Méditation Poésie Réflexion, religion

Qui cherche trouve… et qui a trouvé ne peut que témoigner !!!

Aviez-vous déjà remarqué que la gloire éclatante de Jésus se révèle à nos yeux d’êtres humains que dans l’intimité, dans la solitude ou en petit comité ? Et ce après une longue recherche ou une rude ascension ?

La gloire éclatante signifie, dans ce que j’en ai expérimenté, une lumière intérieure intense, pleine de vie mais forte de douceur, n’écrasant pas celui qui la regarde et qui remplit d’un amour, d’une paix et d’une joie qui débordent de tendresse et de gratitude pour toute la création et toutes les créatures. Mais on ne la perçoit en général que de courts instants, et bien souvent au bout d’un long chemin.

C’est le cas pour Marie-Madeleine qui cherchait désespérément le corps de son Seigneur et maître, c’est le cas des disciples d’Emmaüs qui cherchaient à comprendre pourquoi Jésus était mort alors qu’ils étaient persuadés qu’il était le messie attendu, venu délivrer Israël. C’est le cas de la samaritaine qui cherchait un amour qui ne tarit pas mais ne le trouvait en aucun homme.

Dans l’évangile de ce jour ou nous fêtons la Transfiguration, les trois apôtres Pierre, Jacques et Jean, ne semblent pas en recherche, cependant ils ont répondu oui à l’appel de Jésus, ils sont engagés comme disciples, et sont donc, en recherche de l’enseignement de leur maître.

En réponse à leur quête, Jésus les invite à l’écart, et après une rude ascension, Dieu lui-même leur révèle la gloire de Jésus-Christ « Celui-ci est mon Fils Bien-aimé : écoutez-le ! »

Mais si on lit la deuxième épître de Pierre, qui lui était présent sur le mont Thabor, voilà ce que Dieu aurait réellement dit d’après Pierre : « Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. »

J’ai l’impression que cette petite nuance de récit entre celui qui rapporte les faits par ouï-dire et celui qui les a vu de ses propre yeux fait toute la différence !

Dans l’évangile de Marc l’accent me semble mis sur l’importance d’écouter Jesus car il est Fils bien-aimé du Père, mais avant tout Fils de Dieu. Et pour cela, il faut l’écoutez ! Annonce qui me parait être plus théorique et fait appel à la raison. De plus l’Evangile finit sur une injonction à taire cette révélation glorieuse de Jésus, jusqu’à un événement dont les disciples ne comprennent pas la signification. Alors ils observent scrupuleusement le silence, tout en s’interrogeant entre eux.

Il me paraît intéressant de lire le témoignage que Pierre fait, non seulement après cette fameuse résurrection, mais aussi après avoir été rempli d’Esprit Saint à la Pentecôte. Un témoignage que lui aussi ne fait pas sur la place publique mais comme une confidence et un testament écrit à ses bien-aimés (dont nous sommes). Là encore, comme si Dieu ne pouvait se donner à connaître que dans une transmission de proximité et d’amitié.

« Bien-aimés, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.

Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie.

Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte.

Et ainsi se confirme pour nous la parole prophétique ; vous faites bien de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans un lieu obscur jusqu’à ce que paraisse le jour et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. »

L’apôtre Pierre semble nous exprimer autre chose que l’évangile de Marc, et insiste surtout sur la fierté du Père qui met toute sa gloire et sa joie en Jésus, son Fils bien-aimé. C’est en observant cela de ses propres yeux que se révèle à Pierre la grandeur de Jésus.

Le témoignage qu’il en donne me semble avoir une force que ne possède pas le récit de Marc.

On retrouve chez Pierre le même élan que celui de la samaritaine qui court vers ceux de son village et s’exclame toute impressionnée : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ! ».

Le même élan que celui des disciples d’Emmaüs et de Marie-Madeleine qui, remplis d’émotion et de joie, courent annoncer la bonne nouvelle aux onze.

Je crois que la fête de la transfiguration nous invite à trois choses essentielles :

1) Cherchons Jésus sans relâche, seul ou en petit groupe, sachant que si notre coeur n’est pas brûlant de l’annoncer c’est, je crois, que nous n’avons pas encore vu et contemplé sa gloire.

Hors il désire la révéler à chacun et chacune de nous. Donc ne cessons jamais de chercher à rencontrer la personne glorieuse qu’est Jésus-Christ, en étant attentifs aux appels à le suivre à l’écart qu’il nous lance. Et n’ayons pas peur de gravir la colline !

Ensuite une fois que nous l’avons trouvé, ayons conscience que Christ est bien ressuscité et vivant au milieu de nous, et que plus rien ne peut nous empêcher de témoigner de ce que nous avons vu et entendu.

2) Ne cherchons pas à faire des phrases ou des discours compliqués, en embellissant la réalité ou en lui faisant dire ce que nous souhaiterions transmettre, racontons simplement ce que nous avons cherché dans l’intimité sans relâche comme une lumière dans la nuit, jusqu’à ce que la splendeur du matin de Pâques se révèle à nos cœurs.

3) attirons à l’écart les personnes à qui nous aimerions faire connaître la splendeur du Christ, et transmettons leur notre témoignage dans une relation de proximité et d’amitié, comme Dieu fait avec nous.

Sachez que moi j’ai mis très longtemps à accueillir Jésus ressuscité et vivant dans ma vie. Soit je pleurais sur mon malheur et souffrait à côté de Lui sur la croix , désespérée par la mort ; soit je râlais de ce qu’il n’avait pas rempli ses promesses de délivrance et de bonheur… et encore moins à la manière dont moi je le souhaite et l’imagine !

Et comme cela fait longtemps que je fonctionne ainsi, même si j’ai vraiment expérimenté un souffle puissant de résurrection qui a changé mon regard, je dois encore travailler changer mes vieilles habitudes, et à l’accueillir jusque dans mes racines profondes qui se nourrissent toujours de souvenirs douloureux et mortifères, afin que tout mon être soit revigoré.

Alors courage : qui cherche trouve, et Dieu se laisse trouver. Il nous aime trop pour se cacher indéfiniment à notre regard et ne pas vouloir que tout notre être soit transfiguré, à l’image de celui de Jésus sur le Thabor.

Et il dit de chacun avec fierté « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j’ai toute ma joie », et de chacune avec tout autant de fierté « Celle-là est ma fille bien-aimée en qui j’ai toute ma joie. » Alléluia !

Elisabeth Cecile

Nb. L’image illustrant mon propos est une icône peinte à la main que vous pouvez trouver à cette adresse : https://sites.google.com/site/sainteimage/icone-de-la-transfiguration

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