Méditation Poésie Réflexion, Religion catholique

Il changera nos deuils en allégresse…

Hier soir, un ami prêtre m’a écrit ceci : « nous sommes pécheurs, Dieu nous prévient » J’ai une autre lecture qui me vient, en relisant l’Evangile de ce Lundi Saint, où Marie de Béthanie se permet un geste scandaleux pour honorer Jésus qui va bientôt mourir, et offrir sa vie dans l’indifférence générale :

« Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. »

Écoutons Jésus répondre à Judas, scandalisé, qui juge et condamne cet acte : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

ND de Paris qui brûle, c’est peut-être Dieu qui nous prévient (je n’en sais rien, certains le liront sûrement ainsi), mais c’est peut-être aussi Notre-Dame qui prévient Dieu des flammes de notre monde et de nos misères, collectives, ecclésiales et individuelles, et qui offre sa vie en agréable odeur pour rappeler au Père le sacrifice du Fils, et redire l’Amour infini et miséricordieux d’un Dieu Trinité et Paix pour le monde… Et elle ne pouvait choisir une meilleure semaine puisque les catholiques vivent la Semaine Sainte.

J’ai envie de regarder autrement ce qui semble une catastrophe et un signe de mauvais augure…ça ne l’est peut-être pas ! Comme Marie qui dit à Jésus à Cana : « ils n’ont plus de vin » Hors cette fois-ci, l’Heure de Jésus est là, toute proche…

Ne perdons pas la Foi ni l’Espérance mais « Aimons d’un amour bûlant, aussi brûlant que les cœurs unis de Jésus et de Marie 🤗❤️ !!! »

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Développement personnel

L’amour d’un père

Me voici à nouveau parmi vous après un long silence, et pour causes… Deux événements notables sont survenus, tel un tsunami dans ma vie !

Mon mari a choisi de quitter la maison le 2 janvier dernier pour habiter seul et prendre du recul, pour un mois plus tard m’annoncer que cette séparation était définitive et que tout était fini entre nous.

Au final c’est moi qui ai déménagé depuis quelques jours dans une nouvelle demeure, lui laissant avant qu’elle soit vendue, notre maison commune, où nos trois enfants, tous jeunes adultes, ont encore leurs marques et leurs chambres, mêmes s’ils sont les uns et les autres en train de quitter le nid, pour s’extraire du cocon familial et déployer leurs propres ailes afin de s’envoler vers leurs propres horizons de leurs vies.

Mais là n’est pas le propos de mon article, et je ne m’étendrai pas plus sur ce sujet, encore trop récent et difficile pour moi.

Ce que j’ai à cœur de vous partager c’est qu’au milieu de tous ces bouleversements intérieurs et extérieurs, plutôt bien douloureux pour mon coeur et mon ego blesssés, je vis aussi de très belles choses et reçois de magnifiques cadeaux.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir dans la vie, et je le découvre de plus en plus. Tout est équilibre et perfection, et chaque événement -quelle que soit sa teneur parfois catastrophique et incompréhensible, révoltante même- comporte quelque part en lui une source de bonheur et d’enrichissement, de progression vers plus de foi (confiance) et d’humanité, vers plus d’amour, et vers une meilleure version de soi et du monde autour de soi.

Évidemment, comme le souligne David Laroche -dont je suis le parcours en ligne « Entrainé pour réussir », qui soit dit en passant est un merveilleux cadeau dans ma vie, surtout en cette période houleuse que je traverse- l’aspect positif d’une situation n’est pas forcément évident, et il faut s’entrainer à élargir son regard dans le temps et l’espace pour en trouver le (et bien souvent les) cadeau(x) caché(s), que ce soit dans l’instant présent, mais aussi dans la durée.

Tout ce qu’il nous est donné de vivre, et qui parfois paraît un cadeau empoisonné, contribue à qui nous sommes et à qui nous devenons. Et de toute situation un bien peut sortir.

Évidemment on ne souhaite pas la situation douloureuse et elle n’est certainement pas à rechercher, voire à s’infliger ou à infliger à d’autres, mais la vie se charge de nous offrir son lot de tourments et d’injustices. Et bizarrement, comme tout est équilibre des forces, toute tristesse amène sa joie, et toute déchirure amène sa consolation.

C’est cette consolation et ce réconfort du cœur que j’ai envie de vous partager aujourd’hui.

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’ai un père (si si je vous assure !) et qui plus est, un papa formidable (et je le découvre à nouveau après en avoir un peu douté!).

L’histoire entre lui et moi n’est pas simple, mais quelle relation parent-enfant l’est ?

Nous avons chacun notre passé et notre sensibilité, et nous partageons en commun de nombreuses choses (les chiens ne font pas des chats comme je l’ai toujours entendu dire 😉), notamment ce sentiment d’indignité à être et cette difficulté à se sentir légitime.

Un jour mon père m’a exprimé qu’il s’est toujours senti un père indigne et démissionnaire, et d’ailleurs il ne signait jamais ses lettres avec « papa », mais écrivait son prénom ou son surnom à la fin de tous les courriers ou messages qu’il m’envoyait. Jusqu’à ce que je lui dise qu’il était mon père et que j’avais besoin qu’il me le montre de manière tangible en signant « papa ». Ce qu’il ne manque jamais de faire depuis.

Pourtant, j’ai toujours eu du mal à me sentir aimée de lui, en particulier depuis cet évènement incompréhensible, inexplicable et très difficile à accepter (pour moi comme pour lui évidemment), que fut la mort brutale de ma mère à l’âge de 36 ans, l’année de mes onze ans.

Un traumatisme dans nos vies, qui fut long et douloureux à accueillir puis à accepter (mais peut-on jamais l’accepter totalement ? C’est un chemin qui n’a pas de fin quelque part), et que nous avons traversé tant bien que mal, chacun avec nos limites et nos possibles.

En tant qu’adolescente et même en tant qu’adulte, j’ai eu du mal à me détacher de mon papa, dont je ressentais la souffrance intérieure, en lien avec une enfance difficile et un veuvage précoce, tellement injuste et douloureux.

Et j’ai aussi je crois, rendu impossible son remariage (même si au final c’est son choix et sa responsabilité), tant j’ai souffert de la mort de ma mère, et qu’il était inconcevable pour moi de la « remplacer » par qui que ce soit, tant par une mère sur terre que par une mère au ciel. Je ne supportais pas qu’on me dise que si ma mère de la terre n’était plus là je pouvais choisir la Sainte Vierge pour Mère (et d’ailleurs cette dernière est à mon coeur, d’abord une sœur et une amie, ma sœur en humanité, avant que d’être ma mère, même si elle l’est devenue aussi par la suite).

Comme je viens de le dire, j’ai toujours eu de la difficulté à prendre de la distance vis à vis de mon père, notamment au travers de la nécessaire colère (et de tous les griefs qu’on y associe), pour se détacher et se différencier de ses parents, afin de devenir l’être unique et adulte, et donc capable d’autonomie, que nous sommes tous et toutes invités à être.

Comment être en colère contre un père qui souffre d’avoir perdu sa femme, et qui plus est, perd ses deux parents l’un après l’autre dans les cinq ans qui ont suivis…?

C’était beaucoup de culpabilité pour moi de regarder mon papa de manière objective, en accueillant ses défauts autant que ses qualités. Il me semblait injuste de regarder ses limites et ses failles, et de les lui renvoyer, même si elles me faisaient souffrir et semblaient me porter préjudice (parce qu’en réalité elles sont aussi la raison de qui je suis aujourd’hui, et ont contribué à me faire croître en courage et en combativité, en autonomie aussi)

J’ai toujours ressenti ce rôle inversé en moi, où il me fallait être le parent de mon père, et où je m’interdisais d’être une fille en colère. Et pourtant Dieu sait qu’elle me traversait la colère, une bouillonnante colère même, dont certains ont fait les frais, moi la première en réalité.

Mais être en colère contre mon père ou en désaccord profond avec lui…hou là là, impossible !!!

J’avais trop l’impression de ne plus l’aimer et de lui rajouter une souffrance supplémentaire, et je finissais par porter moi cette souffrance que je refusais de lui infliger.

Mais j’ai compris avec le temps et au travers de mes différentes expériences de vie, qu’on ne peut épargner à l’autre tout désagrément, ni le protéger de toute souffrance. L’important étant de faire (et de vivre) ce qui est nécessaire à notre propre croissance (et qui contribue autant à la mienne autant qu’à la sienne). Je le réalise jour après jour, au travers de mes enfants, en étant parent moi-même -ou plutôt en le devenant grâce à eux, au fil de leur croissance dirais-je.

Pour faire court (lol!), je dirais qu’une de mes blessures (qui a aussi contribuée à développer une certaine force en moi), est que mon père s’est plus rapproché et occupé de mon frère (de deux ans et demi plus jeune que moi, et qui avait donc 9 ans au décès de notre maman), et qu’il m’a avoué un jour, que comme moi j’avais la foi, il pensait que je souffrais moins de la mort de ma mère que mon frère, et que j’avais donc moins besoin de son soutien et de sa présence.

Là aussi, pas simple quand on aime son frère et son père, de ne pas ressentir de culpabilité à se sentir jalouse et en colère d’une attention dont on est privée, sans en comprendre la raison, avec évidemment l’interprétation que « si je suis moins aimée dans les actes je suis moins aimée tout court, et que si je suis moins aimée (voire pas véritablement), c’est que je ne le vaux pas et que je ne le mérite pas … »

Et là la boucle est bouclée, et comme mon papa je me sens indigne et illégitime !

Voyez le contexte de ma vie, et toutes les croyances avec lesquelles je me suis construite, certaines étant un véritable handicap, et ayant peut-être (sûrement) contribuées aux difficultés de ma vie de couple et à cette séparation qui se dirige actuellement vers un divorce.

Mais voilà, au travers de cette séparation douloureuse, je découvre et redécouvre l’amour de mon père, et l’après-midi que j’ai passé hier avec lui en a été un magnifique témoignage.

Tout d’abord, lundi dernier il est venu m’aider à déménager, et n’a pas eu peur de monter et descendre les escaliers en portant moults cartons avec un diable (je me demande bien pourquoi un outil si utile et précieux s’appelle ainsi 😉). Et ce malgré des ennuis cardiaques récents ayant conduit à une dilatation artérielle avec stents. Évidemment je ne l’aurais pas laissé prendre des risques inutiles, et le médecin que je suis savais que son coeur ne risquait rien, et que cet exercice de rééducation était même peut-être bienvenu !(🥴). Mais j’ai été touchée par son investissement à m’aider à déménager, ce d’autant que nous n’étions que 3 dans l’affaire pour mes nombreuses affaires !!!

Et là j’ai commencé à prendre conscience de manière tangible que j’avais du prix aux yeux de mon papa, et à me sentir aimée de lui.

Mais la plus grosse prise de conscience, (associée à une immense gratitude) s’est faite ce lundi 1er avril. Et concernant mon papa qui est féru de pêche, voire complètement mordu (!) la date est symbolique. Et ce n’est pas un poisson d’avril que j’ai reçu, mais une vraie démonstration d’amour parental et une vraie joie d’un défi commun partagé entre un père et sa fille 😍.

Pour améliorer ma nouvelle maison (pourtant déjà très au top !), j’ai acheté un buffet de cuisine, et comme vous vous en doutez, j’ai demandé à mon papa -qui me propose sans cesse son aide et son soutien en ce moment-, de venir m’aider à le chercher au dépôt du magasin et à le monter.

J’avais déjà senti au téléphone sa joie cachée de venir m’aider à monter un meuble (nous connaissons tous les différents sketches de ce genre de moments épiques 😁), mais en le voyant arriver j’ai eu un coup au coeur et quelques scrupules à avoir fait appel à lui….

Ce d’autant que mon mari lui, a toujours été fan de légos et de notices improbables, et s’empresse toujours de monter les meubles avec un plaisir de gosse inégalé, et par force de l’expérience, avec beaucoup de talents et de compétences en la matière !

Alors quel contraste de voir mon père arriver en trainant la patte (pour de vrai, il boitait à cause d’un début de goutte, mais n’a pas voulu prendre d’antidouleur évidemment, têtu comme une mule !).

Et à peine arrivés à la maison, alors que je réglais un problème de cumulus avec mon propriétaire, ne voilà-t-il pas qu’il s’assoit dans le fauteuil après avoir monté les cartons, pas du tout motivé pour la suite, et qu’il me dit : « j’ai un coup de barre et une de ces envies de dormir… »

Et moi dans le même temps j’avais un œil sur la notice qui me disait : temps de montage = 3h pour 2 personnes 😩😩😩

Ce ne sont pas 3h que nous avons mis, mais quasiment 6 🥴🤪

Et sur la fin (vers la 5eme heure je dirais !) quand j’ai vu les portes des placards de guingois qui ne voulaient pas se fermer correctement malgré tous les régalages possibles et imaginables, j’avoue que j’ai eu un moment de découragement, ce d’autant que plusieurs fois pendant le montage, j’ai senti mon papa un peu à cran, très peu emballé et pas du tout optimiste, se plaignant de son dos à maintes reprises !

Seulement voilà, avec la ténacité (l’obstination dirais-je !), la patience et l’amour dont nous sommes capables lui et moi, nous avons réussi ce défi du montage de meuble 💪🏼, et ce défi de l’évitement du pétage de boulons et de la prise de bec 😅

Et en me réveillant au beau milieu de la nuit tout à l’heure, je me suis dis que j’avais tord de regretter le nombre d’euros mis dans ce meuble (alors que nous avons mascagné des heures et galéré comme des malades à le monter…), parce ce que ce j’ai découvert de l’amour de mon père pour moi, qui a surmonté ses douleurs et sa mauvaise humeur pendant tout ce temps à m’aider, n’a pas de prix !!!

Je suis très fière de ce que nous avons réussi ensemble, chacun contribuant par ses compétences propres (et par chance complémentaires !) à un super résultat final 🤩

 

Et je ne parle pas que du meuble, mais aussi de ce qui s’est construit et reconstruit entre nous, en moi, et qui me donne envie de vous dire, comme je le ressentais quand j’étais petite fille, avec les yeux brillants d’admiration et de gratitude : « le plus fort, c’est mon père !!!! »

« Je t’aime Papa ❤️ »

« Merci d’exister et d’être là, merci de m’aimer et de faire de moi une fille aimée, et de ce fait, une femme plus épanouie et mieux dans sa vie 😊 🥰 »

Elisabeth Cécile

 

 

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Marcher pour la Vie ?

« Les droits de l’homme commencent dès l’origine » nous dit la banderole, et ce défilé de pancartes et slogans m’invite à me poser ces questions : La vie est-elle un droit à prendre et à défendre ? La vie n’est-elle pas d’abord un cadeau immérité à recevoir et à donner, un don mystérieux et insaisissable, indéfinissable ?

Besoin de réagir à cette « marche pour la vie » que certains effectuent chaque année. Avec un tel titre, difficile de ne pas cautionner et de ne pas aller défiler, et pourtant il y a comme un mensonge et une trahison, puisque les participants manifestent « pour » en étant d’abord « contre » : contre l’avortement, contre l’euthanasie, contre la PMA, contre la liberté des uns au nom du droit des autres (ce qui si l’on regarde bien est une équation insoluble du point de vue de la raison).

Au final ce n’est pas une marche « pour la vie », mais une marche pour les « extrêmes de la vie », afin de défendre une certaine vision de la vie humaine, « de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ».

Et c’est là que, personnellement, je trouve dommageable cette marche « pour la vie », car si l’on manifeste pour « l’extrême de la vie », on ne peut qu’attiser en retour « l’extrême de la mort »…

C’est mathématique et physique, les contraires s’attirent en vue de s’équilibrer, en une escalade symétrique.

Face à une frontière rigide, un mur sans porte que l’on érige pour interdire tout passage, et ce quelle que soit la situation, comment ne pas avoir envie de tout faire exploser pour contrer l’injustice de cette privation de liberté et de cette violente rigidité ?

Si l’on met un mur devant mes yeux, comment ne pas avoir envie de le franchir pour aller voir ce qui ce cache derrière, ce que l’on souhaite me cacher, ou ce contre quoi on prétend me protéger ?

C’est cela que je trouve triste et non ajusté… il y a une telle rigidité et imperméabilité dans la prise de position de ces défenseurs de la vie, que cela favorise l’extrême inverse et le développement d’arguments excessifs « pour l’avortement » et « pour l’euthanasie », nous faisant parfois aboutir à « tout est permis » en vu de contrer un « tout est interdit » ; ceci au nom de droits et de libertés, réelles et légitimes d’ailleurs, tant d’un côté que de l’autre ; et même voulus par Dieu lui-même puisque qu’Il nous crée libre de faire nos expériences, bonnes ou mauvaises, sans jamais nous retirer son Amour.

Alors comment comprendre que des hommes et des femmes, se revendiquant de Dieu lui-même, s’octroient le droit de décider où commence et où finit la vie, où commence le bien et où finit le mal, et ce de manière rigide, arbitraire et dictatoriale ?

N’est-ce pas se mettre au-dessus de Dieu et être plus royaliste que le roi ?

Et au lieu de réfléchir et de se demander comment honorer la vie dans son ensemble, et déterminer quelle est l’attitude la plus juste (ou la moins mauvaise) dans telle ou telle situation, on se retrouve obnubilé par le mur que d’autres ont érigé à notre place et qui vient titiller notre ego plutôt qu’éclairer notre conscience et notre âme.

Dieu créateur ne nous laisse-t-il pas libre de nos choix, de nos actes, et ce sans nous condamner, tout en restant à nos côtés lorsque nous sommes confrontés aux inévitables conséquences de ces mêmes actes ?

Cette vie et ces droits que nous défendons becs et ongles, avons nous conscience qu’ils ne sont qu’éphémères, qu’un passage relativement bref sur cette terre ?

Je trouve toujours surprenant que des chrétiens qui normalement croient à la résurrection des morts et à la vie éternelle, à un royaume qui n’est pas de ce monde, s’obstinent et s’acharnent à défendre une conception de la vie humaine, comme si cette vie se réduisait à nos corps mortels et à ce que nous en voyons ou percevons.

La Vie et l’Amour, c’est tellement plus qu’un embryon ou qu’un corps au bout du rouleau, même si, je le crois moi aussi, cette Vie et cet Amour créateur les traversent aussi.

Mais faut-il pour autant, au nom de cette Vie et cet Amour, en venir à haïr nos ennemis, à ne plus reconnaître en l’autre différent un frère et un ami, un tout proche en essence divine et en humanité ?

C’est cela qui me rend triste dans cette marche qui se dit « pour la vie » : la fracture qu’elle érige entre nous, nous invitant à la combler d’un mur d’incompréhension, de haine et de violence, au nom même de l’Amour et de la Vie.

Si nous allons tous au bout de nos droits et de nos libertés, au bouts des droits et des libertés de ceux des autres, en revendiquant de les appliquer et qu’ils soient respectés, nous ne pouvons au final que tous nous entretuer.

L’Amour c’est aussi accepter de ne pas revendiquer ses droits légitimes, accepter d’exercer sa liberté autrement, en accueillant l’autre tel qu’il est, même quand cela va à l’encontre de mes valeurs, et même de « La Vérité », tout comme Jésus-Christ l’a fait en acceptant de mourir sur une croix, bafoué et humilié, en prononçant ces mots : « Père, pardonne-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Aller jusqu’à l’extrême de l’Amour, qui ne l’oublions pas suscite aussi en retour, non pas la haine qui n’est que de l’amour en colère, mais l’extrême indifférence, souvent bien difficile à accueillir pour notre petit moi en mal de reconnaissance …

La VIE à laquelle Dieu nous invite et dont Il veut nous combler, la Paix et l’Amour qu’il nous invite à recevoir et à donner, à construire et à partager, me semble assez éloignée de ces petits combats « pour » ou « contre » que nous menons les uns et les autres, les uns à la place des autres, les uns contre les autres…

Jésus dit: « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 34-35).

Merci de m’avoir lue

Elisabeth Cécile

Crédit photo de l’article :

GEOFFROY VAN DER HASSELT VIA GETTY IMAGES

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2019, un an tout neuf 🤗

Je nous souhaite à tous et toutes une belle année 2019 !

Un an tout neuf,

Comme une promesse de vie, de paix, de joie et d’amour,

Au milieu de nos éventuelles nuits.

Une promesse de vie qui transperce et brise

Nos carapaces de tristesses et de solitudes,

de peurs et de certitudes…

Sans jamais oublier que si le grain tombé en terre ne meure,

Il ne peut porter du fruit !

En se souvenant que pour devenir papillon,

La chenille doit quitter son cocon !

N’ayons pas peur de ce qui nous bouscule et nous transforme,

Nous échappe et nous met à nu,

nous laissant pauvre, fragile et impuissant…

Car tel est l’enfant qui vient de naître et s’ouvre à une vie nouvelle !

Rien ne dure éternellement…

L’enfant deviendra un adulte puissant,

Pour finalement finir en vieillard chancelant et dépendant,

À l’image d’un nouveau-né sur lequel il faut toujours veiller !

Comme pour nous dire que rien n’est jamais acquis,

Et que tout est toujours à découvrir,

À recevoir et à donner,

Puis encore à recevoir…

La vie est mouvement !

Un va-et-vient permanent,

De fleurissements en flétrissements,

De mûrissements en putritude,

De décrépitudes en nouvelles germinations et floraisons.

Et là où l’eau se tarit d’un sommet,

Elle jaillit en torrent d’un autre côté,

Au rythme des saisons de chacun,

Dans le grand jardin de l’univers,

Au coeur du visible et de l’invisible,

Dans flot des mots qui parfois sont nos maux,

Mais surtout dans l’indicible de tout ce qui vit !

Alors, quelles que soient nos saisons pour 2019, je nous souhaite de les vivre pleinement et intensément 🤗

Paix et Bien à vous

Elisabeth Cécile

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Développement personnel, Méditation Poésie Réflexion, Photos

Gratitude automnale ou grogne sociale ?!

Il y a des moments dans une vie plus faciles que d’autres, et en cette période où la lumière s’amenuise au fur et à mesure que nous nous avançons lentement et doucement vers l’hiver, je me sens plutôt triste et fatiguée, découragée et perdue, un peu désorientée.

Tant de choses qui faisaient sens pour moi (dans mon métier, ma vie de catholique et de citoyenne, dans ma famille) perdent leurs couleurs d’origine, se fissurent et se craquellent, et s’en vont une à une, balayées par le vent, comme les feuilles au vent d’automne. Et je me sens de plus en plus vulnérable de cette progressive mise à nue, même si le dépouillement se fait en douceur, bien différemment des tempêtes passées. Lire la suite

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Addictologie

Novembre : nouveau mois, nouveau défi santé !!!

Ici en France c’est le « Moi(s) sans Tabac » (3ème édition seulement) et plusieurs se lancent dans l’aventure, aidé(e)s ou non par des collègues à moi.

Ne travaillant pas cette année, j’ai quand même envie de m’associer à l’aventure, histoire de booster l’affaire et de participer à cette belle énergie 💪🏼

Ne fumant pas (je ne peux avoir tous les vices, et puis c’est plus crédible en étant tabacologue 😅) j’ai décidé de relever le défi sur ma drogue à moi -la nourriture- en choisissant de nourrir mon corps d’une autre manière : au lieu de craquer sur les crèmes desserts, je choisis de nourrir chaque jour mes pieds et mon visage (enfin dans l’autre sens plutôt !) en les hydratants de bonnes et odorantes crèmes parfumées, car j’avais un peu lâché l’affaire avec l’été 🤗

Et vous, c’est quoi vos défis ??!!

Elisabeth Cécile

Ps. Faudrait savoir, Novembre c’est Santé (Sans Thé!) ou sans Tabac ?! 😅

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