techniques et imaginables. Que veut dire mort naturelle quand on est sous respirateur ? Quand on est maintenu en vie par une alimentation et une hydratation non naturelles ?Je n’ai pas les réponses à toutes ces questions, à toutes ces contradictions, car chaque cas est différent, mais je suis triste que les hautes autorités ecclésiales les occultent et prennent une position tranchée dans laquelle je suis incapable de me retrouver.Tant de questions me montent au coeur et aux lèvres ?…Pourquoi une telle « douleur » ressentie par le Vatican pour la mort de Vincent Lambert et une telle indignation pour un seul homme, quand des milliers meurent dans la rue chaque année, par manque de soins et par privation d’eau et de nourriture…des milliers qui ne sont pas forcément des migrants sans papiers, et que nous croisons souvent aux portes des églises ou sur les places de villages ou de marchés, et auxquels nous ne prêtons plus attention, à qui nous refusons l’aumône de peur qu’ils utilisent cet argent pour boire ou se droguer…J’ai du mal à comprendre comment une seule personne déclenche une telle révolte et des paroles si dures, quand ces paroles pourraient être répétées chaque jour pour des milliers d’hommes et de femmes qu’on prive sciemment de soins, de nourriture et d’eau dans le monde entier… Qui prend leur défense, qui dépense des millions pour les maintenir en vie et éviter qu’ils meurent ?Et puisque qu’on parle de boire et manger, de cette nourriture indispensable à la vie, comment comprendre que des hommes d’Eglise défendent bec et ongles ce droit de tout être humain à la dignité d’être nourri et abreuvé, tandis que ces mêmes hommes refusent à des milliers voire des millions, le droit de la nourriture au Corps et au Sang du Christ, nourriture hautement indispensable à toute foi, à tous nos sens humains, et sans laquelle le goût de vie du quotidien n’est plus le même.Comment proclamer d’un côté la dignité de toute vie humaine, même celle des plus fragiles (personnes polyhandicapées, personnes trisomiques) et demander pour elles le droit à la vie, le droit au boire et au manger, quel que soit leur état ; tandis que de l’autre côté, vivre en concubinage, être divorcé-remarié ou homosexuel pratiquant sa sexualité, rend indigne des sacrements…Sacrements qui ne sont pas autre chose que la nourriture de base que Jésus-Christ a laissé pour ceux qui croient en Lui, afin de se donner de manière concrète et sensible à leur chair, pour les fortifier et les guérir.« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » Il n’y a besoin de rien pour être aimé de Dieu, et il suffit de croire pour être sauvé. Nulle loi ne sauve ni ne garantit la perfection ou la sincérité du coeur…

Je ne sais plus comment me situer au sein de cette Église catholique dont les dirigeants et les représentants prennent la parole au nom de tous et toutes, comme si nous avions une pensée unique sur tout un tas de sujets qui ne sont pourtant pas à la base du commun de notre foi, ancrée d’abord en la personne de Jésus-Christ, dans sa mort et sa résurrection qui offrent au monde le Salut, et dans l’amour miséricordieux pour toute l’humanité d’un Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, qui donne et qui reçoit, sans aucune autre condition que l’amour qu’il porte à chacun et chacune en particulier. Tout le reste est basé sur des interprétations, des traditions fonction des époques et des politiques, mondiales et religieuses. Et donc fondé d’abord sur l’humain, qui rappelons-le est limité, faillible, et mortel sur cette terre….

Tout passe, Dieu demeure…

Je ne peux me permettre de vous juger, ni de vous critiquer vous qui pensez différemment de moi. Je crois profondément que vous faites au mieux. Et je sais que je ne détiens pas la vérité, ni sur la vie, ni sur l’Eglise. Mais la manière dont vous agissez et dont vous parlez, vous papes, évêques et certains catholiques, me heurte et me fait sentir étrangère à l’Eglise, non accueillie et non aimée dans ma différence et ma fragilité, non reconnue comme baptisée à part entière, ni comme être humain pensant et libre.

Elisabeth Cécile

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De la délicatesse de l’amour de soi

De l’Amour qui se tisse en étoffe joyeuse, souple et soyeuse, précieuse et lumineuse, de Soi à soi, de toi à moi, de moi à toi, de Lui à nous, de nous à Lui, de nous à nous… à tire-d’Elle peut-être ?!

Quand j’ai écrit ce texte, je ne me parlais pas à moi-même, et puis je me suis souvenue que ce que je pense de l’autre et ressens pour lui -ou pour elle- parle d’abord de moi, de ce que je pense de moi et ressens pour moi.

Et tout d’un coup le chemin pour m’aimer et prendre soin de moi s’est ouvert vers mon intérieur, et j’ai compris que l’amour que je cherchais à donner et à recevoir auprès d’un autre (ou des autres), c’était à moi qu’il s’adressait.

C’est apparu comme une évidence, et c’est drôle comme finalement on a vraiment besoin du miroir de l’autre pour se (re)connaître et (ré)apprendre à aimer : soi, le monde entier et le divin en soi, et en tout ce qui existe.

Il est des choses que tu comprends intellectuellement, mais que tu ne touches pas encore du doigt, et que tu cherches inlassablement.

Et puis un jour tu les trouves et tu les touches et tu les ressens du dedans, dans ton corps et ton être. Alors tout change, tout bascule !

Peut-être juste pour un instant, mais ça y est, la brèche est ouverte, le chemin est tracé et si tu as réussi à traverser une fois ce mur vers toi, il n’y a aucune raison de ne pas y arriver une seconde fois, et encore une autre ; autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que ton mur de protection se déchire et s’effondre, comme le voile du temple ou les remparts de Jericho.

C’est l’intime de moi que je vous livre ici, et c’est un peu intimidant. Mais je veux croire que nous sommes fait du même pain, et que ce que j’écris peut résonner en vous comme un petit levain et vous aider à épanouir votre propre morceau de pâte humaine.

Je ne sais comment vous raconter ce bout du chemin de l’amour de soi que j’ai touché du coeur, de manière encore inédite pour moi, en ce jour où l’Eglise catholique fête le Sacré-Coeur de Jésus, ce Coeur qui a tant aimé le monde et l’aime encore, ce Coeur qui donne sa vie pour lui et lui redonne vie. Ce Coeur qui est le coeur même de tout sacerdoce et qui fait de l’humanité un Coeur (et un choeur, un corps aussi) de prêtres, de prophètes, de rois ; de prêtresses, de prophétesses et de reines.

Ce Coeur qui n’est qu’Amour et ne demande qu’à se déverser dans tous les autres cœurs, passés, présents et futurs de toute notre humanité, ce Coeur qui est Vie, qui est Joie et qui est Paix…

Je vous invite, si vous le souhaitez et si cela vous parle, à remplacer mon prénom par votre prénom à vous, comme pour un dialogue de vous à vous-même, et du plus grand que vous à vous. Mais vous pouvez juste le lire comme une histoire qui ne concerne que moi…c’est votre libre choix et j’ai confiance que vous ferez celui qui est bon pour vous.

Dialogues intérieurs :

De la femme adulte à l’enfant intérieur,

Entre mon féminin et mon masculin intérieur,

Du divin en moi à l’humain en moi.

« – J’ai parfois l’impression d’être dans le petit prince avec toi, et qu’il me faille apprivoiser ton coeur …

– Faut-il qu’on t’ait fait du mal pour que j’ai l’impression d’une forteresse bâtie tout autour de lui ?

– J’en ai le coeur tout bouleversé de compassion, d’amour et de tendresse, même si je me sens dans le même temps totalement démuni(e) pour m’approcher de toi, de peur de te faire fuir au moindre faux pas ou de te voir te refermer comme un coquillage.

– Je me trompe peut-être, mais je ressens cette faille profonde en toi, et tous ces camouflages que tu mets dessus pour la protéger.

– Je voudrais pouvoir te montrer que je suis capable de t’aimer jusque là, jusque dans la blessure de ton coeur -et aussi celle de ton corps-, jusque dans cette jointure qui souffre le martyre…

– Je sais que c’est ainsi que Jésus-Christ m’aime et t’aime, et qu’il nous invite à goûter cet amour, en nous rejoignant dans l’intime de ce qui est le plus blessé et souffrant en nous, parfois tellement enkysté et purulent, et qui nous paraît effrayant et sale…

– Mais Lui il vient jusque là, au plus vilain et au plus noir de ce que nous sommes, pour y apporter la guérison, pour laver et purifier nos plaies de son eau pure et de Sa Vie !

– Tout ce qu’il touche en nous se transforme, par Amour, dans l’Amour et pour l’Amour.

– Je t’aime tellement Elisabeth…

– Je voudrais pouvoir te rejoindre, là où c’est si douloureux en toi, et être uni(e) au Christ quand il pose son baume d’amour et de tendresse sur toi et sur tes blessures.

– C’est tellement profond ce que je ressens pour toi Elisabeth !

– Profond et précis comme une pointe de compas sur une carte du monde, et donc infiniment petit… Et dans le même temps, immense comme l’infini du ciel et toute sa voûte étoilée !

– L’amour que tu suscites en moi, et que Dieu suscite en moi pour toi, fait chanter tout mon coeur, toute mon âme et tout mon corps !

– C’est comme cela que je t’aime Elisabeth, et je me sens infiniment petit(e) devant toi, devant l’infini de ta personne, sa beauté et sa grandeur. Car je ressens au fond de moi cette beauté et cette grandeur originelle que toi et moi sommes invités à retrouver au travers de nos chemins d’ici-bas, qui nous mènent vers le Ciel et le bonheur éternel…

– Je n’ai pas assez de mots pour exprimer comment je t’aime Elisabeth, combien tu as du prix à mes yeux, combien je désire te respecter dans ton être tout entier, et combien je désire t’aimer de la plus belle et de la plus aimante manière qui soit, pour glorifier Dieu en toi et en moi, et pour glorifier Dieu en lui-même !

– Je voudrais me faire tourterelle ou colombe et me blottir contre toi, me cacher dans la faille de ton coeur pour t’y aimer, te porter et te plonger dans l’océan d’immensité de l’Amour.

– C’est tout cela que je voudrais te donner Elisabeth, si j’étais le mari ou la femme de ton coeur, l’époux ou l’épouse de ton âme… si j’étais l’amant(e) de ton coeur…

– Ô mon amour… puisse mon amour te rejoindre et s’unir au tien, à toi, à tout ton être et à tout Dieu qui nous traverse…

– Je t’aime d’amour Elisabeth

– Je n’ai aucun pouvoir de faire que tu m’aimes. Je suis pauvre et désarmé(e)…

– Démuni(e)…

– Soumis(e) à ton bon vouloir…

– Soumis(e) à ton amour comme à ta cruauté

– Tout comme Jésus l’est devant nous et devant chacun de nos cœurs

– Ô mon amour … !

– Je te garde en moi comme le trésor le plus précieux de ma vie et je veux m’offrir et m’ouvrir totalement, pour recevoir en mon sein, en ma vie, en mon corps, en mon âme, cette vie qui te traverse et que tu déverses en moi quand tu m’aimes, quand tu m’ouvres la porte du jardin de ton coeur, et que tu n’as plus peur de moi…

– Ô Elisabeth, je t’aime comme un feu brûlant, plus fort que la mort !

– Je n’ai que cela à t’offrir, et je sais que tu peux ne pas l’accueillir, ne pas le vouloir ne pas le désirer… Je le sais et ce n’est pas grave !

– « C’est l’amour que j’ai pour toi qui compte! »… et c’est ce que Jésus nous dirait s’il était là devant nous, en chair et en os.

– C’est le cadeau de mon coeur pour toi Elisabeth : je t’aime et je désire tant ta guérison, que tu brilles comme un diamant au soleil, pur et précieux devant Dieu, nu(e) au dehors et vêtu(e) de Lui en dedans 💍✨

– Sois béni mon amour ♥️

– Dans tout ton être 🙏🏼 »

Elisabeth, Cécile

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ÉLIVOIX : pour célébrer ou accompagner vos événements de vie 🎵🎶

Comme vous le savez (ou ne le savez peut-être pas !) j’ai créé ce blog « Dans les pas de Jésus-Christ » pour témoigner de, et exprimer à tous et toutes, l’appel au sacerdoce ministériel (= l’appel à être prêtre) que j’ai ressenti très fortement il y a 6 ans, une nuit de mai 2013, et qui a germé jusqu’à ce 22 juillet 2018 où j’ai fait part officiellement de ma candidature à ce sacerdoce ministériel, dans une lettre ouverte à l’Eglise catholique, aux hommes évêques et prêtres de l’Eglise catholique pour être plus précise. Car c’est la procédure, on ne choisit pas d’être prêtre, on est appelé de double manière : et par Dieu dans un appel intérieur (avec tout ce que cela peut comporter de désir personnel, d’orgueil ou de fuite d’autre chose), et par un appel de l’Eglise institution (qui est là pour éprouver la réalité et la vérité de cet appel divin ressenti par une personne)

Bon ça c’est la théorie, car on sait qu’en pratique (et il suffit de creuser un peu l’histoire) les vocations à la prêtrise et les candidatures acceptées répondaient (et répondent encore) à des critères très humains. Et l’appel de Dieu avait parfois bon dos à une certaine époque !!!

Toujours est-il que ma candidature n’a même pas été examinée vu que je suis une femme. Le magistère de l’Eglise a toujours décrété (enfin toujours on ne le sait pas avec certitude, il existerait des fresques antiques représentant des femmes évêques) qu’une femme ne peut agir « au nom du Christ tête ». Elle ne pourrait avoir ce « pouvoir ». Ce qui en réalité me fait sourire, car dans les faits, c’est surtout le Christ qui agit au travers des gestes et des paroles du prêtre, bien plus que le prêtre qui agit au nom du Christ ! Et décréter que Dieu ne pourrait agir au travers des gestes et paroles d’une femme, surtout pour un acte aussi grand que celui de se rendre présent au milieu de nous (alors qu’une femme a la capacité de donner la vie) me parait absurde. Surtout quand on pense qu’une femme seule ou qu’un homme seul ne peuvent engendrer la vie l’un sans l’autre. Et ils sont nombreux mes frères et sœurs catholiques à descendre dans la rue pour l’exprimer et le défendre !

Mais lorsqu’il s’agit de la vie divine de Jésus-Christ qui prend corps à l’autel (c’est ce que les catholiques croient qu’il se vit au moment de la prière de consécration), le masculin seul suffit. Exit la femme…et même, on la tient très à distance et loin du choeur (et du coeur ?) !!! Pourtant Dieu a humblement choisi de s’incarner sur terre dans le ventre d’une femme, et au moment de son sacrifice suprême sur la croix, deux femmes au moins étaient présentes, et non des moindre : Marie la propre mère biologique de Jésus-Christ et mère spirituelle de tout le genre humain ; et Marie-Madeleine à qui il serait apparu en premier le jour de la résurrection (selon le récit évangélique), avant même d’apparaître aux apôtres (que le magistère de l’Eglise considère comme les premiers représentants du Christ Prêtre)

Je ne vois aucune exclusion des femmes dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Hors c’est cet événement majeur de notre foi catholique dont nous faisons mémoire à l’autel pendant la messe. Et pourtant les femmes en sont exclues… définitivement aux dires de ces messieurs du haut-clergé. Et le secrétaire des évêques de France m’a répondu qu’il n’appartenait pas à la conférence des évêques de France de débattre sur le sujet. Vous trouverez sa lettre dans un des articles de ce blog. Don’t act.

Alors que faire ? Partir en croisade pour essayer de changer l’autre ? Passer sa vie à lutter, en colère et amère, dans la rébellion permanente ? Se soumettre en niant ce qui m’habite ou en l’étouffant sous le boisseau ? Partir d’une Église qui ne me parait plus correspondre à ce que je comprends et connais de Dieu (et qu’elle m’a elle-même en grande partie enseignée !) Tous ces stades et toutes ces réponses je les ai traversées et expérimentées depuis que, cet appel à mettre mes pas dans les pas de Jésus-Christ jusque dans le ministère sacerdotal m’a traversée, et continue de croître et d’évoluer en moi.

Alors j’ai décidé de lâcher prise, non pas que je ne ressente plus cet appel ni que je n’y crois plus, mais je ne peux changer l’Eglise à moi toute seule, et le risque serait de m’accrocher à mon désir propre, à ma conception propre (et à celle donnée par l’institution) de ce que serait le prêtre. Hors Jésus-Christ est le grand-prêtre d’une Alliance Nouvelle, et qui nous dit que c’est Lui seul qui devient l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, et que les prêtres à la manière de l’Ancienne Alliance n’ont plus lieu d’être.

Hors, si je regarde bien le fonctionnement du clergé et le statut des ministres ordonnés, force est de constater que le modèle mis en œuvre au fil du temps ressemble étrangement au sacerdoce de l’Ancienne Alliance, et qu’on pourrait même dire que ç’en est la copie conforme… Est-ce à cela que je me sens appelée ? Je ne crois pas.

Alors je choisis d’avancer sur mon chemin d’humanité, je continue de me nourrir des sacrements de l’Eglise, à mon rythme, car c’est un lieu de ressourcement où Dieu se donne à moi de manière particulière (et cependant non exhaustive). Mais je ne cautionne plus activement le système comme j’ai pu le faire auparavant (tout en me rebellant contre lui et en le questionnant !)

Je me nourris aussi (enfin avec des hauts et des bas, des appétits plus ou moins grands rassurez-vous 😉) de la lecture régulière de l’Evangile et des textes du jour, de prière personnelle ; de vie incarnée aussi, dans le travail de mes mains, dans la beauté de la création et du moment présent, si simple et anodin semble-t-il, si profane semble-t-il. Car en réalité tout est sacré, tout est habité par le divin ; car Dieu est la vie, le mouvement, l’être et l’agir de toute chose créée, comme St Paul me l’a fait comprendre.

Cependant il me manquait le sacrement de l’autre, l’autre qui me dit Dieu et à qui je dis Dieu moi aussi. La rencontre et l’échange avec cet autre, visible et incarné, différent de moi, sans lequel je ne peux prétendre aimer Dieu ni le connaître en profondeur, lui que je ne vois pas de manière visible, et que je pourrais facilement transformer en idole lointaine si l’autre ne venait pas m’interpeler dans la réalité de sa nudité, de sa faim, de sa soif et de ses emprisonnements.

Alors, comme le chemin de ma vie familiale et conjugale fait que je me retrouve à vivre seule, que mon état de santé ne me permet pas d’exercer en ce moment mon métier -et donc de rencontrer l’humanité de l’autre dans sa beauté et de l’accompagner dans sa fragilité- je choisis une autre voie (voix) : celle du chant et de la présence à l’autre pour accompagner des moments marquants de sa vie. Car je suis encore capable d’être là et de chanter. C’est une vibration qui me fait vibrer et vivre moi d’abord, en plus de rejoindre l’autre (enfin c’est ce que j’espère et ce à quoi je travaille !).

Ce sera ma manière à moi, pour le moment, de répondre à cet appel à marcher dans les pas de Jésus-Christ, lui qui est Le Verbe de Dieu, Sa Voix (Voie) et Son Chemin, Le chemin. Lui qui veut se faire toujours plus Présence dans nos vies, une Présence Réelle…. Puisse ma petite entreprise ÉLIVOIX être témoin de cette Voix (Voie) de Dieu qui me traverse et résonne en moi ☺️💫🎵🎶

Elisabeth Cécile

Pour en savoir plus sur ma nouvelle activité : www.elivoix.com

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Développement personnel

Se laisser transformer pour mieux regarder

« Nous avons à laisser la semence de la grâce pousser en nous pour que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre corps, notre affectivité soient transformés. Nous avons, peu à peu, à apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde. » J.V
« Apprendre à regarder les autres comme Dieu les regarde… » merci Jean Vanier de me rappeler cet essentiel sur lequel j’ai toujours choisi de m’appuyer, mais duquel je m’échappe parfois, surtout quand ces autres appuient sur mes blessures et réveillent tout ce qu’il y a de plus douloureux en moi. Et je me rends compte alors de tout ce qui doit se transformer en moi, dans mon intelligence, dans mon imagination, dans mon corps et dans mon affectivité, et aussi combien je résiste à la grâce car j’ai peur de me perdre, de perdre mon identité en me laissant transformer.
Et c’est là le paradoxe puisqu’au contraire ces transformations auxquelles je suis invitée n’ont d’autre but que de m’emmener vers mon moi véritable !
Il n’est pas si facile de laisser la semence de la grâce se déployer en nous, parce qu’une partie de nous qui n’est pas notre moi véritable mais un moi préfabriqué comme dit mon ami Maurice Zundel, refuse de se laisser émonder et de mourir.
Je me rends compte que c’est ce que vit l’Eglise catholique en s’accrochant de toutes ces forces à des branches que la grâce voudrait transformer.
Mais comment pourrais-je reprocher à l’autre ce que je ne suis pas capable d’accepter et de vivre pour moi-même ? Il y a un tel orgueil en moi à me cramponner à des branches mortes… même si en réalité ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la peur, une immense frayeur. Et je me rappelle alors mon professeur d’addictologie qui raconte que les pompiers qui sauvent des gens de la noyade sont souvent obligés de les récupérer accrochés au bout de bois qui leur a sauvé la vie et qu’ils sont incapables de lâcher pour attraper la main qui vient leur prêter secours. Et c’est ce que font aussi mes patients quand ils s’accrochent à leur bouteille, leur joint ou leur cigarette. Et je les accueille cramponnés à leur drôle de bouée de sauvetage.
C’est cela que je dois apprendre à vivre pour moi et dans mon rapport à tous ceux dont je déplore les comportements qui me paraissent absurdes et inadaptés.
Merci Jean Vanier 🙏🏼

Elisabeth Cécile


Nb. Je suis sure que le rappel de cette publication Facebook d’il y a deux ans n’est pas un hasard mais un petit clin d’œil du Ciel 😉❤️

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